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mercredi 28 août 2013

Anne-Marie et le camping en tente

Je fais du camping depuis que j'ai moins d'un an. Donc prendre une douche dans une douche publique à 25 ¢, devoir marcher 300 m pour aller aux toilettes, devoir éviter de toucher à des toiles quand il pleut, effrayer les ratons-laveurs, je suis habituée.

Mais je n'avais encore jamais dormi plus de deux nuits d'affilée dans une tente. Quand on était petites, mes parents avaient une tente-roulotte. Quand j'ai eu 14 ans, ils se sont acheté un motorisé. Sans parler que je n'avais jamais dormi plus de deux nuits en camping sans mes parents. Donc j'ai beau avoir observé mon père préparer nos emplacements de camping depuis plus de vingt ans, l'avoir aidé à installer des trucs... ben c'est différent quand on est seul.

En fait, je n'étais pas seule. J'étais avec Jean-François. Mais disons que mon expérience du camping est un peu plus élaborée que la sienne. Donc j'avais pas mal le rôle de m'assurer que tout allait bien se dérouler. J'ai fait des listes des semaines d'avance pour ne pas oublier quoi apporter : tire-bouchon, outils, nappe, attaches à nappe, un balai et un porte-poussière... tous ces trucs auquel on ne penserait pas instinctivement. Heureusement, lui sait s'occuper des feux et de transporter le matériel lourd. À deux, nous avons donc passé une semaine assez réussie au point de vue du camping.

Mais j'en ressors avec plusieurs constatations post-premier-camping-d'adulte :

1) Les sites en sable, c'est ben cute parce que c'est sur le bord de l'eau, mais on les regrette en s'il vous plaît quand vient le temps de se glisser dans des draps remplis de grains de sable.

2) Devoir secouer des trucs remplis de sable post-pluie, c'est à peu près la pire sensation du monde.

3) Peu importe ce qu'on n'en dit, je ne vois vraiment pas l'intérêt de camper sans matelas gonflable. Ça coûte 29,99 $ au Canadian Tire (plus 14,99 $ pour une pompe à pied) et ça rend l'expérience de camping TELLEMENT meilleure.

4) Les tentes-cuisine sont la huitième merveille du monde.

5) Du vent qui pogne violemment dans une toile bleue pendant la nuit, ça peut mener aux pleurs.

6) J'ai une peur presque phobique qu'un raton-laveur vienne déchirer ma tente.

7) On se met vraiment beaucoup trop rapidement à vivre au rythme du soleil sans électricité.

8) Il est possible de modifier les règles de tout jeu de carte pour pouvoir jouer uniquement à deux.

9) On s'améliore vraiment rapidement au crib en l'absence d'électricité.

10) Du vin, ça accompagne magnifiquement tout.

11) On devient hyper efficace sur la cuisson et sur la préparation des repas avec une poêle au butane.

12) La glace, ça fond vite.

13) Une lune, ça éclaire en tabarnouche.

14) Je suis vraiment douée pour faire des noeuds... et les défaire.

15) Un sac de glace ne vaut PAS 5 $, Sépaq.

16) Mauvaise idée de mettre une douzaine d'oeufs dans du carton directement dans la glace qui fond.

17) Il est humainement possible de prendre une douche de 3 minutes à l'eau bouillante.

18) Le linge, ça sèche vraiment vite sur une corde à linge au lieu d'une salle de lavage.

19) C'est vraiment super satisfaisant de s'être fait chier à installer une toile bleue même s'il annonçait super beau... et que finalement il pleut.

20) Les chauves-souris sont les choses les plus sournoises et subtiles que cette terre ait portées.

21) Apparemment qu'on peut croiser un vison au beau milieu de la forêt.

22) Les rivières ont des marées.

23) On s'ennuie vraiment de Wikipédia quand on veut savoir exactement ce qui distingue un fjord et une anse. Et si ce qu'on a vu, c'était vraiment un vison, ou si c'était pas une martre ou une loutre.

24) Il est possible qu'une tente cuisine parte au vent même si elle est attachée. Il est aussi possible qu'elle fasse une grafigne sur la voiture. Tout ça est possible.

25) Il n'est pas inhabituel de devoir sortir d'urgence en pleine nuit, à moitié habillée, parce que le vent s'est levé et que finalement, la toile, y'aurait fallu l'attacher.

Malgré tout, Jean-François et moi, on kicke des culs en matière de camping réussi.

mardi 23 avril 2013

Un abonnement absolument normal au gym

Tel que promis.

Je n'ai même pas COMMENCÉ à m'entraîner que je me rends déjà compte à quel point tout ça est d'une tristesse.

Donc, je suis allée m'abonner.

Le tout a finalement pris presque une heure trente, parce que j'ai décidé de confier l'intégral de ma vie et de mes problèmes à la fille qui s'occupait de mon inscription. En fait, j'ai décidé d'être tout à fait honnête et d'être tout à fait honnête avec moi, à savoir : je déteste et je détesterai toujours toute forme d'exercice physique (à quelques exceptions près). Si la vie veut me donner tort, qu'elle le fasse! Ça me fera plaisir.

Faut bien les divertir.

Exemple :

Q : Éprouves-tu parfois des douleurs thoraciques?
R : Oui, mais d'un autre côté, je suis hypocondriaque, alors je pense que c'est juste dans ma tête. De toute façon, vous avez un défibrillateur.

Q : Qu'est-ce qui t'a motivé à soudainement te réabonner?
R : Mon chum s'en vient habiter avec moi, alors je vais pouvoir faire cette dépense mensuelle sans angoisser pour mes finances. Qui plus est, plus personne ne veut m'accompagner à l'aquaforme.

Q : Est-ce que vous avez beaucoup de motivation à perdre du poids?
R : Pas réellement. Je veux faire de l'exercice pour pouvoir continuer à manger sans me sentir mal.

Q : Est-ce que les cours de groupe t'aideraient à te motiver?
R : Pas vraiment. Chaque fois que je suis dans un cours de cardio, je compte les minutes avant de partir.

Q : Est-ce que rencontrer un entraîneur une fois par mois t'aiderait à te motiver?
R : C'est 95 $ par mois, alors non, ça ferait l'effet contraire.

Q : Mais, habituellement, quand on paie, ça nous motive, non?
R : Pas moi. L'argent a moins d'importance pour moi que de pouvoir rester chez moi à lire et à regarder la télévision. Et en plus, socialiser me démotiverait. Je préfère être seule avec mon livre et ma musique.

Q : Aimes-tu te dépasser?
R : Pas physiquement. À chaque fois, ça me donne partout et je m'imagine que je suis en train de mourir. Alors ça me stresse pendant trois jours et ça annule pas mal tous les effets d'un entraînement. Vaut mieux y aller molo.

Q : Es-tu prête à venir trois fois par semaine?
R : Non.

Tout ça a fini avec elle qui me proposait d'aller voir un hypnotiseur pour mes problèmes d'hypocondrie. Elle m'a dit que je répondrais probablement très bien à l'hypnose. Je lui ai dit que je suis allée voir deux fois Messmer en spectacle et que je n'ai jamais passé même proche de réagir à ses expériences d'hypnose.

Bref, ce fut mon abonnement. Je rencontre un entraîneur la semaine prochaine.

Oh et j'oublie la meilleure partie :

Q : Mais attends, qu'est-ce que tu fais chez Croix Bleue Medavie?
R : Je suis traductrice.
Elle : Oh! Je comprends, maintenant. Je trouvais aussi, que tu semblais vraiment créative et drôle pour travailler en assurance.

(LOL)

Je lui ai tout de même certifié que c'était une fausse conception et que les actuaires étaient en fait des personnes fort divertissantes.

Voilà.

Je serai bonne (c'est-à-dire que je me rendrai au bout de mon abonnement).

Mais je chiâlerai sur mon blogue. Désolée d'avance.

lundi 11 février 2013

La lampe et la paresse

Donc, l'histoire remonte déjà à quelques semaines, mais ce n'est qu'aujourd'hui que je me dis qu'elle irait franchement sur mon très cher blogue (que je délaisse lâchement, mille excuses).

Donc il y a déjà plusieurs mois, j'avais débranché un de mes lampes de chevet pour brancher mon imprimante (attendez, je vous jure, ça s'en va vers quelque part de pathétique). J'étais censée rebrancher la lampe, mais je ne l'ai jamais fait. Alors, Jean-François n'avait jamais droit à sa propre lampe (triste). Semaine après semaine, on a oublié de la rebrancher à répétition. À un moment donné, on a commencé à s'attacher au manque de lumière. Bref, on n'a jamais rebranché la lampe.

Il y a trois semaines, un exterminateur est venu dans le bloc pour faire un traitement préventif pour l'été (apparemment). Je suis revenue chez moi le soir et, pour une raison quelconque, on a encore essayé d'allumer la lampe (ça nous arrive souvent d'oublier qu'elle est débranchée). Et bien, croyez-le ou non, l'exterminateur l'avait rebranchée après avoir bougé mon lit.

Dans le même ordre d'idée, cette semaine, un AUTRE exterminateur est venu (cette fois pour une souris... d'ailleurs, je crois que j'ai entendu un grattement tantôt, donc je ne pense pas qu'il soit très doué...). J'arrive chez moi et je vois que le balai est sorti et qu'il y a un tas de poussière au beau milieu de la cuisine. Je suis intriguée et je me demande pourquoi l'exterminateur a bien pu passer le balai à un seul endroit et laisser un tas de poussière ensuite.

Finalement, je m'aperçois que la bouilloire n'est plus sur le poêle. Je comprends donc qu'il a probablement tiré le poêle et s'est dit qu'il pouvait bien en profiter pour passer le balai (comme on ne tire grosso modo jamais un poêle dans sa vie).

Morale de cette histoire : ma paresse est fortement récompensée.

C'est très mauvais pour mes habitudes de vie.

mardi 8 janvier 2013

Faisons le compte

Donc.
Faisons le compte.
En 2009, je me suis fait voler mon ordinateur portable après six mois d’amour et de soins.
En 2011, je me suis fait voler mon appareil photo après très exactement deux mois de possession.
Et en 2013, j’ai oublié ma liseuse électronique dans un Tim Hortons… pour ne plus jamais la revoir, après deux semaines.
Je n’ai pas hâte à 2015.