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samedi 24 décembre 2011

Joyeux Noël!

Je sais, ce n'est encore que le 24, le réveillon. Mais soyons francs, je n'aurai pas le temps d'écrire un billet de blogue demain matin, avant de partir pour la campagne (là ===> http://www.ste-ursule.ca/pages/galeriePhoto/maisonsPatrimoniales5.html, dans notre belle maison ancestrale de Sainte-Ursule, la fierté des Coutu).

Alors voilà, je souhaite donc joyeux Noël à tous ceux qui ont la bonté de lire mon blogue. En plus, le ciel (avec une majuscule ou non, selon vos croyances) nous a fait l'honneur d'une petite tempête qui a mis le Québec sur son 31.

N'oubliez pas d'être sincèrement heureux de tout cadeau que vous recevrez, même si ce n'est pas exactement ce que vous aviez demandé. Pour ça, il y a Amazon, Ebay et Beyond the Rack. Et mangez vraiment beaucoup. Empiffrez-vous jusqu'à vouloir mourir de bonheur. Pas une seule pensée pour votre ligne. Les lignes, ça peut être de bien des formes sans perdre sa grâce. Et ne levez pas les yeux au ciel en entendant de la musique de Noël. Joignez-vous plutôt à la chorale. Mais surtout, riez et soyez heureux. Aimez comme vous n'avez jamais aimé. Mettez vos soucis de côté pour quelques jours et laissez-vous emporter par la magie de Noël.

Voici donc mes (très) utiles conseils (oui).

Merci à tout le monde de lire fidèlement mon blogue. Le nombre de visites a explosé depuis quelques mois. Je suis vraiment touchée de voir que tant de gens acceptent de perdre un peu de leur temps en compagnie de mes mots. Ça fait chaud au coeur. C'est un merveilleux cadeau de Noël. Quoique je ne dirais pas non à quelqu'un qui aurait envie de me tricoter des bas. J'aime les bas de laine. C'est toujours pratique en hiver.

Joyeux Noël tous :)! 

jeudi 22 décembre 2011

Vacances, Français et cadeaux de Noël

Alors ouais. Je suis maintenant officiellement en congé des Fêtes, c'est-à-dire que je ne travaille plus d'ici Noël. J'aurais pu travailler demain. Mais j'ai envie d'être congé. C'est ça qui arrive quand on gère son horaire. Et qu'on s'appelle Anne-Marie Coutu ===> donc les vacances passent toujours avant l'argent. Je me force tout de même à travailler trois jours par semaine, BON. Aujourd'hui, j'ai appris à faire des étiquettes de "mail merge" (envoi d'une même lettre à plusieurs centaines de personnes) sur Word à partir d'une liste de noms et d'adresses Excel. Vous ai-je dit que je vénère Word? On a une vieille complicité, moi et lui. On en a passé, des heures ensemble! Une relation qui dure depuis maintenant quinze ans. À l'époque où je devais faire des compositions écrites de 50 mots en police 24. Good old days.

Ceci est peu pertinent (qu'est-ce qui l'est au fond? *Pensées profondes et philosophiques*). Alors avec zéro travail qui m'attend d'ici samedi, je n'ai plus qu'à me mettre dans l'ambiance des Fêtes. Certes, il n'y a pas de neige (la dépression me nargue sournoisement), mais mon sapin est toujours là (aussi quétaine soit-il)  pour me réchauffer le coeur, jour après jour, nuit après nuit, alors que je passe toutes ces heures à écrire.

Alors avant-hier, j'ai été prendre une bière avec Timothée de France (l'appeler comme ça lui donne un air aristocratique... alors je le laisse comme ça), venu rendre visite au Canada pour y célébrer les joies de l'hiver. Tout ça pour dire que se promener à Montréal avec un Français (ou, en fait, pas mal n'importe quel étranger) est tout à fait fascinant. Lui ou encore Clément cet été ou encore tous nos chers étudiants espagnols en échange passent leur temps à me faire remarquer plein de petites de choses intéressantes que je prenais pour acquis. Avec eux, j'ai l'impression de voyager dans ma propre ville (je ne parle PAS de Bois-des-Filion... ça, c'est un cas à part, mais bien de Montréal, ma ville mère), d'apprendre à mieux connaître mon propre pays (ici le Québec). Par exemple, Timothée me disait qu'avec Clément, ils étaient fascinés par les messages de la STM qui terminaient toujours par « D'autres messages suivront », comme si le STM tenait vraiment à coeur le bonheur de ses passagers. Alors que ces messages m'avaient toujours exaspérée, je me rends compte que ce serait probablement pire s'il n'y avait pas de message du tout. Ou encore, cette fascination des écureuils et des ratons-laveurs, considérés comme de véritables plaies ici. Sans parler des colibris (à force d'avoir trop écouté Pocahontas). Et puis, en tant que langagière, j'adore parler avec des étrangers et entendre leurs impressions sur la langue québécoise. Comme pour notre pays, j'ai appris grâce à eux à reconnaître beaucoup de québécismes auquel je n'aurais jamais pensés (« croquette de poulet », « sûrement », « voyons donc », « tourlou », « écoeurant », « prendre une marche », « barrer une porte », etc. etc.) et à découvrir l'étendue des expressions qui nous sont propres. Et je ne mentionnerai même pas tous les mots que nous utilisons qui sont là-bas des expressions sexuelles (si un étranger se met à glousser stupidement quand vous parlez et dit « Ah non non, c'est rien » quand vous lui demandez ce qui se passe, vous aurez compris pourquoi).

Et puis demain je vais dîner avec mon cher Thomas, qui repart en France pour les Fêtes, manger du foie gras et des baguettes de qualité. Pour l'occasion, je vais le rejoindre durant son heure de lunch à Sainte-Justine. Je pourrai donc faire un rapport complet sur la qualité de la cuisine à mon grand-père, ex chef cuisinier de l'hôpital, quand je le verrai samedi (par la même occasion, il en profitera probablement pour me demander si je n'ai pas vu Paul-Jean-Jacques qui travaille encore là... et que je n'aurai PAS vu).

Et parlant de samedi... me voilà qui m'emballe (get ready for it) à l'idée qu'on déballe mes cadeaux (mes jeux de mots sont mirobolants). CERTES, il n'y en pas beaucoup, parce qu'on fait des échanges partout et que chez les Coutu (famille élargie), on se donne jamais de cadeaux, par conscience non consommatrice. Mais tout de même, il y a quelque chose d'excitant à l'idée qu'on voit ces cadeaux pour lesquels on s'est cassé la tête, jusqu'à trouver ce cadeau qui correspond parfaitement aux goûts et au prix. Et de prendre, très souvent, des risques par originalité. Souvent, à Noël, j'ai si hâte qu'on voit mes cadeaux que je ne me souviens que le jour de Noël que moi aussi j'en aurai. Et alors je deviens à peu près euphorique, parce que je sais que mes proches connaissent trop mes goûts et m'achètent souvent quelque chose que je vais adorer (je pense à ce dictionnaire anglais-français des proverbes québécois que Sara m'avait acheté, ou encore la série Blanche que ma mère m'avait donnée, ou encore l'ensemble de plumes de la part de Laurent [j'ai d'ailleurs vidé toutes les cartouches d'encre à force de me prendre pour Jane Austen... c'est malheureux], ou encore ce macaron avec une photo de « Scottish Breakfast » qu'Ève m'avait fait importer d'Écosse, ou ce double DVD « Flashdance / Footloose » qu'Isabelle m'avait offert, sans parler des DVD de Braveheart et de Le Patriote que Laurence m'avait dénichés, entre autres cadeaux aussi cool les uns que les autres ». J'adore Noël. Chaque fois, j'avoue même rester surprise qu'on me connaisse tant. Puis je me souviens qu'avec mon Facebook, c'est pas trop trop difficile. Mais qu'importe. Être secrète, ça ne mène à rien. Et les gens mystérieux et secrets reçoivent des chandelles et des savons à Noël. Et moi, j'ai peur du feu et je fais des réactions allergiques à bien des savons. Et si je n'y suis pas allergique, je les laisse dans ma chambre des années durant à attendre le moment idéal pour les utiliser, jusqu'à ce que les savons sentent la poussière et que je les jette. Vaut mieux prévenir que guérir, jeunes gens.

C'est tout (oui, enfin).       

lundi 19 décembre 2011

Douce et merveilleuse sensation...

...qu'est celle des vacances. Peu importe que je travaille encore trois jours par semaine. Quand j'arrive chez moi, je peux m'installer sagement avec mon ordinateur devant le sapin de Noël et admirer la quantité de cadeaux croissante près de la crèche.

Alors je note que mes passe-temps en vacances sont toujours différents de ceux que j'avais prévus. De un, je n'ai TOUJOURS pas fait le ménage de ma chambre. Ni envoyé mes cartes de Noël. La bonne nouvelle, c'est que cette année je ne vais pas acheter mes cadeaux le 23 décembre...

Alors donc, puisque la formule liste me semble intéressante (j'aime les listes... même si je ne les suis JAMAIS, mais jamais), voici mes (véritables) passe-temps quand je suis en vacances, qui sont diantrement différents de ceux souhaitables et respectables :

1) Aller faire de la randonnée pédestre avec Marie-Lou... parce qu'en théorie, ça semble toujours bien... et qu'en pratique, je finis toujours par avoir mal partout pendant une semaine.

2) Lire une BD d'Astérix et essayer de comprendre les blagues que je n'avais encore jamais comprises.

3) Traduire des extraits de roman pour mon bon plaisir.

4) Commander des livres sur Internet.

5) Écouter des films de plus en plus louches sur Netflix où plus souvent qu'autrement, il y a une tension sexuelle jamais résolue entre deux personnages. Ou des silences qui durent plusieurs minutes. Ou beaucoup de sous-titres. Ou le choc des cultures. Ou tous les éléments susmentionnés (je sais, je sais, ce dernier mot ne devrait être utilisé que dans les textes juridiques... mais on appellera ça la liberté littéraire).

6) Squatter Facebook (et commencer à faire un centième ménage dans mes photos). Squatter 9gag (et tout republier sur Facebook). Squatter Cyberpresse (et me décourager sur l'état de la planète). Squatter Goodreads (et écrire une critique pour tous les livres que j'ai lus dans ma vie).

7) Essayer la nouvelle voiture de mon père malgré ses regards menaçants de « tu l'abîmes, je te renie » (très peu convaincants, par ailleurs). Écouter à tue-tête de la musique de Noël.

8) Regarder mon père installer un arbre de Noël dans notre village sous L'ARBRE DE NOËL (Inception much).

9) Allumer des feux avec mes vieilles de cours parce qu'on n'a plus de vieux journaux (et qu'on gèle en TABARNOUCHE, foutue température qui passe de 6 à -15 une journée sur deux).

10) Regarder des séries télé absolument quétaines (The Vampire Diaries, Le Cercle) et d'autres un peu moins (Modern Family, Prison Break, La Petite Vie).

11) Lire pour la première fois de ma vie Bridget Jones (honte à moi qui ai vu les films une bonne vingtaine de fois).

12) Regarder des films historiques britanniques. Parce que c'est ma grande faiblesse dans la vie.

13) Oublier d'aller porter mes livres à la bibliothèque, encore et toujours (je le fais secrètement pour financer un peu la triste bibliothèque de Bois-des-Filion qui n'a, à ce jour, toujours pas "La Servante écarlate" de Margaret Atwood).

14) Écouter du Bananarama, à mon grand désarroi (Cruel, CRUEL, summer!).

15) Regarder Météomédia à chaque minute de ma vie pour voir quand arrivera cette foutue tempête de neige.

16) Écrire des bouts d'histoire sur tous les bouts de papier qui traînent. Et puis perdre les bouts de papier.

17) Lire des romance novels écrits par des membres de Goodreads (dans la section "Creative Writing") et rire vraiment beaucoup en me disant que finalement, je ne suis pas si pire. Puis lire les commentaires des lectrices (admettons la réalité, je ne pense pas qu'il y ait vraiment un homme qui lise ça) en fin de chapitre... et s'étonner que quelqu'un écrive : « OMGGGGG I SO didn't see coming that he like her!!!! Write mooooore, plzzzzz ». J'veux dire, c'est déjà gênant au départ d'avoir envie de lire plus d'un chapitre (je l'ai fait, JE L'AI FAIT! Faut bien se divertir), ne prétends pas être SURPRISE en plus. Non mais.

18) Clavarder avec tous mes amis qui n'ont pas encore fini leur session et qui cherchent désespérément un moyen de procrastiner (en l'occurrence, 90 % du temps, ma personne).

19) Échanger des recettes et des anecdotes de fin de semaine avec Huguette, ma collègue de 60 quelque ans (ce qu'on peut rire!). Je peux maintenant me vanter d'avoir véritablement des amis de tous les âges.

20) Boire du thé Tetley (je garde les autres thés pour les grandes occasions.......). En quantité inhumaine. (Moi, d'la marde la drogue et la cigarette, je suis accro au thé).

21) M'asseoir sur le plancher de la cuisine et profiter du seul endroit dans la maison où il fait vraiment chaud, et ce, quand il fait soleil.

22) Passer la cassette de Mario Tennis au Nintendo 64 (parce que je me rends compte que ça faisait un bon millier d'années que je n'y avais pas joué).

23) Écrire mon blogue parce que je suis trop lâche pour avoir de l'imagination.

24) Lire trois romans en même temps.

25) Recommencer à aimer prendre le métro, parce que ça ne signifie plus école, mais sorties entre amis.

Alors voilà. Tout ça en quatre jours. C'est un peu triste. Je compte bientôt recommencer à avoir une vie sociable décente (dès demain). Parce que là, vraiment, malgré mon travail la semaine, j'ai vraiment trop de temps libres.

P.S. J'ai écouté cette chanson de Bananarama en boucle pendant toute l'écriture de ce truc (c'est-à-dire, à peu près une heure). Pas étonnant que je sois étrange.

===> http://www.youtube.com/watch?v=MPNhV1gF008 (le clip est délicieux. On songe à faire un remake avec Ève et Kathy). 

mercredi 14 décembre 2011

Choses à faire pendant les vacances de Noël

On y arrive presque. Si on n'y est pas encore arrivé. Je parle bien des VACANCES DE NOËL. Certes beaucoup plus courtes que celles d'été, elles sont néanmoins presque aussi appréciables, grâce à... ben tiens, Noël. Mais nous savons tous qu'on a hâte aux vacances pour pouvoir enfin faire ce que nous nous sommes promis de faire depuis trois mois. Cette procrastination extrême que nous faisons TOUS en se disant qu'on sera bientôt en congé et que pendant les vacances, on aura juste ça à faire (sûrement ouais). En voilà une courte liste.

1) Faire le ménage de ma chambre, déclarée zone sinistrée depuis le mois d'août. Et faudrait que j'en profite pour jeter des trucs. Du genre ce pantin de bois que j'ai dû faire en secondaire 3. Ou ce casse-tête 3D en bois que j'ai dû faire pour le même cours. Ou ce calendrier de chats qui traîne dans mon tiroir depuis 5 ans (pourquoi exactement est-ce que j'avais un calendrier de chats...? Je n'ai jamais vraiment su ce qui a pris à mes parents d'acheter ça. Je n'ai jamais aimé les chats. Et eux les détestent encore plus que moi.). Ou encore ces centaines de crayons qui sont délaissés dans mon tiroir de crayons (oui, j'ai un tiroir dédié aux crayons). Ou même tous ces vêtements que je ne porterais même pas sous la torture et que j'ai acheté à l'âge de douze ans (alors qu'à douze ans je mesurais environ 4pi10, sans exagération).
2) Faire le recensement officiel des livres en ma possession.
3) M'inscrire à des cours de Jive.
4) Prendre mon putain de rendez-vous pour aller me faire arracher les dents de sagesse.
5) Terminer mon tricot de foulard que j'ai commencé à l'âge de 14 ans et qui fait maintenant près de six pieds.
6) Apprendre à faire de la trempette d'épinards puis en manger jusqu'à ce que mort s'ensuive.
7) Mine de rien, aller acheter mes cadeaux.
8) Arrêter d'écrire des trucs inutiles et me résoudre à continuer mon foutu roman (ça s'en vient, ça s'en vient...!, dis-je depuis cinq ans).
9) Écrire mes cartes de Noël AVANT Noël, pour ne pas avoir à prétendre comme d'habitude que la poste a été lente (la belle excuse).
10) Travailler plus pour avoir de l'argent (les belles ambitions... j'sens que ça ne durera pas très longtemps).
11) Faire une danse de la neige tous les matins pour espérer avoir un, au moins UN, centimètre de neige pour Noël.
12) Faire de l'exercice (je t'appelle au secours, Marie-Lou, seule amie qui réussit à m'obliger à me bouger le derrière parfois).
13) Faire un casse-tête. Juste parce que j'aurai le temps.
14) Aller skier. Parce que ça fait maintenant plus de deux ans que j'y suis pas allé. *Note à moi-même : ne PAS y aller avec Marie-Lou. On se souvient de la dernière intermédiaire "mais vous allez voir elle est ben ben facile"*
15) Aller dans mon spa. Arrêter de juste aller dans des spas quand je vais à l'hôtel ou m'entraîner à l'Université.
16) Faire du ski de fond. Parce que je n'ai pas pris un cours pour rien. Faudrait bien que je m'y remette.
17) Revoir ces amis que je n'ai pas vus depuis six mois.
18) Lire des essais pour mon bon plaisir.
19) Continuer à étudier le langage des signes.
20) Refaire des tartes, parce que j'étais assez douée, mais je suis trop lâche pour en faire.

Et à tous : une joyeuse fin de session! Yay! *Retourne étudier*

jeudi 8 décembre 2011

Ce à quoi il faut s'attendre pour Noël

Noël est synonyme de tradition. Et donc, chaque année, on refait à peu près le même manège. Je prévois donc certains événements, habituels dans ma famille. Parce que chaque famille a ses traditions.

1) On va attendre à la veille de Noël pour emballer les cadeaux. De façon la plus ratée possible. Question que le receveur ne se fasse pas trop d'attentes.

2) On va aller chez mes grands-parents Lévesque le 24, mon oncle André va dire à ma soeur Isabelle et moi : « Toujours pas de p'tit chum », on va sourire en répliquant quelque chose de drôle et d'intelligent tout en ruminant intérieurement. On va manger de la tourtière, du boeuf bourguignon fait par mon grand-père, des patates pilées. Avec un choix de tarte au citron, tarte aux framboises ou carré aux dattes pour dessert. Bien sûr, à la table des « enfants » où la moyenne d'âge est maintenant d'à peu près 25 ans. On descendra au sous-sol, on ouvrira nos cadeaux. On ira embrasser mes grands-parents. Ma grand-mère dira : "Ben ça me fait plaisir ma belle fille" en riant, parce qu'elle rit tout le temps, et quand elle a pris du vin, elle devient encore plus rouge que d'habitude.

3) On va aller à la messe de minuit par tradition, puis on s'endormira sur le banc de la cathédrale de Sainte-Thérèse parce que le curé de Sainte-Thérèse est sûrement l'homme le plus soporifique de cette Terre.

4) On va partir chez les Coutu à Sainte-Ursule. On ira s'asseoir devant la télévision pour écouter une mauvaise émission de Musiqueplus avec mon cousin Vincent. On blaguera sur le comportement de nos parents respectifs tout en mangeant le plus de nourriture possible (peut-être une mousse aux crevettes, une trempette aux épinards ou tout simplement des amandes au chocolat, selon l'humeur cuisinière de ma grand-mère). La mère de Vincent lui dira de ne pas trop manger avant le repas, malgré ses 21 ans. Mon père trouvera un vieux vinyle de Noël sur lequel il se mettra à chanter en coeur avec ses deux frères. Ma mère et mes tantes les regarderont en riant, heureuses, puis ma grand-mère se joindra à eux et on aura droit à un portrait de famille émouvant. Pendant le repas, nous serons hystériques à la "table des enfants" où la moyenne d'âge est de 20 ans. Vincent versera discrètement du jus Fruité dans son vin blanc, ma grand-mère demandera : "Finalement, vous le trouvez trop fruité?", et on éclatera de rire aux larmes. On mangera le cipâtes que les parents de Vincent auront fait avec de la viande sauvage, chassée par mon oncle au cours de l'année. Ma grand-mère aura fait ses merveilleux biscuits à la mélasse. Puis mon père sortira un nouveau jeu de société de groupe qu'il a acheté pour l'occasion et nous traumatiserons probablement Nicolas, le chum de ma soeur Laurence et le chum de ma cousine Mélissa par notre trop grand enthousiasme. Ma grand-mère ne voudra pas jouer, puis finalement s'avérera la meilleure de la famille. Ma famille s'arrangera pour paraître le plus intense possible devant le nouveau venu, le chum de ma cousine (parce que troubler les inconnus par un trop grand enthousiasme, ce n'est pas juste mon père qui le fait).

5) Le lendemain, on ira chez mon parrain et ma marraine, à dix minutes de là, et tout le monde ira faire de la traîne sauvage. Mon père n'aura pas les vêtements appropriés et sera complètement mouillé. Ma mère va nous regarder et prendre des photos. Mon cousin Vincent essaiera de glisser debout et s'obstinera pour construire un « jump » en bas, que nous détruirons dès qu'il a le dos tourné. On retournera tous en dedans où Marie-Claude nous proposera des chocolats chauds. Nous aurons les cheveux dans un état qui dépasse tout entendement, le bas de nos pantalons sera mouillé de neige et nos joues brûleront encore du froid.

6) On reviendra chez nous et pour déjeuner on aura toutes les merveilles du monde : oeufs, bacon, saucisses, croissants, muffins, fromages, fruits. Puis on déballera nos cadeaux. On aura plus hâte que les autres voient nos cadeaux que de recevoir les nôtres. On fera durer le jeu en pigeant nos tours de déballage. On essaiera de deviner qui nous aura pigé dans l'échange (on est trop paresseux pour aller acheter des cadeaux pour chacun des membres de notre famille -- non pour vrai, on ne donne juste pas beaucoup de cadeaux dans notre famille, directive de mon parrain qui promeut la simplicité volontaire, et qui, avec les années, a réussi à nous convaincre des bienfaits de la chose --, donc on pige un nom). Je vais écrire une carte de Noël pour ma mère et elle va pleurer. Supposément parce que j'écris bien, mais en fait elle pleure à rien, alors je ne me donne pas trop de crédit. Quelqu'un achètera de la réglisse noire à mon père, parce qu'il est le seul à aimer ça dans la famille et qu'il n'en mange apparemment qu'à Noël.

7) Dans l'après-midi, on écoutera les DVD reçus dans un cadeau ou un autre. Mon père et Nicolas trouveront encore un moyen quelconque de nous faire écouter Transformer. Je m'éclipserai en prétextant aller lire un de mes cadeaux.

8) On fera une raclette pour souper, puis on mangera de la fondue au chocolat, puis on ira dans le spa (probablement la seule fois qu'on y va de l'année). Ma mère nous obligera à mettre une tuque pour pas qu'on attrape le rhume. Mon père n'en mettra pas. Nicolas n'en mettra pas. Nous n'en mettrons pas. Ma mère finira par mettre un bandeau.

9) Le 27, mon père apportera ses haut-parleurs au travail et mettra de la musique de Noël à la plus grande joie de tous les employés. Je lèverai les yeux au ciel. Ma patronne dira qu'elle n'aime pas la musique de Noël. Un vote collectif obligera mon père à mettre de la musique normale. On me demandera de brancher mon Ipod. On se rendra compte que j'écoute vraiment de la mauvaise musique. On arrêtera la musique.

10) Le 28, mon père va encore s'émouvoir sur le peu de trafic qu'il y a et me dira encore une fois à quel point il est judicieux de travailler entre Noël et le Jour de l'An. Il ajoutera au passage qu'il adore sa nouvelle voiture. On fera une blague sur la Malibu, que nous avons abandonnée chez le concessionnaire. On éclatera de rire.

Noël dans ma famille. Toujours un immense succès. Rien de trop beau pour nous.

lundi 5 décembre 2011

Satisfaction

J'ai finalement eu un rendez-vous chez l'orthodontiste il y a vingt minutes. Là, j'attends mon train de 12 h 17 à la gare de Rosemère. Je suis arrivée d'avance, donc j'ai eu le temps de m'acheter un thé pour emporter. Parce que je m'étais fait une théière chez nous... mais comme à mon habitude, après avoir fait bouillir l'eau deux fois, j'ai oublié le thé sur le comptoir, sans jamais le verser dans une tasse.

Alors, le rendez-vous. Ça faisait six mois que je le repoussais, parce que je suis une trop grande procrastinatrice pour avoir la force de prendre le téléphone et de prendre un rendez-vous. Et puisque je suis censée avoir un rendez-vous chaque six mois... j'étais en retard. La dernière fois, elle m'a dit que si je continuais de ne pas assez porter mon appareil, mes dents allaient affreusement crochir et qu'ils seraient obligés de me reposer des broches (bonne blague, bande de perfectionnistes).

Ce qu'il faut savoir, c'est que j'ai porté des broches pendant sept ans. De 12 à 19 ans. Pendant six ans, j'ai accepté mon sort avec impassibilité. La dernière année, je pleurais chaque fois que je sortais de chez l'orthodontiste et qu'il ne m'avait toujours pas donné de date. Je les ai portées si longtemps que la majorité de mes meilleurs amis ne m'avaient jamais vue sans broche.

Alors, les appareils, je m'en balance un tant soit peu. Je les porte juste de nuit et c'est bien en masse.

Tout ça pour dire que tantôt, une autre orthodontiste m'a dit que tout était parfait. Le rendez-vous a duré 3 minutes, c'était ridicule. So screw the appareil, raaah!

Oui, l'orthodontie me rend agressive. Désolée.

vendredi 2 décembre 2011

Ma vie vient de changer

Oh oui, jeunes gens.

Car j'ai trouvé un réseau social qui ne parle QUE DE LIVRES (je sais, j'ai mis à peu près 1 000 messages Facebook à ce propos, MAIS JE SUIS EMBALLÉE, BON). Ainsi, on inscrit les livres qu'on a lus, ce qu'on est en train de lire, ceux qu'on veut lire. On peut comparer nos lectures avec celles de nos amis (pour le moment, je n'en ai que quatre... c'est un peu triste), on peut voir les notes qu'ils ont attribuées aux livres, les critiques qu'ils en ont faites, les lectures qu'ils veulent faire. On peut s'inspirer ainsi pour nos prochaines lectures. On peut inscrire la progression de notre lecture en cours, on peut se donner des défis de lecture pour l'année suivante, on peut répondre à des quiz littéraires, on peut établir une section citations d'auteurs, on peut publier des extraits de nos propres écrits, on peut aimer et commenter les lectures de nos amis, on peut créer des « bookshelves », donc des étagères par catégorie (on crée nous-mêmes nos catégories... donc pour l'instant j'en ai certaines dont « Secret-reading » pour mes lectures honteuses, « Why-oh-why » pour les livres qui m'ont fait souffrir tellement ils étaient nuls, « Scottish-raawr » pour les livres à contenu écossais, etc.)..................... LE PARADIS.

Un vrai petit cyberclub de lecture. Et en plus, croyez-le ou non, ça me motive plus à lire quand je sais qu'on surveille ma progression, qu'on me demande comment je trouve ma lecture, etc. Parce que mine de rien, j'ai des milliers de livres à lire avant ma mort et j'ai souvent besoin d'un bon coup de pied dans le derrière. 

Par contre, je tiens à vous prévenir que vous deviendrez vite obsédé à retracer toutes vos lectures depuis votre enfance, à cliquer sur tous les livres que vous voulez lire, à commenter toutes les lectures, à catégoriser tous vos livres, etc. Ça me donne envie de me partir une librairie de livres usagés tout ça.

Je vous enjoins donc fortement à vous joindre au groupe si vous êtes des amateurs de lecture (le futur appartient aux geeks) ==> http://www.goodreads.com/annemariecoutu (faudrait vraiment que je me recycle dans le marketing de sites Internet). Ainsi, vous pourrez m'ajouter comme amie (youuuuhou!) et admirer à quel point je lis des romans douteux (et je les aime, pardi!), avec parfois quelques rares éclairs de bon goût. Au moins vous n'aurez pas l'excuse de dire que vous lisez des livres mauvais qui ne valent pas la peine d'être mentionnés... parce que dites-vous que j'ai osé mettre des livres pas possibles dans ma liste. Faut quand même s'assumer jusqu'au bout. 

Bref, c'est super plaisant. Ça permet d'engendrer des débats littéraires pas croyables. Et moi j'aime les débats littéraires. 

Alors voilà. Je devais le partager au vu et au su de tous. Parce que ma vie est cool comme ça.

Je pense qu'il serait grand temps de répéter : Mais où s'en va ma vie, vraiment?