Suivre annemariecoutu sur Twitter

dimanche 12 février 2012

La petite histoire de Monsieur Jambe

Donc, pour ceux qui n'auraient pas remarqué mon mur Facebook rempli de photos d'amis à moitié nus, je vous le donne dans le mille : nous avons organisé un concours Monsieur Jambe.

En fait, il y a une histoire derrière tout ça. Et c'est en partie à cause de ça que nous avons tant ri.

Tout remonte à l'été dernier, alors que j'étais en stage à L-3 Communications. Je travaillais avec Martine et Kathy, deux traductrices qui avaient étudié vingt ans avant moi à l'Université de Montréal et qui, comme moi, faisaient partie de l'association étudiante. Un bon jour, alors que je traduisais nonchalamment une liste de 25 000 pages d'abréviations (il y a PEUT-ÊTRE exagération ici, pour ceux qui aiment comprendre de façon trop littérale tout ce que j'écris), Martine vient me voir à mon bureau, s'accoude et me lance un sourire de conspiratrice. Je cesse donc de taper, je prends une gorgée de thé parce que je sens qu'elle va me raconter quelque chose d'intéressant et puis elle me dit : « J'avais oublié de ta raconter qu'en 1991, on a organisé un concours de Monsieur Jambe et que le gagnant était Maurizio Fanucchi ». Maurizio est en fait un de mes enseignants à l'Université. Donc j'ai éclaté de rire. Puis elle repart. Et bien sûr, je m'empresse d'envoyer un courriel à Kathy, Stéphanie et Étienne pour leur apprendre la nouvelle (faut assumer notre côté potineux dans la vie).

Étienne s'empresse donc de proposer qu'on recrée l'évènement. Un peu à la blague.

Mais ce qui était une bonne blague s'est en fait concrétisé. Faut jamais lancer une idée à la blague en Traduction. L'humour des traducteurs est trop louche pour laisser filer une idée pareille. Donc vendredi dernier, j'ai « animé » la deuxième édition de Monsieur Jambe, c'est-à-dire, grosso modo, faire taire ceux qui criaient « FREEDOM » chaque fois que je parlais (on ne peut vraiment plus se déguiser en William Wallace sans que ça nous colle à la peau, non mais). J'aurais vraiment dû devenir professeure au secondaire. 

Maurizio et Martine étaient présents (Martine était impressionnée par la quantité d'hommes qui étudiaient maintenant en traduction... personne ne me croit JAMAIS quand je leur dis qu'il y a plein d'hommes qui s'intéressent au métier. Maurizio, lui, a gentiment payé une tournée de bières aux participants pour leur insuffler un peu de courage). Vraiment une soirée terriblement étrange, mais légendaire.

En fait, point de vue participants, ça a assez bien fonctionné : ils étaient huit. Bref, juste assez pour avoir un éventail intéressant de différences pour satisfaire tous les goûts. Mais le plus étonnant, c'est qu'il n'y avait pas TANT de filles qui se sont déplacées. Vraiment, les filles de nos jours ne savent plus s'amuser.

Et puis, il y a eu ce moment TELLEMENT hilarant quand la sécurité est arrivée au beau milieu du concours pour vérifier que nous n'étions pas en train de mettre le bordel dans l'Université... et que Jean-François a dû courir de derrière les panneaux où étaient les participants... en remontant ses pantalons. La face des deux agents... ça n'avait pas de prix. On est certainement devenus un potin dans le centre de sécurité de l'Université. C'est plus drôle comme ça.

Donc, la première ronde était composée de huit gars. La deuxième était différente. Les volontaires devaient se RASER (et dire que ce n'était même pas une idée proposée par une femme...). Ils ont donc été quatre (Jean-François, Frank, Étienne et Stéphane) à s'y lancer. Quarante-cinq minutes plus tard, ils étaient doux comme du duvet de caneton (ils ont passé le reste de la soirée à se flatter les mollets) et à nous demander d'y toucher pour vérifier (notre vie est difficile). 

Le grand gagnant a été Jean-François (personne n'est vraiment étonné). Mais de vraiment pas beaucoup.

Voilà donc comment un potin de bureau s'est transformé en une soirée pour financer notre bal de finissants.

Et puis, certaines personnes ont dit que c'était du sexisme de ne faire participer que les hommes. Je pense qu'en fait, ce n'est qu'une douce revanche. Une revanche sur la mode masculine actuelle des shorts au genou. Tout le monde vante tout le temps la beauté des abdominaux, des pectoraux et des biceps. La jambe d'homme est vraiment sous-estimée. Nous avons remédié à cela. 

Longue vie à nos activités farfelues! 

1 commentaire:

  1. En tant que matante officielle, je n'ai pu qu'apprécier tant de chair fraîche (gloussements). Quand j'ai mis les photos sur mon mur, les encore-plus-matante-que-moi se sont mises à baver.

    Très belle soirée, vous avez une belle gang (surtout d'hommes)!

    RépondreSupprimer