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jeudi 28 octobre 2010

Inspiration à l'école des sorciers.

Parce que les cours de traduction littéraire sont une infinie source d'inspiration et que les tests Facebook de "Which Harry Potter character are you?" sont trop accessibles, Ève et moi avons composé de beaaaaaaaux poèmes :

Anne-Marie :

Moi Cedric
Toi Narcissa
"Quelle justice y a-t-il à cela?"
est ta réplique.
Tu es empreinte de jalousie,
folle souris.
Tout le monde sait que Facebook est très fiable.
J'pense que c'est toi qui est irritable.
Mais n'oublie pas
Oh n'oublie pas
Que tu es ma sweet honeybee :)

(Contexte du dernier vers : chanson du film Juno que je chantais au début du cours)

Réplique de Ève :

Wow, merci Cedric!
T'es peut-être parfait,
mais t'as pas de fric!
Moi si : j'ai marié un Malefoy,
Quelle bonne idée, ma foi!
Tu es sans doute le meilleur,
mais tu es encore mineur.
Tu vas devoir fêter l'Halloween sans alcool
Pas de bol!
(Mais t'inquiète pas, je te donnerai un verre ou deux,
pour que tu t'amuses et que tu te sentes vieux)

Ouais, on est geek comme ça.
Acceptons-le.
Vive Harry Potter.

mercredi 27 octobre 2010

Je suis une grosse patate lâche.

Aujourd'hui, pleine de bonnes résolutions, j'ai décidé d'aller m'entraîner chez Énergie Cardio avec Marie-Lou. Une première à vie.

Alors la vendeuse me demande :

« Vous vous êtes déjà entraînée auparavant dans un centre d'entraînement? »

« Non. »

« Est-ce que vous faites une activité physique régulière? »

« Non. »

« Est-ce que votre travail est sédentaire? »

« Oui. »

« Travail de bureau? »

« Oui. »

C'EST GÊNANT.

« Pourquoi voulez-vous vous entraîner? »

Moi, en pensées : « T'AS PAS ENTENDU CE QUE JE VIENS DE DIRE? JE SUIS UNE GROSSE PATATE LÂCHE ».

Moi, en vrai : « Euh? Pour me remettre en forme? »

Ouain. L'entraînement, que de plaisir. J'ai découvert que j'aime bien l'élliptique, je pourrais en faire très longtemps sans troooop me fatiguer et en me fatiguant en même temps (je sais pas si vous comprenez. En tout cas). Regardez-moi bien dans deux mois. Jessica Alba sera jalouse de moi. (Oh, j'entends très bien vos « You wish ». Pas très gentil).

Sur ce, je vais rêver de nourriture, m'en abstenir et faire une sieste.

dimanche 24 octobre 2010

Danse à Maskinongé (oh yé).

On aura beau dire ce qu'on voudra, Maskinongé est une ville très respectacle. En effet, les villes de Louiseville, Ste-Ursule, St-Léon, St-Élie-de-Caxton et St-Paulin (qui n'a malheureusement aucun rapport avec le fromage du même nom, mais c'est là que mon arrière grand-tante Florence vivait) font toutes partie de la MRC de Maskinongé. Alors voilà, les preuves sont faites : Maskinongé est une ville très bien à quelque vingt minutes de voiture de Ste-Ursule, aka l'endroit où ma chère grand-mère vit.
Ainsi, hier soir, en ce beau samedi, alors que toute la jeunesse cool se trémoussait dans les clubs de Montréal, moi j'étais à Maskinongé pour assister à la danse mensuelle de la ville. C'est-à-dire, pour ceux qui croient encore que j'ai la moindre coolitude, une soirée de danse en ligne.
Alors, voici les éléments charmants de cette soirée top-class :
1) Le trucker qui dansait trop bien le country : il y avait un homme dans la quarantaine (je dirais) qui portait une camisole blanche, une paire de jeans et des bottes de cowboy. Et l'homme dansait avec BEAUCOUP TROP d'enthousiasme le country.
2) Ma grand-mère a une très sympathique partenaire de danse qui s'appelle Huguette.
3) La danse « Ojos Negros » apporte beaucoup trop de jeux de mots de la part des personnes âgées (ça a fini en « Au 'âble la grosse »).
4) Un vieux monsieur ressemblait à Yoda : petit, renfrogné, grosses joues, grosses arcades soucilières, sourcils broussailleux et petites lèvres.
5) Il y avait un homme qui était trop dedans à la fin de chaque danse. « Yeah! Bonne danse, bonne danse! ». Mouain.
6) Mon père : « Oh, un slow country, ça c'est cochon! » (ton ironique). Jean-René, ami de feu mon grand-père : « Ah ben j'embarque! ». Eh la la.
7) Notre plus grand éclat de rire : une danse en ligne en couple complètement désordonnée. À la fin de chaque pas, une personne se retrouvait celle juste devant notre table et avait exactement la même face que quelqu'un qui vient d'apprendre qui est à surprise sur prise. Eh ouais. Hilarant.
8) Le clou de la soirée : le slow sur la chanson « Les ombres de la nuit, c'est nous », aka la chanson la plus quétaine et langoureuse au monde (ouais, elle bat même « Wicked Game »).
9) J'AI GAGNÉ DIX DOLLARS AU TIRAGE. C'est sûrement le premier tirage que je gagne de toute ma vie. VICTOIRE PERSONNELLE.

:) Vous pouvez me juger. Je le permets.

vendredi 22 octobre 2010

Mi-session (The End)

Bonjour tous.



À cause de cette merveilleuse mi-session, j'ai vaguement négligé mon devoir de blogueuse.



Je chiâle bien, je chiâle bien, mais la mi-session n'était pas si pénible. Je n'ai juste pas eu de temps pour faire mes passe-temps habituels (écrire tout particulièrement). Mais la situation est rétablie et, mieux encore, C'EST LA SEMAINE DE RELÂCHE (que certains se plaisent à appeler la semaine de lecture... mais admettons-le, on s'en sert pour fouerrer et reprendre nos énergies).

Parlons sérieusement. Ce soir, je m'en vais à une soirée de danse (entendre, soirée de danse en ligne) avec ma grand-mère et mes parents. Eh oui. Avec un peu de chance, je vais me trouver un partenaire de 75 ans (je ne prévois pas avoir beaucoup de difficulté). Doux Jésus. Certains me diront « POURQUOI? » (certains me l'ont déjà dit) et à cela je réponds : « Pourquoi pas? ». J'essaierai de prendre des photos pour le plus grand plaisir de tous.

Sincèrement, en ce beau samedi matin, je n'ai pas grand chose d'autre à ajouter. Manque d'inspiration. Sûrement parce que je suis en train de lire Harry Potter and The Goblet of Fire et c'est siiiiiiiiii bon. :)

FML. Héhé.

Anne-Marie.

mardi 12 octobre 2010

Le fin fond des bois

Bon, eh bien, je reviens tout juste d'une merveilleuse fin de semaine de l'Action de Grâces dans les Laurentides. Comme à chaque année, nous avons décidé de s'exiler au camping de Saint-Faustin-du-Lac-Carré, un charmant petit camping dans le Centre touristique et éducatif des Laurentides.

Alors voilà. Ma chance unique dans cette histoire : passer la fin de semaine seule avec mes parents. Eh ouais. Au programme, rien faire, rien faire, rien faire, et ah, rien faire. On insère là-dedans un peu de randonnée pédestre à -32732°C et voilà! On a le topo. Bien évidemment, j'ai adoré ça. Il n'y a rien comme être bien au chaud emmitouflée dans une couverture dans le motorisé en train de lire La Presse (d'ailleurs, je trouve qu'on réagit vraiment trop avec cette histoire de « chair à canon ». Non mais, on s'entend pour dire que tout le monde au Québec -- ou presque -- est contre la guerre, mais que parler des soldats en ces termes était assez maladroit merci. Bon. Fin de l'histoire. Passons à un prochain appel)!


La fin de semaine s'est continuée à Vendée, terre du chalet de mes grands-parents et village ô combien plein de vie (faux). Bref, mon père s'était mis en tête de trouver des « éléments qui rendraient plus naturelles » sa cascade homemade dans notre cours en ville. Alors, pleine de joie, je l'enjoigne à me faire faire un tour de trois-roues (1. Oui, nous avons encore un trois-roues, il date des années 70, c'est une antiquité, mais il fonctionne très bien. 2. En effet, je suis incapable de le conduire, même si j'ai déjà un peu appris... de toute façon, je suis presque certaine que mon grand-père me l'interdirait... il hésite encore à me laisser partir seule en pédalo). EH BEN. On allait à 2 km/h et mon père s'arrêtait à toutes les trois secondes pour me demander d'aller ramasser une roche (oui une roche) qu'il trouvait particulièrement jolie. L'apogée : il trouve avec ma mère un tronc mort de DIX PIEDS qu'il décide de ramener à la maison. Oui oui. On a maintenant une belle branche géante morte dans notre cours. Mais mon père nous assure que la cascade va être « beeeeen belle » (j'exagère, il ne parle pas comme ça).


Oh, j'oubliais. Ève voulait que je précise que le bébé qu'elle a dessiné sur mes notes de cours était tout à fait pertinent : j'étais en train de lui raconter mes péripéties de traduction de politiques de maternité.


Parlant de travail, ma patronne me rencontre l'autre jour pour m'annoncer que je pouvais maintenant traduire des profils d'emploi de la maison, parce que nous sommes en retard pour ce projet et, bref, ils ont besoin que je travaille plus (si on résume). Elle me dit : « Ben je n'ai pas vraiment un nombre d'heures précis... mais tu peux en faire quand tu n'as rien d'autre à faire et que tu t'ennuies ». Suis-je la seule à qui ça n'arrive JAMAIS? Quand je m'ennuie, j'écris, je lis ou ben je squatte Facebook, mais je ne pense jamais à faire du travail. Si je suis vraiment dedans, je fais des devoirs. En tout cas, on verra bien ce que ça va donner. Faudrait que je le fasse. C'est pas comme si j'avais pas de problèmes d'argent. D'ailleurs, mon père ne cesse de me sourire en me disant : « Alors, tu viens travailler avec moi demain? T'as du temps libre ». Pff.


Revenons à cette fin de semaine. Vu ma situation géographique très éloignée, je n'avais pas Internet et je devais faire un travail d'équipe pour notre cours de traduction avec Étienne. Résultat : on a dû se la jouer old school et faire le travail par téléphone. Et je cite donc Étienne : « Me semble que ça va mal penser au téléphone, tsé on a le téléphone sur une oreille et tout...». HAHAHA. Bon, dans le contexte, ça paraissait moins drôle, mais quand isole cette phrase, je trouve ça marrant.

Bon voilà. Assez parlé pour l'instant.

mercredi 6 octobre 2010

Tout un impact sur ma vie.


(Dimanche)


On atteint des sommets. Nous sommes allés chez Jean-Baptiste (restaurant), en plein Festival de la galette (nous sommes tellement intrépides). Je vous fais le topo de l'endroit : premièrement, la décoration respectait le nom de l'endroit, c'est-à-dire qu'il y avait un vitrail de Jésus tenant une brebis et une icône de Marie tenant Jésus (un peu plus et on fait des sophismes : si Jésus tient une brebis et Marie tient Jésus, est-ce que Marie tient une brebis?). Et à cet endroit, tout est servi avec des bonnes grosses frites grasses de campagne. Tout. Même la salade. Et c'est même pas une bonne blague. Et finalement, notre serveuse qui avait la tronche, mais exacte!, d'une serveuse de petit restaurant de campagne. Je veux dire : elle avait des cheveux teints bourgogne foncé et du crayon à lèvres avec du rouge à lèvres plus pâle en dessous. Mais une chose est certaine : on y mange toujours très bien.
(Lundi)
Mahaha. Je venais de corriger plusieurs documents que j'avais traduits où j'avais eu le malheur d'écrire le mot « impact » dans le sens de « répercussion, effet, influence ». Fière de mes corrections, j'envoie les documents à Huguette, qui révise mon travail. Je clique sur « Envoyer ». Un message apparaît : « Vous vous apprêtez à envoyer un message de 10,7 mb. Un envoi trop volumineux a un impact direct sur les performances du système. Voulez-vous continuer? ». Ça a mérité une tape dans le front.
Je lisais le journal Métro dans un café en attendant d'aller rejoindre mes compatriotes au Bols et Bolles. Qu'est-ce que je ne vois pas en page 9? « Quel est l'impact de l'inflation sur votre situation financière? ». AAARH. Il y a un complot. Alors je vous l'annonce en grandes pompes : ON NE PEUT PAS UTILISER LE MOT « IMPACT » DANS CE SENS. Alors épargnez-moi d'autres pleurs, s'il vous plaît.
Bols et Bolles. Ce soir, on joue contre Sciences infirmières. Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec le concept, c'est une espèce de génie en herbe plus facile organisé par la FAÉCUM, c'est-à-dire par les associations étudiantes de l'Université de Montréal. Bref, nous avons contracté une alliance avec Littérature française pour qu'ils nous encouragent après notre karaoké et qu'on fasse de même avec eux (question de gagner). Eh bien, ils ont gagné leur karaoké. Et nous aussi. Mais pour nous, ça tient du miracle (et des voix unies de traduction et de littérature), parce qu'on était EXTRÊMEMENT mauvais, au-delà de l'imaginable. Je crois qu'il n'y a pas une ligne que nous ayons chantée correctement. Et j'interdis quiconque de penser que c'est parce que je chante mal. Non mais. J'ai beaucoup de talent, vous saurez. Résultat : nous avons gagné 23-15. YOUPPI.
Un merci tout spécial à Christine et Laurence qui m'ont recueillie chez elles après la victoire. J'ai ainsi eu la chance unique de revoir de vieux épisodes de Grey's Anatomy et de regarder Christine assassiner des drosophiles avec un regard de folle furieuse (et Vincent d'en faire une BD sur des post-its).
(Mardi)
Oh, mille miracles. La traduction d'Étienne et moi du texte « Thinking on the Side of the Box » nous a valu la meilleure note de la classe! Mais attendez, la partie intéressante : nous avions 131 fautes. 131!!! Comment 131 fautes peuvent nous valoir un A? Mais où s'en va le monde, vraiment?
Horreur et scandale. La nouvelle version d'MSN a changé ses smileys. Je suis peut-être la seule à qui ça fait de la peine et qui est complètement chamboulée, MAIS JE DOIS EN PARLER. Le problème, c'est que les smileys d'avant ne représentaient pas vraiment l'émotion qu'ils étaient censés représenter. Par exemple, on utilisait le bonhomme « sarcastique » quand on était incrédules et le bonhomme grimace lorsqu'on n'était pas sérieux ou sarcastique. EH BEN MAINTENANT, le bonhomme sarcastique a l'air SARCASTIQUE et le bonhomme grimace a l'air complètement IDIOT. Alors on se trouve devant un grand dilemme : est-ce qu'on les utilise de la même façon qu'avant en se souvenant de ce qu'ils voulaient dire? Ou est-ce qu'on change toutes nos cyber-émotions pour qu'elles soient mieux adaptées aux nouveaux smileys? On me dira que c'est complètement ridicule. Je rétorque : mais non, c'est juste une question très moderne.
L'ai-je dit? Je déteste le changement. C'est malheureux comme ça. Ç'a m'a pris quatre ans avant d'accepter d'installer Office 2007 (maintenant que 2010 sort). Je suis pathétique comme ça.

samedi 2 octobre 2010

Des pauses.

Pause repas chez Intact.





Tout ceci m'inspire (si seulement). Depuis une semaine, je traduis des documents en lien avec la politique des congés de maternité, parentaux et pour adoption. Mon niveau d'excitation atteint des sommets insoupçonnés. Des mots tels que QPIP (RQAP en français, soit le Régime québécois d'assurance parentale) et Top-up benefits (prestations supplémentaires de maternité) me rendent, pour ainsi dire, complètement blasée.


Dieu sait que je connais maintenant les politiques gouvernementales (autant au fédéral que dans toutes les provinces... au cas où j'aurais une envie folle d'aller vivre au Manitoba) en lien avec les congés parentaux sur le bout des doigts. Oh, et au Québec, on a des ultra bonnes conditions. Par exemple, on est la seule province à offrir un congé de paternité (5 semaines). Oh, et le salaire assuré par le RQAP est de 62 500 $ alors que celui assuré par l'AE (assurance-emploi) du gouvernement est de 45 300 $. N'est-ce pas magnifique? Ouais, je sais, vous vous en foutez. Mais relisez le titre du blog. C'est exactement ce que je veux dire.





RA-HA, RA-MAMA, GAGA OUH LA LA. Y'a comme qui dirait « Bad Romance » qui me trotte dans la tête. Peut-être est-ce parce que mon charmant MP3 l'a choisie. Vilain. (Mais je l'admets, je me délecte en secret)





(Quelques heures plus tard)





J'ai entendu parler de l'article que l'Actualité a écrit en réponse au scandale du Mclean's : dans l'article de Jean-François Lisée, le bonhomme Carnaval est tout bleu et semble à la fois fâché et découragé. J'adore. J'ai bien hâte de recevoir ma copie de ce charmant magazine. Vous ai-je dit que la moyenne d'âge du lectorat de l'Actualité est de 45 ans? Qu'est-ce que ça veut dire, ça? Que j'ai la personnalité et les goûts d'une personne de 45 ans? Doux Jésus.





Parlons pathéticité. Je suis en train de relire les Diana Gabaldon. Mon excuse (je m'en trouve toujours une) : il fallait bien que je les relise après être allée en Écosse. Et puis, tout ça c'est la faute à Roxanne avec qui je travaille (elle est, si je me souviens bien, conseillère à la rémunération globale... je sais, vous aussi vous avez aucune idée de ce que ça veut dire). Avant que je parte pour l'Écosse, elle m'a emmenée dîner aux frais de la compagnie à L'Académie. Ainsi, parle parle, jase jase, je découvre qu'elle adore les romans de Sonia Marmen. Tout excitée, je lui recommande aussitôt les livres de Diana Gabaldon. Alors je reviens de mon voyage, pâle à mort et plus rousselée que jamais (teint écossais), et je découvre qu'elle a adoré le premier livre et m'en parle avec des étoiles dans les yeux. Je ne peux pas résister à autant de passion : je m'y remets aussi.


Alors que je devrais élever mon âme en lisant du Jean de la Croix, du Jean Genet et du Burgess, eh bien moi je relis les mêmes bons vieux livres quétaines (si vous voyiez la couverture de mon édition... vous pleureriez de rire. C'est atrocement gênant. Et c'est bien meilleur que ça en a l'air).





Bon, bon.





Citation du jour : « Sa tunique et sa croupe sont d'une coquette ». Traduction très douteuse du poème de Abu Nuwas. Et on parle ici d'un jeune homme. Haha.

vendredi 1 octobre 2010

Il y a possibilité, présentement, de pleurs déchirants, de hurlements de douleur et de cris d'hystérie. Je m'explique : j'ai les pieds complètement détrempés.



(Note à moi-même : empêcher Ève de dessiner une face de bébé sur mes notes de cours. L'université. C'est tellement sérieux.)



Je continue donc malgré l'interruption impromptue de ma chère collègue de classe (qui a tout bonnement pointé lesdites notes en s'exclamant : « Bébé! »). La maturité règne, ma foi.



Bref. Je continue pour vrai (parce que j'étais partie sur une lancée incroyable... je le jure). Oui, alors, mes souliers. Depuis une semaine, je vois plus que clairement qu'il annonce de 40 à 50 mm de pluie aujourd'hui (j'apprends à l'instant qu'il est en fait tombé 69 mm... 69!!!!!!). Toute personne intelligente aurait pensé à mettre des bottes d'eau. Pas moi. C'est apparemment au-delà de mes capacités mentales (qui ont le don de me décourager parfois). Malgré l'avis d'averses violentes, je suis partie insouciamment ce matin, bien au sec dans la Malibu de mon cher père (en direction pour le travail). Ainsi donc, je fus bien au sec, très gaiement, toute la journée. Jusqu'à 18 h 33 (très précisément). Là où je ressortis du métro pour marcher jusqu'à l'université. Pluie battante au rendez-vous (il pleuvait comme vache qui pisse, il pleuvait des cordes, des clous et même des chats et des chiens... question de faire un anglicisme, tiens). Côte-des-Neiges est soudainement devenue une rivière digne du film The River Wild avec Meryl Streep et Kevin Beacon. Aussi, je me suis vue dans l'obligation de faire un saut de grande danseuse contemporaine pour enjamber (ou tout du moins, tenter de le faire) le torrent.
Résultat, que vous connaissez déjà : j'ai raté mon coup et maintenant mes souliers font un très désagréable « SQUISH » sonore quand je marche. Vie de misère.

Pendant la pause de notre cours de traduction littéraire, on est allées errer dans le corridor du neuvième étage du pavillon Lionel-Groulx. Et là, horreur, mais surtout hilarité : les cadres des finissants de traduction des trente dernières années. Des heures de rire garanties. Surtout les coupes de cheveux des finissants de 1989. Ça valait bien un tour dans l'ascenseur infernal qui relie Jean-Brillant à Lionel-Groulx (émotions fortes garanties).

Quoi d'autre aujourd'hui? Ah oui. Le bris simultané de notre laveuse et de notre sécheuse. La situation : la laveuse brise parce qu'elle ne filtre plus l'eau. Les serviettes restent donc imbibées d'eau. Prise de panique et surtout pressée, une certaine personne dont je tairai le nom par gentilesse met les serviettes dans la sécheuse et l'actionne. Eh ben résultat : la sécheuse explose à son tour. Quand on est dû pour changer d'électroménagers...
Tout ceci me rappelle une anecdote qui se produit en Écosse, dans ce si merveilleux hôtel (pour les plus lents, c'était ici du sarcasme) où je travaillais. J'en étais à laver des serviettes au beau milieu de l'après-midi. J'étais seule. Et apparemment, la laveuse était la machine la plus lente jamais conçue sur cette planète. Après 1 h 45, ce n'était toujours pas fini. Et je connaissais mon patron : il n'allait pas me laisser partir tant que ce ne serait pas fini. Et j'avais d'autres brassées à faire pour que nous ayons des serviettes propres à mettre dans les chambres le lendemain (je sais, j'étais très dévouée à ma tâche). Donc, j'ai la mauvaise idée (ma logique flanche parfois) d'intervenir dans la brassée et de tout bonnement arrêter la laveuse. Après avoir littéralement DÉBRANCHÉ la laveuse (elle refusait de s'ouvrir), je réalise avec effroi que la partie « essorage » n'était pas encore finie. Pour être plus honnête : n'était pas encore commencée. La solution du jour (parce que je n'avais pas vraiment envie de repartir une brassée et d'attendre un autre deux heures) : j'essore les serviettes à la main. Ooooooh la mauvaise idée. J'ai eu mal aux bras pour les trois jours suivants. Et l'essorage m'a pris un bon quarante-cinq minutes, sans parler d'un bas de pantalon mouillé. Heureusement, le soleil était de la partie cette journée-là et j'ai pu m'installer à l'extérieur pour tordre les serviettes au-dessus d'un drain. Mais tout ça pour en venir à la grande finale : je les ai ensuite mises dans la sécheuse, mais apparemment, elles n'étaient pas assez bien essorées (arrogantes serviettes!). Le disjoncteur a disjoncté, le pauvre. Faisant mon innocente, je suis partie en faisant semblant que je ne m'étais aperçue de rien.
Pour les intéressés, les serviettes étaient prêtes le lendemain (parce que je suis efficace comme ça).

Bon, bon.

Citation du jour : « L'alcool tue, mais beaucoup de personnes sont nées grâce à lui ». Vu sur Twitter.