Vient octobre et avec lui, la rentrée universitaire...
...sans moi.
La première rentrée que je manque en 17 ans. Dix-sept ans d'une vie à étudier, c'est quand même pas rien quand on y pense une seconde. Dix-sept ans qui m'en ont fait voir de toutes les couleurs, qui m'ont fait passer par toutes les gammes d'émotion, de l'extrême fierté au désespoir le plus total.
Et puis maintenant, c'est fini. Bien fini. Si je me fie à tout adulte qui se respecte, je devrais bientôt trouver que mes années d'étude, c'était la belle époque. Là où la vie était « simple » (vraiment, si ma vie est plus compliquée que mes deux années dans le DEC intégré, tant par la complexité des études que par les drames qu'on y a vécut, je ne sais pas ce que je vais devenir, mais bon, je ne voudrais pas contester la majorité des adultes).
Toute ma vie consciente, je me suis décrite comme « étudiante ».
Ça fait à peine six mois que ma vie universitaire s'est terminée (j'élimine le mois septembre, car à mes yeux, ce n'était plus vraiment une vie universitaire, mais du simple apprentissage sans aucune ambiance étudiante digne de ce nom). Pourtant, j'ai l'impression qu'une vie entière s'est déroulée depuis. Une grève étudiante historique, un mois en France, un premier emploi officiel, un premier appartement, un premier chum... Est-ce qu'il existe une crise de la vingtaine? Parce que si oui, je suis la candidate parfaite.
Et puis voilà, vendredi prochain, y'a le premier 4 @ minuit de la session. J'irai y faire un tour, parce que j'y ai encore plein d'amis. Mais maintenant, je devrai payer ma propre bière. Maintenant, la moitié des visages me seront inconnus. Maintenant, j'aurai l'air « vieille » aux yeux des premières années. Maintenant, je ne suis plus étudiante.
Et déjà, je suis un peu nostalgique.
Juste parce que je suis nostalgique de nature.
Parce que Dieu sait que la vie s'annonce amusante...
Juste pour contredire le titre de mon blogue.

Je fais un retour aux études cette année... En fait, j'entre à l'université après une pause de 3 ans (vive les prêts et bourses à payer!) et pendant ces trois ans, j'ai été nostalgique de la vie étudiante... je crois fermement que la crise de la vingtaine, ça se peut. Bon.
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