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lundi 25 juillet 2011

Je suis une grosse patate lâche, prise 2

Nous sommes en train de manger au travail, Martine, Monique et moi.

- Je ne sais pas trop pourquoi j'ai mal aux côtes, déclare Martine. Je n'ai pourtant rien fait.

- Oh, ça me fait la même chose, moi de rétorquer.

- Tu as fait quelque chose pour que ça fasse mal?

Je ris.

- Oh, je pense que c'est d'être restée assise trop longtemps dans un sofa.

Martine éclate de rire pendant un bon dix mille ans.

Ce n'était malheureusement pas une blague.

Au moins, c'était pour lire un roman... mais puisque ledit roman était à peu près aussi constructif que l'émission Desperate Housewives (je parle ici en toute liberté, je n'ai vu que deux épisodes), je n'ai aucun mérite.

Je vais finir obèse, je vous le dit.

(J'espère que vous avez ici noté le lien amusant avec l'expression « Couch Potato ». Merci bien.)

dimanche 24 juillet 2011

Fail de Vieux-Port typiquement anne-marien.

Hier matin, j'étais cordialement invitée (je m'étais évidemment invitée moi-même) à prendre un thé avec Jimmy au Vieux-Port, où son bateau est amarré pour la semaine.

Alors voilà. Joie joie joie, je me stationne sur la rue Gosford, juste à côté de la place Jacques-Cartier. Je pars de la voiture, je déambule gaiement parmi les touristiques, les guides qui demandent en anglais si quelqu'un sait à quelle date Montréal a été fondée, les vendeurs ambulants, les artistes qui dessinent des caricatures des passants et les nombreux kiosques de nourriture.

La journée est magnifique et le port est tout ensoleillé. J'envie soudainement les touristes de découvrir l'endroit pour la première fois de leur vie. Et puis se promener ici, c'est toujours joyeux : tout le monde est en vacances et est heureux. Personne n'est stressé ou soucieux. Les gens pointent des points au loin en souriant, d'autres prennent des photos, d'autres encore passaient des commentaires dans toutes les langues sur la mignonitude de l'endroit. Je comprenais l'anglais, le français de France, l'espagnol, l'italien... mais je dois avouer que je n'aurais pas pu dire si les Asiatiques trouvaient l'endroit beau ou non. Leurs intonations me mystifient encore.

Alors voilà, j'arrive finalement aux quais, je descends, je demande à la grille de me rendre au « bateau de M. Milette » puis j'atteints enfin le bateau climatisé (béni soit-il). Aussitôt les bises échangées, je fige.

- AH MERDE, m'exclame-je, MON PARCOMÈTRE. JE NE L'AI PAS PAYÉ.

Évidemment.

- Tu m'accompagnes? moi de demander.
- Non, je vais terminer d'aplatir mes cheveux pendant ce temps.

Évidemment.

Alors je repars à la course, robe et cheveux dans le vent. La scène peut paraître romantique (au sens large) vue comme ça, mais en fait, ça s'approchait beaucoup plus du lamentable. Surtout lorsqu'il fait plus de 30 °C dehors. Alors je reziguezage entre les touristes souriants, qui soudain me regardent tous en se demandant sûrement qui est cette personne stressée parmi tous ces vacanciers.

Je peux vous garantir que courir un kilomètre en montant la place Jacques-Cartier, en robe et en sandales, ce n'est pas la joie.

Et là, que n'entends-je pas?

- Anne-Marie!?

Évidemment.

C'étaient les parents de Jimmy et leurs amis, assis sur une charmante terrasse. Je ralentis, ruisselante et complètement essoufflée et leur cris que je reviens, que j'ai oublié de payer mon parcomètre.

Je pense qu'ils ont trouvé la vision très drôle.

Alors finalement.

J'arrive sur la rue Gosford et qu'est-ce que je ne vois pas sur le coin en train de tourner? Une voiture de police. J'accélère le pas et je cours, carte de crédit à la main jusqu'au parcomètre.

J'étais donc à 30 secondes d'avoir une amende.

Pas besoin de dire qu'en revenant au bateau, j'ai dû passer un bon dix minutes (et une bouteille d'eau glacée) devant l'air climatisé avant de pouvoir prendre le thé promis.

Voilà. C'est tout. Un autre grand classique de vie.
 

jeudi 14 juillet 2011

Baaaaaaaaaaaack (but not in black)

Doux Jésus. Ça fait un bon mille siècles que je n'ai pas écrit sur ce blogue. À mes 3-4 fans là-bas (« Là-bas! Y'a des tempêtes et des naufrages! Libre continent sans grillage! » -- Jean-Jacques Goldman), eh bien me voilà DE RETOUR! Pour de bon (dis-je à chaque fois).

C'est ce qui arrive quand ma vie devient trop enlevant.

(...)

BLAGUE. Non, en fait, c'est que j'ai fait la connaissance de Micheal Scofield, séduisant ingénieur d'une trentaine d'années. Avant de vous exciter le poil des jambes, sachez que c'est (malheureusement) le personnage principal de Prison Break. Dieu que cette émission rend accro. Je vous jure, mon sommeil en prend toute une débarque (rien à voir avec le fait que je vais voir la représentation d'Harry Potter à minuit ce soir et que je travaille à 8 h 30 demain matin, naaaaaan). Heureusement, mon engouement commence à diminuer et je peux recommencer à avoir des activités plus intellectuellement stimulantes (mais toujours aussi peu physiquement stimulantes... sauf peut-être mon expédition de spéléologique dimanche prochain... mais ça c'est pour une autre fois). J'exclue évidemment ici mes sessions de tricot de foulards infinis (ma grand-mère ne m'a toujours pas appris à terminer un foulard.... et je l'ai commencé il y a maintenant six ans. Ouais.).

Alors, donc. Les évènements « marquants » du jour :

1) Je me demande on est quelle date, je lève les yeux, je vois un drapeau géant français accroché au plafond et un collègue passer avec un chandail où il est écrit en gros : « FRANCE ». J'écris sur ma fiche terminologique « 14 juillet » en souriant.

2) Je me suis simili foulé l'index gauche en tapant. Sérieusement. C'est encore sensible. Je ne comprends pas trop (les risques du métier). Ce qui a mené à cette citation tout à fait pertinente de, roulement de tambour, moi-même écrite à Kathy (dans nos très fameux échanges de courriels) : « Si William Wallace s'est fait castrer pour l'Écosse, je peux bien me fouler un doigt pour la langue française ». Chacun ses combats, les amis.

C'EST TOUT.

:D