C'est ce billet qu'on écrit tout simplement parce que soudainement, toutes les excuses sont bonnes pour éviter d'étudier les théories de Nord, de Berman, de Toury et de toute cette joyeuse bande de linguistes et traductologues (fun fact : « traductologue » n'existe pas dans le dictionnaire Word. Ça en dit beaucoup).
Oui. Est enfin venu ce moment chéri de l'année où quand on pense au travail qu'il faut faire, on se met à soudainement trembler stupidement. Le fait que j'aie un document de 10 000 mots à traduire d'ici vendredi (gotta love my job), ainsi que trois examens, une charmante présentation orale (OUI EN TRADUCTION, SACREBLEU, parce que supposément qu'on est des introvertis et qu'il faut apprendre à se dégêner. Mes deux cours d'art dramatique pris contre mon gré au secondaire ont réglé la chose. Le problème, c'est que TROIS professeurs ont une cette idée géniale en même temps) et une remise de TP (pour les non-initiés au langage universitaire : travaux pratiques) n'aide pas. M'enfin. La bonne nouvelle, c'est que je serai riche ET que c'est la semaine de relâche la semaine prochaine.
Pour célébrer le tout, je pars DEUX jours en expédition, jeunes gens. Et pas n'importe où, no-no-non. À Burlington, mesdames et messieurs. Vous avez bien lu. Un roadtrip (ou comme j'ai appris que les Français disaient : je pars en vadrouille. Et après ça ils rient du mot « croquette ») de deux heures vers les États-Unis, RIEN DE MOINS. La raison initiale était la présence de Taco Bell aux États-Unis, puis j'ai appris qu'il y en maintenant dans l'ouest de l'île, which is a big big fail. N'empêche. Je pars avec Ève et Kathy. Au programme : manger du Beef Jerky de dépanneur, manger dans un Taco Bell, boire légalement dans un motel miteux, visiter l'usine de Ben and Jerry's et goûter à une bière Bard's (bière sans gluten dont il fallait traduire le slogan pour notre cours de traduction publicitaire et qui existe partout sauf au Québec). Je ne sais pas pour vous, mais je trouve notre programme particulièrement fascinant. The American Dream. Suffira cette fois de ne pas 1) se faire voler mon ordinateur portable et 2) de ne pas foncer dans un chevreuil en voiture (dernier roadtrip aux États-Unis qui a l'avantage d'être mémorable).
Hier soir je suis allée au Latulipe. Première fois de ma vie. Thématique 90-2000. Devinez qui était hystérique (et ça n'avait aucun rapport avec la bouteille de vin prise juste avant)? Bibi. Plus de la moitié des chansons qui passaient étaient sur mon Ipod. Moi je suis comme ça. Vintage et cool. Je tiens par ailleurs à m'excuser pour avoir traumatisé la moitié des gens en traduction pour avoir sautillé beaucoup trop intensément toute la soirée. J'ai d'ailleurs eu la chance de goûter pour la première fois à la liberté montréalaise : Sara m'avait prêté sa clé d'appartement parce qu'elle allait coucher chez son chum. Wooooouhou. J'ai pu faire ma première marche seule à trois heures du matin dans les rues de Montréal (testé à Édimbourg, mais jamais dans ma joyeuse métropole québécoise). Et ainsi débarquer un arrêt trop tôt, faire semblant que c'était voulu quand mes amis criaient que je m'étais trompée d'arrêt et que le chauffeur m'a demandé si je voulais rembarquer dans l'autobus, sauter par inadvertance dans une flaque d'eau et marcher dans la louche rue des Carrières les pieds squish-squishant. Et finir en beauté en montant les escaliers métalliques du balcon arrière jusqu'au troisième étage (pensons à ma phobie absurde des escaliers), après m'être évidemment trompé de cour arrière.
Bon. J'arrête. Je pourrai déblatérer des absurdités des heures durant.
La vie va bien. Et cette nouvelle chanson française de Mika est vraiment accrocheuse. Merde.

Contenu impertinent!!! J'me sens visée! (: J'aimerais bien lire plus de tes absurdités. Je me sens moins seule.
RépondreSupprimerFaut se soutenir entre impertinentes agréées.
RépondreSupprimerAlloo. J'aime comment tu écris! Ça me fait rire! ;) Puis t'as raison... quand on doit étudier, toutes les excuses son bonnes pour procrastiner un peu plus.
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