C'est samedi matin. Le printemps a oublié que l'hiver n'est pas encore terminé. Ça sent l'asphalte et la neige qui fond. Le talon de mes souliers s'amuse à déraper sur la gravelle que la fonte laisse sur les trottoirs. Vous savez, un de ces matins comme ça, où l'air frais est bon. Je marche sur Papineau, en direction du métro Fabre. Même si je suis chargée comme une mule, j'apprécie la marche.
Je suis dans le métro, absorbée dans ma troisième relecture des Filles de Caleb (ça faisait cinq ans... J'AI LE DROIT... même si depuis j'ai vu quatre fois la télésérie *tousse, tousse*). Le métro s'arrête à la station Mont-Royal. Le métro dans la direction inverse est aussi arrêté dans la station. Une petite fille de deux ou trois ans regarde fixement, au travers de la vitre, mon livre. Je relève la tête et je l'aperçois, je lui souris. Ses cheveux bruns sont coupés au carré et ses grands yeux bleus d'enfant sont complètement fascinés. Elle sourit à son tour et m'envoie la main. Je la salue à mon tour et elle éclate de rire. Le métro repart et me laisse comme ça, le sourire au coeur.
Il y a de ces petits moments comme ça qui me font vraiment apprécier la vie et les samedis matin.
Une description parfois un peu exagérée, mais toujours tout à fait véridique, des événements plus que passionnants de mon existence. Tenez-vous bien. Vous pourriez pleurer de pitié envers ma personne.
samedi 18 février 2012
dimanche 12 février 2012
La petite histoire de Monsieur Jambe
Donc, pour ceux qui n'auraient pas remarqué mon mur Facebook rempli de photos d'amis à moitié nus, je vous le donne dans le mille : nous avons organisé un concours Monsieur Jambe.
En fait, il y a une histoire derrière tout ça. Et c'est en partie à cause de ça que nous avons tant ri.
Tout remonte à l'été dernier, alors que j'étais en stage à L-3 Communications. Je travaillais avec Martine et Kathy, deux traductrices qui avaient étudié vingt ans avant moi à l'Université de Montréal et qui, comme moi, faisaient partie de l'association étudiante. Un bon jour, alors que je traduisais nonchalamment une liste de 25 000 pages d'abréviations (il y a PEUT-ÊTRE exagération ici, pour ceux qui aiment comprendre de façon trop littérale tout ce que j'écris), Martine vient me voir à mon bureau, s'accoude et me lance un sourire de conspiratrice. Je cesse donc de taper, je prends une gorgée de thé parce que je sens qu'elle va me raconter quelque chose d'intéressant et puis elle me dit : « J'avais oublié de ta raconter qu'en 1991, on a organisé un concours de Monsieur Jambe et que le gagnant était Maurizio Fanucchi ». Maurizio est en fait un de mes enseignants à l'Université. Donc j'ai éclaté de rire. Puis elle repart. Et bien sûr, je m'empresse d'envoyer un courriel à Kathy, Stéphanie et Étienne pour leur apprendre la nouvelle (faut assumer notre côté potineux dans la vie).
Étienne s'empresse donc de proposer qu'on recrée l'évènement. Un peu à la blague.
Mais ce qui était une bonne blague s'est en fait concrétisé. Faut jamais lancer une idée à la blague en Traduction. L'humour des traducteurs est trop louche pour laisser filer une idée pareille. Donc vendredi dernier, j'ai « animé » la deuxième édition de Monsieur Jambe, c'est-à-dire, grosso modo, faire taire ceux qui criaient « FREEDOM » chaque fois que je parlais (on ne peut vraiment plus se déguiser en William Wallace sans que ça nous colle à la peau, non mais). J'aurais vraiment dû devenir professeure au secondaire.
Maurizio et Martine étaient présents (Martine était impressionnée par la quantité d'hommes qui étudiaient maintenant en traduction... personne ne me croit JAMAIS quand je leur dis qu'il y a plein d'hommes qui s'intéressent au métier. Maurizio, lui, a gentiment payé une tournée de bières aux participants pour leur insuffler un peu de courage). Vraiment une soirée terriblement étrange, mais légendaire.
En fait, point de vue participants, ça a assez bien fonctionné : ils étaient huit. Bref, juste assez pour avoir un éventail intéressant de différences pour satisfaire tous les goûts. Mais le plus étonnant, c'est qu'il n'y avait pas TANT de filles qui se sont déplacées. Vraiment, les filles de nos jours ne savent plus s'amuser.
Et puis, il y a eu ce moment TELLEMENT hilarant quand la sécurité est arrivée au beau milieu du concours pour vérifier que nous n'étions pas en train de mettre le bordel dans l'Université... et que Jean-François a dû courir de derrière les panneaux où étaient les participants... en remontant ses pantalons. La face des deux agents... ça n'avait pas de prix. On est certainement devenus un potin dans le centre de sécurité de l'Université. C'est plus drôle comme ça.
Donc, la première ronde était composée de huit gars. La deuxième était différente. Les volontaires devaient se RASER (et dire que ce n'était même pas une idée proposée par une femme...). Ils ont donc été quatre (Jean-François, Frank, Étienne et Stéphane) à s'y lancer. Quarante-cinq minutes plus tard, ils étaient doux comme du duvet de caneton (ils ont passé le reste de la soirée à se flatter les mollets) et à nous demander d'y toucher pour vérifier (notre vie est difficile).
Le grand gagnant a été Jean-François (personne n'est vraiment étonné). Mais de vraiment pas beaucoup.
Voilà donc comment un potin de bureau s'est transformé en une soirée pour financer notre bal de finissants.
Et puis, certaines personnes ont dit que c'était du sexisme de ne faire participer que les hommes. Je pense qu'en fait, ce n'est qu'une douce revanche. Une revanche sur la mode masculine actuelle des shorts au genou. Tout le monde vante tout le temps la beauté des abdominaux, des pectoraux et des biceps. La jambe d'homme est vraiment sous-estimée. Nous avons remédié à cela.
Longue vie à nos activités farfelues!
samedi 4 février 2012
Hymne à la musique
Il fait si beau qu'il m'est à peu près impossible de ne pas écrire un petit quelque chose. N'y a-t-il rien de mieux que ces matins de fin de semaine où on a l'impression que la vie n'attend que d'être comblée de petits bonheurs? Certes, si on regarde la neige pendant plus qu'une demi-seconde, ce matin, on se brûle la rétine, mais j'ai toujours adoré ces matinées d'hiver ensoleillées.
Et puis, j'écoute du Depeche Mode, un des seuls groupes dont j'aime à peu près toutes les chansons. Habituellement, je suis plutôt du genre à aimer des chansons, non des groupes. Je suis donc infiniment heureuse de l'existence des téléchargements sur Internet : je ne suis plus obligée d'aller acheter des albums complets que je n'écouterai jamais en entier (oh triste réalité de ma jeunesse). Et puis, cela me permet plus facilement de prendre de bonnes habitudes (c'est-à-dire, payer pour ma musique). Ce qu'il faut savoir, c'est que j'adore la musique et, même si tout le monde (ou à peu près) trouve que j'ai des goûts plus que douteux, je peux vous assurer que la musique n'est pas une mince affaire pour moi.
Même si je suis probablement la pire musicienne de tous les temps (j'ai réussi à passer mes cours de musique au primaire en faisant semblant de jouer de la flûte à bec... sinon, ça faussait trop. Et puis on ne parlera même pas de mes dons de chant), j'adore ÉCOUTER la musique... et danser dessus, par ailleurs. Toutes les chansons que je mets sur mon MP3, je les ai d'abord écoutées, réécoutées, puis choisies. Chaque chanson qui va sur mon MP3 m'arrache un sourire à la première écoute. Et certaines me font toujours frissonner, après plus d'un an ou deux d'écoute en boucle. Elles n'ont pas nécessairement un solo de guitare électrique particulièrement bien joué, ni un grain de voix profond et vibrant... la musique, c'est tomber amoureux chaque jour de nouvelles notes. On ne peut pas expliquer pourquoi, on sait que ce n'est pas « objectivement » bon, mais on ne peut rien y faire : notre âme vibre, que ce soit Donna Summer, Coldplay, Shakira, Pink Floyd, Michel Fugain, Robert Charlebois ou Marie-Denise Pelletier.
Dans la vie, j'ai beaucoup d'amis qui se définissent par leur style musical, c'est-à-dire qu'ils aiment un seul style, à la folie. Depuis toujours, j'ai navigué parmi les styles sans aucun préjugé. Je passe sans honte de la pop américaine au métal irlandais, de la musique classique au country. Et je ne vois pas pourquoi je devrais me conformer à un seul style (sérieusement, faut arrêter de me demander quel style de musique j'aime, je ne sais jamais quoi répondre).
J'ai d'ailleurs commencé à faire quelques playlists sur mon MP3, pour satisfaire mes amis et parents.
Une liste « papa » quand je voyage avec lui : de la musique dance surtout, du hip-hop rien de francophone, un peu de Cindy Lauper, de The Box et de Johnny Halliday sur les bords.
Une liste « maman » pour quand je vais prendre le train avec elle : rien qui ne ressemble à du rock ou à du métal, beaucoup de musique francophone (surtout les vieux classiques), pas trop de rythme, sauf si les Black Eye Peas.
Une liste « Gaspésie » pour quand j'ai voyagé avec Marie-Lou : presque exclusivement de la musique québécoise en ajoutant quelques chansons de musique pop par-ci par-là, et du Mika, bien sûr, du Mika.
Une liste « Intense », pour mes amis avec trop de critères musicaux et pour quand j'ai envie d'arrêter de réfléchir : de la musique métal, du rock et tous leurs dérivés.
La musique représente bien les gens. Mon père est quelqu'un de très enjoué et de manifestement quétaine; ma mère est aussi quétaine (voyez d'où je viens), mais elle est beaucoup plus sentimentale; Marie-Lou est très authentique.
Moi, je n'ai jamais de style déterminé, dans aucun domaine de ma vie, que ce soit les films (je n'arrive toujours pas à déterminer si mon film préféré est Braveheart, Bridget Jones' Diary ou Titanic), les vêtements, la musique ou les amis. Je pense que je préfère ça comme ça. C'est à la fois plus simple et plus compliqué, juste parfait pour garder un peu de piquant à ma vie.
Et puis, j'écoute du Depeche Mode, un des seuls groupes dont j'aime à peu près toutes les chansons. Habituellement, je suis plutôt du genre à aimer des chansons, non des groupes. Je suis donc infiniment heureuse de l'existence des téléchargements sur Internet : je ne suis plus obligée d'aller acheter des albums complets que je n'écouterai jamais en entier (oh triste réalité de ma jeunesse). Et puis, cela me permet plus facilement de prendre de bonnes habitudes (c'est-à-dire, payer pour ma musique). Ce qu'il faut savoir, c'est que j'adore la musique et, même si tout le monde (ou à peu près) trouve que j'ai des goûts plus que douteux, je peux vous assurer que la musique n'est pas une mince affaire pour moi.
Même si je suis probablement la pire musicienne de tous les temps (j'ai réussi à passer mes cours de musique au primaire en faisant semblant de jouer de la flûte à bec... sinon, ça faussait trop. Et puis on ne parlera même pas de mes dons de chant), j'adore ÉCOUTER la musique... et danser dessus, par ailleurs. Toutes les chansons que je mets sur mon MP3, je les ai d'abord écoutées, réécoutées, puis choisies. Chaque chanson qui va sur mon MP3 m'arrache un sourire à la première écoute. Et certaines me font toujours frissonner, après plus d'un an ou deux d'écoute en boucle. Elles n'ont pas nécessairement un solo de guitare électrique particulièrement bien joué, ni un grain de voix profond et vibrant... la musique, c'est tomber amoureux chaque jour de nouvelles notes. On ne peut pas expliquer pourquoi, on sait que ce n'est pas « objectivement » bon, mais on ne peut rien y faire : notre âme vibre, que ce soit Donna Summer, Coldplay, Shakira, Pink Floyd, Michel Fugain, Robert Charlebois ou Marie-Denise Pelletier.
Dans la vie, j'ai beaucoup d'amis qui se définissent par leur style musical, c'est-à-dire qu'ils aiment un seul style, à la folie. Depuis toujours, j'ai navigué parmi les styles sans aucun préjugé. Je passe sans honte de la pop américaine au métal irlandais, de la musique classique au country. Et je ne vois pas pourquoi je devrais me conformer à un seul style (sérieusement, faut arrêter de me demander quel style de musique j'aime, je ne sais jamais quoi répondre).
J'ai d'ailleurs commencé à faire quelques playlists sur mon MP3, pour satisfaire mes amis et parents.
Une liste « papa » quand je voyage avec lui : de la musique dance surtout, du hip-hop rien de francophone, un peu de Cindy Lauper, de The Box et de Johnny Halliday sur les bords.
Une liste « maman » pour quand je vais prendre le train avec elle : rien qui ne ressemble à du rock ou à du métal, beaucoup de musique francophone (surtout les vieux classiques), pas trop de rythme, sauf si les Black Eye Peas.
Une liste « Gaspésie » pour quand j'ai voyagé avec Marie-Lou : presque exclusivement de la musique québécoise en ajoutant quelques chansons de musique pop par-ci par-là, et du Mika, bien sûr, du Mika.
Une liste « Intense », pour mes amis avec trop de critères musicaux et pour quand j'ai envie d'arrêter de réfléchir : de la musique métal, du rock et tous leurs dérivés.
La musique représente bien les gens. Mon père est quelqu'un de très enjoué et de manifestement quétaine; ma mère est aussi quétaine (voyez d'où je viens), mais elle est beaucoup plus sentimentale; Marie-Lou est très authentique.
Moi, je n'ai jamais de style déterminé, dans aucun domaine de ma vie, que ce soit les films (je n'arrive toujours pas à déterminer si mon film préféré est Braveheart, Bridget Jones' Diary ou Titanic), les vêtements, la musique ou les amis. Je pense que je préfère ça comme ça. C'est à la fois plus simple et plus compliqué, juste parfait pour garder un peu de piquant à ma vie.
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