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dimanche 18 septembre 2011

Le club solitaire

Depuis le mois de mai (environ), je fais partie d'un club de lecture. Eh oui. Fondé officiellement par ma chère amie Ève qui a recruté toutes ses amies (et les amis des amies, etc.) amatrices de littérature. Le but de la chose : botter nos derrières de paresseuses littéraires à lire des oeuvres pertinentes et non plus seulement des absurdités comme Twilight (je plaide coupable). Après quelques semaines, on se rencontre, on discute, on débat et, plus important encore, on mange.

Déjà là, je vous entends : « Ooooh boy, des lectures obligatoires par pur plaisir... non mais! ».

Je sais, je sais. Mais tout cela est très stimulant. Grâce à ce club, j'ai jusqu'à présent lu La servante écarlate de Margaret Atwood (question de se familiariser un peu avec les classiques canadiens anglais), Ru de Kim Thuy et Tours et détours de la vilaine fille de Mario Vargas Llosa, détenteur d'un Nobel de la littérature.

Mais tout cela dérape un peu plus.

Habituellement, nous étions une dizaine à chaque rencontre. Nous étions allées ce soir à L'escalier, un petit café-bar sur Saint-Denis qui a des allures très européennes et grano. On aurait dit un ancien appartement, séparé en plusieurs pièces où on trouvait coussins sur le sol, tables basses, chaises dépareillées, tables de toutes les formes, divans, fauteuils... Un véritable charme comme endroit. On y servait de la nourriture principalement végétarienne et quelques groupes de musique s'enchaînaient durant la soirée.

Alors voilà. J'arrive. Puis Sara arrive. Puis Ève arrive. Plus personne d'autre.

Un franc succès. Non seulement nous n'étions que trois pour discuter du roman, mais j'étais avec les deux seules du groupe avec qui j'avais déjà parlé du roman. Et en plus, on avait à peu près le même opinion sur notre cher détenteur du Nobel, c'est-à-dire qu'on s'attendait à un peu plus de sa part. Des personnages plutôt énervants, mais une merveilleuse trame de fond qui va des années 50 des quartiers riches du Pérou aux années 90 de Madrid, en passant par les années 60 de Paris, les années 70 de Londres et les années 80 de Tokyo. On en retient que l'auteur nous a fait beaucoup voyagé et apprendre sur l'histoire du Pérou.

Mais vraiment. Trois pour une rencontre... C'était d'un pathétisme.

Tout a fini avec des discussions absolument hors du contexte littéraire. Au moins cette fois nous n'avons pas dérivé sur les films de Hugh Grant.... Le principal risque d'une rencontre composée uniquement de filles. Croyons-le ou non, on peut alimenter des débats féroces sur Hugh Grant. Avec des arguments tous plus valables les uns que les autres.

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