Alors ouais.
Ces temps-ci, mon père et mon beau-frère, à mon grand dam, écoutent sans arrêt des films d'action à trop grand budget sur les effets spéciaux et pas assez de budget sur le scénario. Je sais, je sais, j'ai vécu toute ma vie dans une bulle sans hommes et que des filles dans la maison, alors le choc est grand. Surtout qu'ils écoutent juste les versions doublées en français. J'veux pas paraître critique et snob, mais disons que le budget de ces films ne passe pas vraiment dans la traduction...
Si ce n'était que ça.
Mais là en plus, de l'autre côté, il y a ma mère et mes soeurs qui suivent fidèlement (du genre, en plein milieu du souper, elles coupent toute discussion pour ouvrir la télévision) Occupation double. Elles disent qu'elles l'écoutent pour rire des participants. Mais faut quand même toujours arriver chez nous à temps le dimanche soir pour ne pas manquer OD. Je ne fais jamais tant de cérémonies pour me payer la tête des gens. Tant qu'à écouter des trucs insipides, vaut mieux écouter des téléséries... au moins ils ont souvent des bonnes trames sonores. Au début, Occupation double présentait un certain intérêt... probablement parce que j'avais treize ans et qu'à la même époque j'écoutais Macaroni Tout Garni à défaut d'avoir le câble.
Et ce n'est pas tout.
La saison du hockey vient de commencer. Donc la moitié de mes amis ne répondent plus à l'appel au nom d'un bout de caoutchouc noir. J'ai essayé... j'ai fait des efforts pour me joindre à la fièvre hockeyeuse du Québec. Question de pas lever les yeux au ciel chaque fois que j'entends des noms russes. Mais y'a rien à faire. Je suis allée voir des parties dans des bars avec des ailes de poulet, je l'ai écouté à la maison avec des amis, je suis allé voir du hockey à l'aréna (certes pas les Canadiens, mais bon)... Nan. Rien à faire. Je me mets toujours à fixer le vide après les cinq premières minutes.
Mais alors, où est-ce que je me situe, moi? Mes discussions « culturelles » se trouvent fort limitées ces temps-ci. Je continue donc à lire des articles Wikipédia sur des articles au hasard dans l'espoir irrationnel que quelqu'un aura une envie soudaine de parler Mary Stuart, de Babel, de la Sagrada Familia, de la monarchie belge ou du panneau d'annonce de ralentisseur de type dos-d'âne en France (ceci est un véritable article Wikipédia... et très long, en plus).
Mais ne vous méprenez pas. Je ne suis pas hipster. Je ne suis pas assez cool, ni n'ai assez d'attitude. Vraiment, faut pas se méprendre.
Une description parfois un peu exagérée, mais toujours tout à fait véridique, des événements plus que passionnants de mon existence. Tenez-vous bien. Vous pourriez pleurer de pitié envers ma personne.
lundi 26 septembre 2011
jeudi 22 septembre 2011
Pénible retour aux "bonnes habitudes"
Bon, alors dans l'année, il y a deux moments officiels pour les bonnes résolutions : le 1er janvier et le 1er septembre, c'est-à-dire, la rentrée scolaire. Bien sûr, on se dit que cette année, nous allons écouter dans nos cours, prendre des notes de cours claires et complètes, faire tous nos devoirs, lire tous nos recueils de textes et surtout, ne pas toujours être à la dernière minute. La bonne blague. Mais aussi avec toute cette petite brochette d'intentions impossibles (sincèrement, la procrastination gère l'entièreté de ma vie), il y a aussi cette sempiternelle volonté à se remettre en forme (je renouvelle cette résolution à chaque saison).
Alors bon. Pleine de bonne volonté, je me décide à aller au CEPSUM aujourd'hui pour aller nager (une action que je regrette à peu près à chaque coup, en me rendant compte que mon maillot de natation est sincèrement très affreux). Finalement, le lamentable arriva après 25 minutes de nage (à la vitesse d'une mamie d'une centaine d'années) : le tout a fini avec des crampes dans chaque pied et une dans le mollet gauche.
En espérant que ma séance de la semaine prochaine aille mieux. Cette fois j'obligerait VÉRITABLEMENT Kathy à venir et nous pourrons nous prélasser beaucoup trop longtemps dans les bains turcs (wout wout) des vestiaires. Faut bien qu'il y ait un point positif à tout ça, pardi!
Alors bon. Pleine de bonne volonté, je me décide à aller au CEPSUM aujourd'hui pour aller nager (une action que je regrette à peu près à chaque coup, en me rendant compte que mon maillot de natation est sincèrement très affreux). Finalement, le lamentable arriva après 25 minutes de nage (à la vitesse d'une mamie d'une centaine d'années) : le tout a fini avec des crampes dans chaque pied et une dans le mollet gauche.
En espérant que ma séance de la semaine prochaine aille mieux. Cette fois j'obligerait VÉRITABLEMENT Kathy à venir et nous pourrons nous prélasser beaucoup trop longtemps dans les bains turcs (wout wout) des vestiaires. Faut bien qu'il y ait un point positif à tout ça, pardi!
lundi 19 septembre 2011
La communication passe mal.
Mon père, hier soir, à la veille de sa fête :
Père : Laurence, est-ce que tu as de l'école demain?
Laurence : Non. Pourquoi?
Père : Est-ce que tu pourrais aller me chercher tard?
Laurence : Euh.... ok... à quelle heure?
Père : Ben quand tu as le temps, là.
Laurence : Hein!?
Père : Ben voyons, tard! Au club vidéo!
Laurence : AH! Thor!!!
L'importance du H anglais est ici démontrée.
Père : Laurence, est-ce que tu as de l'école demain?
Laurence : Non. Pourquoi?
Père : Est-ce que tu pourrais aller me chercher tard?
Laurence : Euh.... ok... à quelle heure?
Père : Ben quand tu as le temps, là.
Laurence : Hein!?
Père : Ben voyons, tard! Au club vidéo!
Laurence : AH! Thor!!!
L'importance du H anglais est ici démontrée.
dimanche 18 septembre 2011
Le club solitaire
Depuis le mois de mai (environ), je fais partie d'un club de lecture. Eh oui. Fondé officiellement par ma chère amie Ève qui a recruté toutes ses amies (et les amis des amies, etc.) amatrices de littérature. Le but de la chose : botter nos derrières de paresseuses littéraires à lire des oeuvres pertinentes et non plus seulement des absurdités comme Twilight (je plaide coupable). Après quelques semaines, on se rencontre, on discute, on débat et, plus important encore, on mange.
Déjà là, je vous entends : « Ooooh boy, des lectures obligatoires par pur plaisir... non mais! ».
Je sais, je sais. Mais tout cela est très stimulant. Grâce à ce club, j'ai jusqu'à présent lu La servante écarlate de Margaret Atwood (question de se familiariser un peu avec les classiques canadiens anglais), Ru de Kim Thuy et Tours et détours de la vilaine fille de Mario Vargas Llosa, détenteur d'un Nobel de la littérature.
Mais tout cela dérape un peu plus.
Habituellement, nous étions une dizaine à chaque rencontre. Nous étions allées ce soir à L'escalier, un petit café-bar sur Saint-Denis qui a des allures très européennes et grano. On aurait dit un ancien appartement, séparé en plusieurs pièces où on trouvait coussins sur le sol, tables basses, chaises dépareillées, tables de toutes les formes, divans, fauteuils... Un véritable charme comme endroit. On y servait de la nourriture principalement végétarienne et quelques groupes de musique s'enchaînaient durant la soirée.
Alors voilà. J'arrive. Puis Sara arrive. Puis Ève arrive. Plus personne d'autre.
Un franc succès. Non seulement nous n'étions que trois pour discuter du roman, mais j'étais avec les deux seules du groupe avec qui j'avais déjà parlé du roman. Et en plus, on avait à peu près le même opinion sur notre cher détenteur du Nobel, c'est-à-dire qu'on s'attendait à un peu plus de sa part. Des personnages plutôt énervants, mais une merveilleuse trame de fond qui va des années 50 des quartiers riches du Pérou aux années 90 de Madrid, en passant par les années 60 de Paris, les années 70 de Londres et les années 80 de Tokyo. On en retient que l'auteur nous a fait beaucoup voyagé et apprendre sur l'histoire du Pérou.
Mais vraiment. Trois pour une rencontre... C'était d'un pathétisme.
Tout a fini avec des discussions absolument hors du contexte littéraire. Au moins cette fois nous n'avons pas dérivé sur les films de Hugh Grant.... Le principal risque d'une rencontre composée uniquement de filles. Croyons-le ou non, on peut alimenter des débats féroces sur Hugh Grant. Avec des arguments tous plus valables les uns que les autres.
Déjà là, je vous entends : « Ooooh boy, des lectures obligatoires par pur plaisir... non mais! ».
Je sais, je sais. Mais tout cela est très stimulant. Grâce à ce club, j'ai jusqu'à présent lu La servante écarlate de Margaret Atwood (question de se familiariser un peu avec les classiques canadiens anglais), Ru de Kim Thuy et Tours et détours de la vilaine fille de Mario Vargas Llosa, détenteur d'un Nobel de la littérature.
Mais tout cela dérape un peu plus.
Habituellement, nous étions une dizaine à chaque rencontre. Nous étions allées ce soir à L'escalier, un petit café-bar sur Saint-Denis qui a des allures très européennes et grano. On aurait dit un ancien appartement, séparé en plusieurs pièces où on trouvait coussins sur le sol, tables basses, chaises dépareillées, tables de toutes les formes, divans, fauteuils... Un véritable charme comme endroit. On y servait de la nourriture principalement végétarienne et quelques groupes de musique s'enchaînaient durant la soirée.
Alors voilà. J'arrive. Puis Sara arrive. Puis Ève arrive. Plus personne d'autre.
Un franc succès. Non seulement nous n'étions que trois pour discuter du roman, mais j'étais avec les deux seules du groupe avec qui j'avais déjà parlé du roman. Et en plus, on avait à peu près le même opinion sur notre cher détenteur du Nobel, c'est-à-dire qu'on s'attendait à un peu plus de sa part. Des personnages plutôt énervants, mais une merveilleuse trame de fond qui va des années 50 des quartiers riches du Pérou aux années 90 de Madrid, en passant par les années 60 de Paris, les années 70 de Londres et les années 80 de Tokyo. On en retient que l'auteur nous a fait beaucoup voyagé et apprendre sur l'histoire du Pérou.
Mais vraiment. Trois pour une rencontre... C'était d'un pathétisme.
Tout a fini avec des discussions absolument hors du contexte littéraire. Au moins cette fois nous n'avons pas dérivé sur les films de Hugh Grant.... Le principal risque d'une rencontre composée uniquement de filles. Croyons-le ou non, on peut alimenter des débats féroces sur Hugh Grant. Avec des arguments tous plus valables les uns que les autres.
mercredi 14 septembre 2011
Un urgent besoin d'écrire
Quand je lis des textes pour mes cours à l'Université, j'ai à peu près toujours un soudain et brûlant désir d'écrire. Écrire n'importe quoi. C'est une envie incontrôlable et extrêmement puissante. Peut-être est-ce le fait de tenir un surligneur. Habituellement, le simple fait de tenir un crayon -- au contraire de ce qu'aurait dit Freud -- me donne de violentes envies d'écriture.
Mais particulièrement quand je lis des textes obligatoires. Soudain, on dirait que je suis inspirée de tout et de rien. Il me prend une subite volonté de décrire une gorgée de thé, la forme d'une jarre à biscuits ou la pourriture d'une vieille grange sur le point de s'effondrer dans un champ. Ou cette petite boîte en métal qui contenait autrefois des caramels des Highlands, mais qui maintenant me sert de boîte à thé. Cette boîte me fascine. Pour une raison qui me dépasse, un côté est en anglais et l'autre... en français (« Délices d'Écosse »). Alors qu'elle vient... ouais, d'Écosse. Comme quoi la loi 101 est plus appliquée au ROYAUME-UNI qu'au Canada (oh the irony).
Je décrirais tout, pour le simple bonheur de décrire. Pour substituer la photographie, le dessin, la peinture, la sculpture. Décrire tout, touuuuut. Je me mets à avoir un souci du détail pas croyable.
De la même façon, il me faut être extrêmement heureuse pour écrire des scènes dramatiques. Allez savoir pourquoi. Quand je suis déprimée, je ne peux pas aligner deux mots cohérents.
Les voies de l'inspiration sont impénétrables.
Mais voilà. C'est pas trop pratique pour mes lectures, tout ça. Parce que chaque fois que me vient cette envie d'écrire, je mets tout de côté sans aucun remord (chose que j'ai particulièrement fait durant mes deux années de cégep, ce qui expliquait peut-être mes notes à peine passables en physique, en chimie et en maths, aka les matières maudites). C'est peut-être mieux ainsi. Chaque fois je me rappelle que la traduction n'est qu'un moyen de gagner ma vie. Ma véritable passion, c'est de créer et d'inventer.
Désolée, Saussure. Certes tes questionnements sur la langue (est-ce l'objet qui vient avant le point de vue ou est-ce le contraire?) sont intéressants... mais lire des expressions telles que « empreinte psychique de ce son » fait s'envoler mon esprit. Il virevolte jusqu'à atteindre son confortable nid littéraire.
Des fois, je rédige des lettres. D'autres fois, j'écris un roman (littéralement). Aujourd'hui, c'était le retour du blogue.
Et Saussure me fait écrire des incohérences.
Je m'en excuse.
Sur cette dérivation plus qu'évidente de mes pensées, je vous souhaite une bonne rentrée scolaire (autant pour ceux qui subissent les devoirs que pour ceux qui râlent dans le trafic de septembre)!
Mais particulièrement quand je lis des textes obligatoires. Soudain, on dirait que je suis inspirée de tout et de rien. Il me prend une subite volonté de décrire une gorgée de thé, la forme d'une jarre à biscuits ou la pourriture d'une vieille grange sur le point de s'effondrer dans un champ. Ou cette petite boîte en métal qui contenait autrefois des caramels des Highlands, mais qui maintenant me sert de boîte à thé. Cette boîte me fascine. Pour une raison qui me dépasse, un côté est en anglais et l'autre... en français (« Délices d'Écosse »). Alors qu'elle vient... ouais, d'Écosse. Comme quoi la loi 101 est plus appliquée au ROYAUME-UNI qu'au Canada (oh the irony).
Je décrirais tout, pour le simple bonheur de décrire. Pour substituer la photographie, le dessin, la peinture, la sculpture. Décrire tout, touuuuut. Je me mets à avoir un souci du détail pas croyable.
De la même façon, il me faut être extrêmement heureuse pour écrire des scènes dramatiques. Allez savoir pourquoi. Quand je suis déprimée, je ne peux pas aligner deux mots cohérents.
Les voies de l'inspiration sont impénétrables.
Mais voilà. C'est pas trop pratique pour mes lectures, tout ça. Parce que chaque fois que me vient cette envie d'écrire, je mets tout de côté sans aucun remord (chose que j'ai particulièrement fait durant mes deux années de cégep, ce qui expliquait peut-être mes notes à peine passables en physique, en chimie et en maths, aka les matières maudites). C'est peut-être mieux ainsi. Chaque fois je me rappelle que la traduction n'est qu'un moyen de gagner ma vie. Ma véritable passion, c'est de créer et d'inventer.
Désolée, Saussure. Certes tes questionnements sur la langue (est-ce l'objet qui vient avant le point de vue ou est-ce le contraire?) sont intéressants... mais lire des expressions telles que « empreinte psychique de ce son » fait s'envoler mon esprit. Il virevolte jusqu'à atteindre son confortable nid littéraire.
Des fois, je rédige des lettres. D'autres fois, j'écris un roman (littéralement). Aujourd'hui, c'était le retour du blogue.
Et Saussure me fait écrire des incohérences.
Je m'en excuse.
Sur cette dérivation plus qu'évidente de mes pensées, je vous souhaite une bonne rentrée scolaire (autant pour ceux qui subissent les devoirs que pour ceux qui râlent dans le trafic de septembre)!
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