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mercredi 14 septembre 2011

Un urgent besoin d'écrire

Quand je lis des textes pour mes cours à l'Université, j'ai à peu près toujours un soudain et brûlant désir d'écrire. Écrire n'importe quoi. C'est une envie incontrôlable et extrêmement puissante. Peut-être est-ce le fait de tenir un surligneur. Habituellement, le simple fait de tenir un crayon -- au contraire de ce qu'aurait dit Freud -- me donne de violentes envies d'écriture.

Mais particulièrement quand je lis des textes obligatoires. Soudain, on dirait que je suis inspirée de tout et de rien. Il me prend une subite volonté de décrire une gorgée de thé, la forme d'une jarre à biscuits ou la pourriture d'une vieille grange sur le point de s'effondrer dans un champ. Ou cette petite boîte en métal qui contenait autrefois des caramels des Highlands, mais qui maintenant me sert de boîte à thé. Cette boîte me fascine. Pour une raison qui me dépasse, un côté est en anglais et l'autre... en français (« Délices d'Écosse »). Alors qu'elle vient... ouais, d'Écosse. Comme quoi la loi 101 est plus appliquée au ROYAUME-UNI qu'au Canada (oh the irony).

Je décrirais tout, pour le simple bonheur de décrire. Pour substituer la photographie, le dessin, la peinture, la sculpture. Décrire tout, touuuuut. Je me mets à avoir un souci du détail pas croyable.

De la même façon, il me faut être extrêmement heureuse pour écrire des scènes dramatiques. Allez savoir pourquoi. Quand je suis déprimée, je ne peux pas aligner deux mots cohérents.

Les voies de l'inspiration sont impénétrables.

Mais voilà. C'est pas trop pratique pour mes lectures, tout ça. Parce que chaque fois que me vient cette envie d'écrire, je mets tout de côté sans aucun remord (chose que j'ai particulièrement fait durant mes deux années de cégep, ce qui expliquait peut-être mes notes à peine passables en physique, en chimie et en maths, aka les matières maudites). C'est peut-être mieux ainsi. Chaque fois je me rappelle que la traduction n'est qu'un moyen de gagner ma vie. Ma véritable passion, c'est de créer et d'inventer.

Désolée, Saussure. Certes tes questionnements sur la langue (est-ce l'objet qui vient avant le point de vue ou est-ce le contraire?) sont intéressants... mais lire des expressions telles que « empreinte psychique de ce son » fait s'envoler mon esprit. Il virevolte jusqu'à atteindre son confortable nid littéraire.

Des fois, je rédige des lettres. D'autres fois, j'écris un roman (littéralement). Aujourd'hui, c'était le retour du blogue.

Et Saussure me fait écrire des incohérences.

Je m'en excuse.

Sur cette dérivation plus qu'évidente de mes pensées, je vous souhaite une bonne rentrée scolaire (autant pour ceux qui subissent les devoirs que pour ceux qui râlent dans le trafic de septembre)!

 

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