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mardi 23 novembre 2010

Doux novembre

Après deux mois de débat intérieur, j'ai finalement décidé d'arrêter mon choix sur Anne of Green Gables pour faire mon travail de session en traduction littéraire. Le travail consistera en une analyse et une traduction commentée d'un extrait provenant d'une oeuvre de notre choix. Très excitant, aucun doute là-dessus, mais assez difficile vu la vastitude de romans, de poèmes et de tout écrit littéraire qui s'offraient à nous.
Pourtant, j'aurais dû choisir avant, mais j'ai hésité, j'ai cherché quelque chose de plus poussé et complexe à traduire. Dès qu'il nous a parlé de ce projet, j'ai tout de suite pensé à Anne. Je connais son histoire depuis mon tout jeune âge, quand mes parents nous faisaient écouter la minisérie avec Megan Follows (excellente, d'ailleurs, si je peux me permettre). Puis lorsque j'avais 9 ans, nous sommes allés à l'Île-du-Prince-Édouard où nous avons visité la célèbre maison aux pignons verts. Derrière la maison, il y avait un petit sentier qui s'aventurait parmi arbres, buissons et ruisseaux pour nous décrire la vie de l'auteure, Lucy Maud Montgommery. Naïve comme je l'étais alors, je pensais sincèrement qu'elle avait écrit ses romans alors qu'elle était enfant... toutes les photos qu'on voyait d'elle la représentaient alors qu'elle était encore jeune fille. Ça m'a pris plusieurs années avant de comprendre que ce n'était qu'un choix étrange de la part des éditeurs de ses romans de mettre une photo d'elle jeune... peut-être pour nous rapprocher de son personnage, Anne.
Oh bref. Je n'ai jamais été aussi impressionnée de toute ma vie qu'en visitant cette demeure. Pas de blague. Peut-être était-ce parce que j'avais 9 ans. À cet âge-là, on est facilement impressionnable. Mais je n'ai pas beaucoup changé, un rien m'enchante.
À 15 ans, je me suis décidée (finalement) à lire les huit tomes qui constituent la série des Anne. C'est avec Anne que je suis tombée amoureuse de la poésie. Ce personnage me fascine plus que tout. Poétique, mélodramatique à fond (et rajoutez-en!) et horriblement orgueilleuse (elle a tout de même détesté Gilbert Blythe pendant cinq ans parce qu'il avait insulté ses cheveux roux lors de leur première rencontre... à 11 ans). Bref, je ne cesserai jamais de faire ses éloges. Je l'adore.
Et voilà pourquoi j'ai décidé de choisir ce roman. Et j'ai choisi le premier parce que c'est le meilleur.
Me reste encore à choisir l'extrait. Mais bon.
Je feuillette ma belle édition de « Anne of Green Gables ». Si je me souviens bien, je l'ai achetée dans une petite boutique de livres usagés en Caroline du Nord, pour un modique 3,50 $. J'ai acheté au même moment « Persuasion » et « Northanger Abbey » de Jane Austen. Bref, dans la page de garde du roman, il y a d'écrit : « Margaret Milligan, 1957 at Christmas ». Selon l'écriture, je dirais que Margaret devait avoir environ douze ou treize ans. Vous imaginez cette petite fille américaine des années 50 qui a reçu ce livre tout vert? Et cinquante ans plus tard, elle le vendait dans une boutique de livres usagés parce qu'elle déménage (ne sait-on pas?) dans le sous-sol de son fils aîné suite à la mort de son mari (atteint d'un cancer de la prostate). Oui, c'est inventé, mais c'est fort probable, non?

Bon, allez, sujets plus cocasses. Mon père a acheté un « poush-poush » à l'odeur de sapin. Et il se plaît à passer dans le salon et nous carabiner le nez de bouffées de sapin. Pas drôle du tout. Ça lui rappelle son enfance. Pour l'instant, nous on va mourir étouffées. C'est certain.

J'ai commencé à prendre des cours de zumba, une espèce de danse aérobique avec mouvements de danses latines. J'adore. Ça nous permet de nous trimousser par-ci par-là. Et une section du cours est dédiée à la danse africaine. J'aime la danse africaine, on peut faire des mouvements de bras vraiment trop exagérés et secouer les fesses comme des folles furieuses. Je vous laisse visualiser.

Je suis allée voir Harry Potter (le film et non la personne... ce qui serait un peu plus complexe, voire impossible) aujourd'hui. Je suis officiellement tombée amoureuse de Ron. C'est dit.

Sur ce, je vous l'annonce : j'ai hâte qu'il neige. Pas pour aller skier, comme plusieurs, mais juste pour regarder la neige et la sentir craquer sous mes pieds quand je marche. J'adore ça. J'adore l'hiver. On en a eu un aperçu agace cette fin de semaine en allant couper des sapins chez Michel (à Sainte-Angèle, pays nordique et très perdu au fond de la Mauricie... à vingt minutes de Saint-Élie-de-Caxton, tiens) pour décorer notre cour.

Bonne nuit! Et je vais essayer de cesser de cesser d'écrire. Oui. J'ai même pas d'excuse pertinente. Ma vie est toujours aussi pathétique alors ce n'est même pas comme si je n'avais pas de matériel à exploiter.

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