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jeudi 22 décembre 2011

Vacances, Français et cadeaux de Noël

Alors ouais. Je suis maintenant officiellement en congé des Fêtes, c'est-à-dire que je ne travaille plus d'ici Noël. J'aurais pu travailler demain. Mais j'ai envie d'être congé. C'est ça qui arrive quand on gère son horaire. Et qu'on s'appelle Anne-Marie Coutu ===> donc les vacances passent toujours avant l'argent. Je me force tout de même à travailler trois jours par semaine, BON. Aujourd'hui, j'ai appris à faire des étiquettes de "mail merge" (envoi d'une même lettre à plusieurs centaines de personnes) sur Word à partir d'une liste de noms et d'adresses Excel. Vous ai-je dit que je vénère Word? On a une vieille complicité, moi et lui. On en a passé, des heures ensemble! Une relation qui dure depuis maintenant quinze ans. À l'époque où je devais faire des compositions écrites de 50 mots en police 24. Good old days.

Ceci est peu pertinent (qu'est-ce qui l'est au fond? *Pensées profondes et philosophiques*). Alors avec zéro travail qui m'attend d'ici samedi, je n'ai plus qu'à me mettre dans l'ambiance des Fêtes. Certes, il n'y a pas de neige (la dépression me nargue sournoisement), mais mon sapin est toujours là (aussi quétaine soit-il)  pour me réchauffer le coeur, jour après jour, nuit après nuit, alors que je passe toutes ces heures à écrire.

Alors avant-hier, j'ai été prendre une bière avec Timothée de France (l'appeler comme ça lui donne un air aristocratique... alors je le laisse comme ça), venu rendre visite au Canada pour y célébrer les joies de l'hiver. Tout ça pour dire que se promener à Montréal avec un Français (ou, en fait, pas mal n'importe quel étranger) est tout à fait fascinant. Lui ou encore Clément cet été ou encore tous nos chers étudiants espagnols en échange passent leur temps à me faire remarquer plein de petites de choses intéressantes que je prenais pour acquis. Avec eux, j'ai l'impression de voyager dans ma propre ville (je ne parle PAS de Bois-des-Filion... ça, c'est un cas à part, mais bien de Montréal, ma ville mère), d'apprendre à mieux connaître mon propre pays (ici le Québec). Par exemple, Timothée me disait qu'avec Clément, ils étaient fascinés par les messages de la STM qui terminaient toujours par « D'autres messages suivront », comme si le STM tenait vraiment à coeur le bonheur de ses passagers. Alors que ces messages m'avaient toujours exaspérée, je me rends compte que ce serait probablement pire s'il n'y avait pas de message du tout. Ou encore, cette fascination des écureuils et des ratons-laveurs, considérés comme de véritables plaies ici. Sans parler des colibris (à force d'avoir trop écouté Pocahontas). Et puis, en tant que langagière, j'adore parler avec des étrangers et entendre leurs impressions sur la langue québécoise. Comme pour notre pays, j'ai appris grâce à eux à reconnaître beaucoup de québécismes auquel je n'aurais jamais pensés (« croquette de poulet », « sûrement », « voyons donc », « tourlou », « écoeurant », « prendre une marche », « barrer une porte », etc. etc.) et à découvrir l'étendue des expressions qui nous sont propres. Et je ne mentionnerai même pas tous les mots que nous utilisons qui sont là-bas des expressions sexuelles (si un étranger se met à glousser stupidement quand vous parlez et dit « Ah non non, c'est rien » quand vous lui demandez ce qui se passe, vous aurez compris pourquoi).

Et puis demain je vais dîner avec mon cher Thomas, qui repart en France pour les Fêtes, manger du foie gras et des baguettes de qualité. Pour l'occasion, je vais le rejoindre durant son heure de lunch à Sainte-Justine. Je pourrai donc faire un rapport complet sur la qualité de la cuisine à mon grand-père, ex chef cuisinier de l'hôpital, quand je le verrai samedi (par la même occasion, il en profitera probablement pour me demander si je n'ai pas vu Paul-Jean-Jacques qui travaille encore là... et que je n'aurai PAS vu).

Et parlant de samedi... me voilà qui m'emballe (get ready for it) à l'idée qu'on déballe mes cadeaux (mes jeux de mots sont mirobolants). CERTES, il n'y en pas beaucoup, parce qu'on fait des échanges partout et que chez les Coutu (famille élargie), on se donne jamais de cadeaux, par conscience non consommatrice. Mais tout de même, il y a quelque chose d'excitant à l'idée qu'on voit ces cadeaux pour lesquels on s'est cassé la tête, jusqu'à trouver ce cadeau qui correspond parfaitement aux goûts et au prix. Et de prendre, très souvent, des risques par originalité. Souvent, à Noël, j'ai si hâte qu'on voit mes cadeaux que je ne me souviens que le jour de Noël que moi aussi j'en aurai. Et alors je deviens à peu près euphorique, parce que je sais que mes proches connaissent trop mes goûts et m'achètent souvent quelque chose que je vais adorer (je pense à ce dictionnaire anglais-français des proverbes québécois que Sara m'avait acheté, ou encore la série Blanche que ma mère m'avait donnée, ou encore l'ensemble de plumes de la part de Laurent [j'ai d'ailleurs vidé toutes les cartouches d'encre à force de me prendre pour Jane Austen... c'est malheureux], ou encore ce macaron avec une photo de « Scottish Breakfast » qu'Ève m'avait fait importer d'Écosse, ou ce double DVD « Flashdance / Footloose » qu'Isabelle m'avait offert, sans parler des DVD de Braveheart et de Le Patriote que Laurence m'avait dénichés, entre autres cadeaux aussi cool les uns que les autres ». J'adore Noël. Chaque fois, j'avoue même rester surprise qu'on me connaisse tant. Puis je me souviens qu'avec mon Facebook, c'est pas trop trop difficile. Mais qu'importe. Être secrète, ça ne mène à rien. Et les gens mystérieux et secrets reçoivent des chandelles et des savons à Noël. Et moi, j'ai peur du feu et je fais des réactions allergiques à bien des savons. Et si je n'y suis pas allergique, je les laisse dans ma chambre des années durant à attendre le moment idéal pour les utiliser, jusqu'à ce que les savons sentent la poussière et que je les jette. Vaut mieux prévenir que guérir, jeunes gens.

C'est tout (oui, enfin).       

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