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dimanche 26 décembre 2010

Un peu de poésie, les amis

Parce que je fais encore tout pour procrastiner (oui, oui, même en vacances, je proscratine sur mes projets de vacances... ça devient d'un pathétique... vraiment troublant), j'ai décidé de rédiger un poème, OUI OUI. Parce que tout le monde sait que mes poèmes sont SI beaux. Not.


Soirée à Ste-Angèle
Est-il tard?
Papa et Marie-Claude jouent à Rummy
Peu d'espoir
Que la soirée finisse passé minuit
Il est vrai
Il y a peu d'endroits aussi paisibles
C'est un fait
Se coucher tard ici est bien risible
Que de plaintes!
Alors que le ciel est aussi étoilé
Quelle atteinte!
Que d'insulter ainsi la zen soirée
Tout de même
Marcher sous les étoiles serait bien mieux
Ce que j'aime
C'est plus de rythme, moins de silencieux
Une bonne blague
De volontairement s'activer
J'ai un lague
Je suis pourtant une paresseuse née
Ah Seigneur!
Je pense qu'au Rummy j'irai jouer
Il est l'heure
Peut-être plutôt d'aller me coucher.
J'en profite pour remercier mes amis de leurs merveilleux cadeaux de Noël : un collier adorable de la part de Marie-Lou (je l'ai déjà porté et j'ai déjà reçu des compliments, oui oui), des Ferrero Rocher de la part de Sara (hihihi, tu es la meilleure), un macaron "Full Scottish Breakfast" de la part d'Ève (j'en reviens toujours pas à quel point c'est cool), une "tunique" de la part de Jimmy et Laurent (finalement la taille est bonne, yup) et un livre "Vie de merde" co-écrit par Pénélope Bagieu de la part d'Étienne (très approprié et je l'adore... des bons moments d'hystérie, as always). Voilà! Mes amis, c'est les meilleurs. :) Session de téteusité, terminée.
Je vous conseille d'ailleurs le blogue de Pénélope Bagieu, une pure merveille. C'est une bédéiste parisienne qui a des habitudes de vie drôlement semblables aux miennes. Et elle aussi réussit à tenir un blogue complet là-dessus. La seule différence, c'est que elle est populaire. J'aime croire que je suis underground. As if. ==> http://www.penelope-jolicoeur.com/
Sur ce, JOYEUX NOËL ET BONNE ANNÉE. Je devrais réécrire d'ici très bientôt.
Parce que c'est si pertinent.

jeudi 16 décembre 2010

PLUS DE THÉ (aka une autre journée dans ma passionnante vie)

Eeeeeeeh oui, une autre journée au travail. Et qui dit travaille, dit beaucoup de temps pour réfléchir, sacrer intérieurement et rire en silence.

Mon défi de traduction du jour (et c'est dans ces moments-là qu'on peut faire ravaler leurs paroles à tous ceux qui disent que la traduction est facile) : Manage an operations team accountable for the implementation and support of new and existing products and procedures [jusque là, rien de dramatique] including management of Automated Underwriting, PLPSS, EDI, E-acces tools as well as the RSP function for direct and broker intermediated channels.

À partir de PLPSS, c'est à ne plus rien y comprendre. Parce PLPSS, EDI et RSP, J'AI AUCUNE IDÉE C'EST QUOI. Donc, une heure de recherche plus tard, je parviens ENFIN à trouver ce que je CROIS être une traduction :
PLPSS : Personal Lines Policy Sales and Service (mais oui, on est censé savoir ça en le lisant, voyons...) => Politiques de service et de vente de l'assurance des particuliers.
EDI : Electronic Data Interchanged => Échange de données informatisées
RSP : Risk Sharing Pool (je l'ai cherché longtemps en MAUDIT) => Groupe d'échange des risques.

Bref, jusque-là, c'est pas siiiii pire, c'est beaucoup de recherche, c'est tout. Mais tout se trouve. Dieu bénisse Internet.

Mais la dernière partie de la phrase (à partir de « as well »)!!!! Atroce, dis-je, atroce. J'en ai conclu qu'ils voulaient sûrement dire que le titulaire du poste doit effectuer des tâches du groupe d'échange des risques tant auprès des clients directement que par l'intermédiaire des courtiers (pour ce que ça veut dire). Oh la pure joie.

Mais je l'avoue : j'ai adoré ça :). Y'a rien comme un bon vieux défi de traduction.

Je continue.

Aujourd'hui, Lisa (autrefois ma patronne quand Julie était en congé de maternité) est venue à Anjou de Toronto et a emporté (évidemment) une tonne de nourriture. Comment savoir que Lisa est passée? Regarder s'il y a de la bouffe. Eh bien, puisque tout le département est au régime (et j'exagère à peine), toutes les confiseries arboraient un Post-it avec leur nombre de points (les points Weight Watcher) : une ÉNORME boîte de chocolats suisses (3 points pour 4 chocolats... pour vous donnez une idée, quelqu'un comme moi aurait droit à environ 21 ou 22 points par jour max.), une boîte de biscuits divers (vous savez desquels je parle... ceux qu'il y a tout le temps dans tous les partys de Noël et qui ont tout le temps un goût simili louche... 1 point par biscuit), des minis biscuits en pain d'épice (2 biscuits pour 1 point), des Swedish Berries (3 points pour 11 jujubes) et des jujubes sucettes (2 points pour 5 jujubes).

Aussi bien dire que c'était la débauche totale. Le « bureau à nourriture » (qui sert officiellement à contenir toute la nourriture -- habituellement de la nourriture diète -- et l'agrafeuse pour la photocopieuse) se situe juste devant mon bureau. Alors toute la journée, j'ai pu observer les employés prendre une bouchée sucrée avec un air coupable... et revenir, et revenir, et revenir. Chaque fois, ils m'adressaient un petit sourire contrit, semblant dire : « Je n'y peux rien, c'est à côté de la photocopieuse ». Chaque fois je devais répondre par un traditionnel « Eh la la » faussement réprobateur.

Ma découverte du jour : le site La langue au chat. Dictionnaire d'anglicismes et d'impropriétés étonnamment complet et très pratique lorsque nous n'avons pas de Multidictionnaire ou de Colpron à portée de main.


Mes objectifs pour les vacances

Avertissement : ils seront probablement tous bâclés.

- Terminer d'écrire mon roman (me reste plus que deux chapitres! :O)
- Lire le Lexique des difficultés du français écrit (C'est beau de rêver)
- Lire le Delisle et m'en imprégner (trop de motivation, ça risque de tomber d'ici 15 minutes)
- Écrire des cartes de Noël pour tous mes amis proches et ma famille (déjà deux de faites... en reste plus que 16)
- Faire du crazy carpet
- Terminer les livres Harry Potter (que j'ai recommencé à lire en mai et que je n'ai toujours pas finis... faut dire que j'ai eu une interruption en Écosse où je n'ai réussi qu'à acheter Harry Potter and the Prisoner of Azkaban... qui m'a tout de même coûté 6 £)


Voilà. :) C'est beau d'être en vacances.

lundi 13 décembre 2010

Licorne, synonyme de procrastination

Ma nouvelle passion (des plus gênantes) : Robot Unicorn Attack. Ne posez pas de question. Je peux juste pleurer sur ma vie en paix.

Sur ce, je vais continuer mon TP (as if).

The end.

vendredi 3 décembre 2010

Entraînement et trafic

Aujourd'hui, j'avais une rencontre (fabuleuse) avec mon entraîneur pour qu'elle me fasse un programme d'entraînement. Bref, la joie. Je trouve les entraîneurs assez naïfs, les pauvres. Non mais dans quel monde vivent-ils, pour l'amour de Dieu? Elle me dit : « Ce serait bien si tu essayais de venir trois fois par semaine au lieu de deux ». Je lui réponds (rires mentaux très bruyants) : « Écoute, ma motivation à venir deux fois est déjà assez défaillante. On verra pour la troisième fois, hein ». Et elle de rétorquer : « Oui, je comprends, mais tu vas voir, on y prend vite goût ». HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAHA. NAÏVETÉ. Est-ce qu'elle se souvenait que j'avais répondu, trois minutes avant, « sédentaire » à mon mode de vie? C'est triste comme ça.

Quelques secondes plus tard, elle me demande : « Est-ce qu'il y a des parties de ton corps qui sont moins flexibles? ». Euuuuuh? Est-ce que je suis censée toutes les nommer? Bref, la réponse fut : « Euuuurf, ben là, mettons que je suis minimalement flexible? Mais pas tant? ». JE L'SAIS TU, MOI? était ma pensée. Je ne sais pas je suis supposée me comparer à qui/quoi.

En tout cas. Moi et l'entraînement, c'est pas toujours gagnant.

Sur le chemin du retour, j'ai encore oublié à quel point le trafic de Bois-des-Filion est la chose la plus horrible du monde. J'entends déjà vos réactions : « Franchement, BOIS-DES-FILION, à quel point il peut y avoir de trafic? ». Si seulement vous saviez, jeunes naïfs, si vous saviez. C'est tout bonnement atroce. Tout Filionois qui se respecte connaît au moins trois chemins alternatifs pour se rendre chez lui. Tout pour éviter l'infâme boulevard. Sincèrement, si je dois encore attendre cinq lumières pour tourner de la 335 (qui est plus loin, à Laval, la 19 et, à Montréal, le boulevard Papineau) à Adolphe-Chapleau (selon l'endroit : Côte-Terrebonne, Grande-Côte, chemin d'Oka, 344), je me tire une balle. C'est affreux. Et aujourd'hui, je me suis dit : « Non, je reviens de l'entraînement, j'ai pas envie de me tuer le mollet, je vais passer par derrière ». MAIS OH QUE C'ÉTAIT UNE MAUVAISE IDÉE. Croyez-le ou non, la montée Gagnon était aussi complètement bloquée. Résultat : beaucoup de jurons de ma part. Et les transports en commun ne sont pas mieux. J'veux dire : on passe aussi par Adolphe-Chapleau, aka L'Infâme. S'ils pouvaient terminer de reconstruire le pont de la rivière aux Chiens, à Lorraine, ça aiderait. Bande de Lorraineux gossants. Pff.

Bref, qui a hâte que la 19 soit prolongée? MOI. Merci bien. D'ici 2015, DIT-ON. Mais bon, puisqu'on dit ça depuis 1970, je commence à être dubitative.

Séance de chialage finie. :)

mardi 23 novembre 2010

Doux novembre

Après deux mois de débat intérieur, j'ai finalement décidé d'arrêter mon choix sur Anne of Green Gables pour faire mon travail de session en traduction littéraire. Le travail consistera en une analyse et une traduction commentée d'un extrait provenant d'une oeuvre de notre choix. Très excitant, aucun doute là-dessus, mais assez difficile vu la vastitude de romans, de poèmes et de tout écrit littéraire qui s'offraient à nous.
Pourtant, j'aurais dû choisir avant, mais j'ai hésité, j'ai cherché quelque chose de plus poussé et complexe à traduire. Dès qu'il nous a parlé de ce projet, j'ai tout de suite pensé à Anne. Je connais son histoire depuis mon tout jeune âge, quand mes parents nous faisaient écouter la minisérie avec Megan Follows (excellente, d'ailleurs, si je peux me permettre). Puis lorsque j'avais 9 ans, nous sommes allés à l'Île-du-Prince-Édouard où nous avons visité la célèbre maison aux pignons verts. Derrière la maison, il y avait un petit sentier qui s'aventurait parmi arbres, buissons et ruisseaux pour nous décrire la vie de l'auteure, Lucy Maud Montgommery. Naïve comme je l'étais alors, je pensais sincèrement qu'elle avait écrit ses romans alors qu'elle était enfant... toutes les photos qu'on voyait d'elle la représentaient alors qu'elle était encore jeune fille. Ça m'a pris plusieurs années avant de comprendre que ce n'était qu'un choix étrange de la part des éditeurs de ses romans de mettre une photo d'elle jeune... peut-être pour nous rapprocher de son personnage, Anne.
Oh bref. Je n'ai jamais été aussi impressionnée de toute ma vie qu'en visitant cette demeure. Pas de blague. Peut-être était-ce parce que j'avais 9 ans. À cet âge-là, on est facilement impressionnable. Mais je n'ai pas beaucoup changé, un rien m'enchante.
À 15 ans, je me suis décidée (finalement) à lire les huit tomes qui constituent la série des Anne. C'est avec Anne que je suis tombée amoureuse de la poésie. Ce personnage me fascine plus que tout. Poétique, mélodramatique à fond (et rajoutez-en!) et horriblement orgueilleuse (elle a tout de même détesté Gilbert Blythe pendant cinq ans parce qu'il avait insulté ses cheveux roux lors de leur première rencontre... à 11 ans). Bref, je ne cesserai jamais de faire ses éloges. Je l'adore.
Et voilà pourquoi j'ai décidé de choisir ce roman. Et j'ai choisi le premier parce que c'est le meilleur.
Me reste encore à choisir l'extrait. Mais bon.
Je feuillette ma belle édition de « Anne of Green Gables ». Si je me souviens bien, je l'ai achetée dans une petite boutique de livres usagés en Caroline du Nord, pour un modique 3,50 $. J'ai acheté au même moment « Persuasion » et « Northanger Abbey » de Jane Austen. Bref, dans la page de garde du roman, il y a d'écrit : « Margaret Milligan, 1957 at Christmas ». Selon l'écriture, je dirais que Margaret devait avoir environ douze ou treize ans. Vous imaginez cette petite fille américaine des années 50 qui a reçu ce livre tout vert? Et cinquante ans plus tard, elle le vendait dans une boutique de livres usagés parce qu'elle déménage (ne sait-on pas?) dans le sous-sol de son fils aîné suite à la mort de son mari (atteint d'un cancer de la prostate). Oui, c'est inventé, mais c'est fort probable, non?

Bon, allez, sujets plus cocasses. Mon père a acheté un « poush-poush » à l'odeur de sapin. Et il se plaît à passer dans le salon et nous carabiner le nez de bouffées de sapin. Pas drôle du tout. Ça lui rappelle son enfance. Pour l'instant, nous on va mourir étouffées. C'est certain.

J'ai commencé à prendre des cours de zumba, une espèce de danse aérobique avec mouvements de danses latines. J'adore. Ça nous permet de nous trimousser par-ci par-là. Et une section du cours est dédiée à la danse africaine. J'aime la danse africaine, on peut faire des mouvements de bras vraiment trop exagérés et secouer les fesses comme des folles furieuses. Je vous laisse visualiser.

Je suis allée voir Harry Potter (le film et non la personne... ce qui serait un peu plus complexe, voire impossible) aujourd'hui. Je suis officiellement tombée amoureuse de Ron. C'est dit.

Sur ce, je vous l'annonce : j'ai hâte qu'il neige. Pas pour aller skier, comme plusieurs, mais juste pour regarder la neige et la sentir craquer sous mes pieds quand je marche. J'adore ça. J'adore l'hiver. On en a eu un aperçu agace cette fin de semaine en allant couper des sapins chez Michel (à Sainte-Angèle, pays nordique et très perdu au fond de la Mauricie... à vingt minutes de Saint-Élie-de-Caxton, tiens) pour décorer notre cour.

Bonne nuit! Et je vais essayer de cesser de cesser d'écrire. Oui. J'ai même pas d'excuse pertinente. Ma vie est toujours aussi pathétique alors ce n'est même pas comme si je n'avais pas de matériel à exploiter.

mardi 9 novembre 2010

Petit hommage à mon métier

Est-ce possible d'aimer autant le français? Je ne pense pas. J'en suis folle amoureuse. Je pense à lui, je frémis. Il me fait sourire, me donne des papillons à l'estomac. Ceux qui pensent que la traduction est une histoire de langues se trompent grandement. La traduction, c'est l'amour passionné d'une seule langue, un amour si grand que nous souhaitons tout transférer dans cette langue. Il n'y a rien de plus satisfaisant dans la vie qu'une traduction bien faite, fluide et idiomatique.
Je ne crois pas vraiment au coup de foudre. Rien ne peut être immédiat dans la vie. Tout est dans l'apprivoisement, l'apprentissage, la découverte. Chaque jour, j'aime un peu plus mon futur métier. Chaque fois que j'ouvre un dictionnaire et que j'apprends un nouveau mot, un nouvel anglicisme ou une nouvelle règle de grammaire, j'en ai des frissons de bonheur. Vraiment.
Je ne peux pas m'approcher d'un crayon ou d'un papier sans avoir une envie tenaillante (oui, Étienne, je te vole ton "tenailler" que tu as utilisé dans l'examen de traduction. Ça m'a inspirée) d'écrire. Certains jours, je suis à l'école et je n'attends que le moment où je pourrai rédiger quoi que ce soit, de préférence mon roman, sinon mon blogue, ou encore un statut Facebook (quand je n'ai vraiment pas beaucoup de temps, haha).
Je suis en train de lire « La traduction est une histoire d'amour » de Jacques Poulin et c'est tout simplement un pur délice. Le personnage principal, traductrice comme moi (ou plutôt, comme je le serai bientôt), nous donne ses impressions sur son métier (entre autres choses) et je trouve ses observations si près des miennes que j'en suis troublée. Je ne peux pas m'empêcher de sourire lorsqu'elle dit qu'elle préfère utiliser « chaise berçante » parce que les mots offrent une plus belle musique que « berceuse » qu'on devrait utiliser. Il n'y a qu'un langagier (désolée, c'est un québécisme) qui puisse se préoccuper de ce genre de choses.
C'est une chose que j'ai remarquée. En général, tout le monde se fout, mais presque éperdument, du français. Je ne dis pas que tout le monde écrit mal. Ce n'est pas du tout le cas. Mais certaines personnes qui écrivent sans faire de fautes se fichent pas mal de savoir si une expression est un anglicisme, un québécisme ou une impropriété. Comme me l'a fait sagement remarqué ma meilleure amie, « À quoi bon? Tu me comprends, je te comprends et dans cinq ans, ce mot-là va être entré dans l'usage et accepté de tous ». C'est un fait. Quand je dis que « contrôle », « réaliser » et « développement » sont des anglicismes dans certaines de leurs acceptions, personne ne m'écoute. Même moi, je suis parfois tentée d'être lâche et d'utiliser des traductions faciles.
Mais c'est la beauté du français : la variété et la précision. Oui, on me comprend parfaitement quand je dis ces mots dans leur mauvais sens, mais on me comprend autant lorsque j'utilise des formes plus précises. Et ma pensée est plus détaillée. Car de mon point de vue, écrire bien, c'est écrire avec précision. Et j'adore les détails. Autant quand je raconte des histoires que quand j'écris des romans. C'est dans mon tempérament. J'aime les descriptions.
Alors peut-être que pour le commun des mortels, dire « contrôler » dans le sens de « maîtriser » ça ne change rien, mais pour moi, c'est toute ma vie. C'est mon futur métier, ma passion.

Alors voilà. Je me sentais l'âme à écrire ce soir. Ça me démangeait (oui, c'est encore un québécisme. Voyez comme ils sont discrets. Mais je les aime bien, ils font plus « chez-moi »).

Voici une petite citation de mon roman, pour vous réchauffer le coeur :

« Du même souffle, il citait la fameuse phrase de Heidegger : "Le langage est la maison de l'être". [...] Poussé par les questions de l'interviewer, monsieur Waterman disait que, pour lui, maison signifiait abri, refuge. Par déformation professionnelle, j'eus le réflexe de consulter le Petit Robert. [...] Au mot refuge, je trouvai la description suivante : "Petite construction en haute montagne, où les alpinistes peuvent passer la nuit." C'était à mon avis la meilleure définition du roman »

jeudi 28 octobre 2010

Inspiration à l'école des sorciers.

Parce que les cours de traduction littéraire sont une infinie source d'inspiration et que les tests Facebook de "Which Harry Potter character are you?" sont trop accessibles, Ève et moi avons composé de beaaaaaaaux poèmes :

Anne-Marie :

Moi Cedric
Toi Narcissa
"Quelle justice y a-t-il à cela?"
est ta réplique.
Tu es empreinte de jalousie,
folle souris.
Tout le monde sait que Facebook est très fiable.
J'pense que c'est toi qui est irritable.
Mais n'oublie pas
Oh n'oublie pas
Que tu es ma sweet honeybee :)

(Contexte du dernier vers : chanson du film Juno que je chantais au début du cours)

Réplique de Ève :

Wow, merci Cedric!
T'es peut-être parfait,
mais t'as pas de fric!
Moi si : j'ai marié un Malefoy,
Quelle bonne idée, ma foi!
Tu es sans doute le meilleur,
mais tu es encore mineur.
Tu vas devoir fêter l'Halloween sans alcool
Pas de bol!
(Mais t'inquiète pas, je te donnerai un verre ou deux,
pour que tu t'amuses et que tu te sentes vieux)

Ouais, on est geek comme ça.
Acceptons-le.
Vive Harry Potter.

mercredi 27 octobre 2010

Je suis une grosse patate lâche.

Aujourd'hui, pleine de bonnes résolutions, j'ai décidé d'aller m'entraîner chez Énergie Cardio avec Marie-Lou. Une première à vie.

Alors la vendeuse me demande :

« Vous vous êtes déjà entraînée auparavant dans un centre d'entraînement? »

« Non. »

« Est-ce que vous faites une activité physique régulière? »

« Non. »

« Est-ce que votre travail est sédentaire? »

« Oui. »

« Travail de bureau? »

« Oui. »

C'EST GÊNANT.

« Pourquoi voulez-vous vous entraîner? »

Moi, en pensées : « T'AS PAS ENTENDU CE QUE JE VIENS DE DIRE? JE SUIS UNE GROSSE PATATE LÂCHE ».

Moi, en vrai : « Euh? Pour me remettre en forme? »

Ouain. L'entraînement, que de plaisir. J'ai découvert que j'aime bien l'élliptique, je pourrais en faire très longtemps sans troooop me fatiguer et en me fatiguant en même temps (je sais pas si vous comprenez. En tout cas). Regardez-moi bien dans deux mois. Jessica Alba sera jalouse de moi. (Oh, j'entends très bien vos « You wish ». Pas très gentil).

Sur ce, je vais rêver de nourriture, m'en abstenir et faire une sieste.

dimanche 24 octobre 2010

Danse à Maskinongé (oh yé).

On aura beau dire ce qu'on voudra, Maskinongé est une ville très respectacle. En effet, les villes de Louiseville, Ste-Ursule, St-Léon, St-Élie-de-Caxton et St-Paulin (qui n'a malheureusement aucun rapport avec le fromage du même nom, mais c'est là que mon arrière grand-tante Florence vivait) font toutes partie de la MRC de Maskinongé. Alors voilà, les preuves sont faites : Maskinongé est une ville très bien à quelque vingt minutes de voiture de Ste-Ursule, aka l'endroit où ma chère grand-mère vit.
Ainsi, hier soir, en ce beau samedi, alors que toute la jeunesse cool se trémoussait dans les clubs de Montréal, moi j'étais à Maskinongé pour assister à la danse mensuelle de la ville. C'est-à-dire, pour ceux qui croient encore que j'ai la moindre coolitude, une soirée de danse en ligne.
Alors, voici les éléments charmants de cette soirée top-class :
1) Le trucker qui dansait trop bien le country : il y avait un homme dans la quarantaine (je dirais) qui portait une camisole blanche, une paire de jeans et des bottes de cowboy. Et l'homme dansait avec BEAUCOUP TROP d'enthousiasme le country.
2) Ma grand-mère a une très sympathique partenaire de danse qui s'appelle Huguette.
3) La danse « Ojos Negros » apporte beaucoup trop de jeux de mots de la part des personnes âgées (ça a fini en « Au 'âble la grosse »).
4) Un vieux monsieur ressemblait à Yoda : petit, renfrogné, grosses joues, grosses arcades soucilières, sourcils broussailleux et petites lèvres.
5) Il y avait un homme qui était trop dedans à la fin de chaque danse. « Yeah! Bonne danse, bonne danse! ». Mouain.
6) Mon père : « Oh, un slow country, ça c'est cochon! » (ton ironique). Jean-René, ami de feu mon grand-père : « Ah ben j'embarque! ». Eh la la.
7) Notre plus grand éclat de rire : une danse en ligne en couple complètement désordonnée. À la fin de chaque pas, une personne se retrouvait celle juste devant notre table et avait exactement la même face que quelqu'un qui vient d'apprendre qui est à surprise sur prise. Eh ouais. Hilarant.
8) Le clou de la soirée : le slow sur la chanson « Les ombres de la nuit, c'est nous », aka la chanson la plus quétaine et langoureuse au monde (ouais, elle bat même « Wicked Game »).
9) J'AI GAGNÉ DIX DOLLARS AU TIRAGE. C'est sûrement le premier tirage que je gagne de toute ma vie. VICTOIRE PERSONNELLE.

:) Vous pouvez me juger. Je le permets.

vendredi 22 octobre 2010

Mi-session (The End)

Bonjour tous.



À cause de cette merveilleuse mi-session, j'ai vaguement négligé mon devoir de blogueuse.



Je chiâle bien, je chiâle bien, mais la mi-session n'était pas si pénible. Je n'ai juste pas eu de temps pour faire mes passe-temps habituels (écrire tout particulièrement). Mais la situation est rétablie et, mieux encore, C'EST LA SEMAINE DE RELÂCHE (que certains se plaisent à appeler la semaine de lecture... mais admettons-le, on s'en sert pour fouerrer et reprendre nos énergies).

Parlons sérieusement. Ce soir, je m'en vais à une soirée de danse (entendre, soirée de danse en ligne) avec ma grand-mère et mes parents. Eh oui. Avec un peu de chance, je vais me trouver un partenaire de 75 ans (je ne prévois pas avoir beaucoup de difficulté). Doux Jésus. Certains me diront « POURQUOI? » (certains me l'ont déjà dit) et à cela je réponds : « Pourquoi pas? ». J'essaierai de prendre des photos pour le plus grand plaisir de tous.

Sincèrement, en ce beau samedi matin, je n'ai pas grand chose d'autre à ajouter. Manque d'inspiration. Sûrement parce que je suis en train de lire Harry Potter and The Goblet of Fire et c'est siiiiiiiiii bon. :)

FML. Héhé.

Anne-Marie.

mardi 12 octobre 2010

Le fin fond des bois

Bon, eh bien, je reviens tout juste d'une merveilleuse fin de semaine de l'Action de Grâces dans les Laurentides. Comme à chaque année, nous avons décidé de s'exiler au camping de Saint-Faustin-du-Lac-Carré, un charmant petit camping dans le Centre touristique et éducatif des Laurentides.

Alors voilà. Ma chance unique dans cette histoire : passer la fin de semaine seule avec mes parents. Eh ouais. Au programme, rien faire, rien faire, rien faire, et ah, rien faire. On insère là-dedans un peu de randonnée pédestre à -32732°C et voilà! On a le topo. Bien évidemment, j'ai adoré ça. Il n'y a rien comme être bien au chaud emmitouflée dans une couverture dans le motorisé en train de lire La Presse (d'ailleurs, je trouve qu'on réagit vraiment trop avec cette histoire de « chair à canon ». Non mais, on s'entend pour dire que tout le monde au Québec -- ou presque -- est contre la guerre, mais que parler des soldats en ces termes était assez maladroit merci. Bon. Fin de l'histoire. Passons à un prochain appel)!


La fin de semaine s'est continuée à Vendée, terre du chalet de mes grands-parents et village ô combien plein de vie (faux). Bref, mon père s'était mis en tête de trouver des « éléments qui rendraient plus naturelles » sa cascade homemade dans notre cours en ville. Alors, pleine de joie, je l'enjoigne à me faire faire un tour de trois-roues (1. Oui, nous avons encore un trois-roues, il date des années 70, c'est une antiquité, mais il fonctionne très bien. 2. En effet, je suis incapable de le conduire, même si j'ai déjà un peu appris... de toute façon, je suis presque certaine que mon grand-père me l'interdirait... il hésite encore à me laisser partir seule en pédalo). EH BEN. On allait à 2 km/h et mon père s'arrêtait à toutes les trois secondes pour me demander d'aller ramasser une roche (oui une roche) qu'il trouvait particulièrement jolie. L'apogée : il trouve avec ma mère un tronc mort de DIX PIEDS qu'il décide de ramener à la maison. Oui oui. On a maintenant une belle branche géante morte dans notre cours. Mais mon père nous assure que la cascade va être « beeeeen belle » (j'exagère, il ne parle pas comme ça).


Oh, j'oubliais. Ève voulait que je précise que le bébé qu'elle a dessiné sur mes notes de cours était tout à fait pertinent : j'étais en train de lui raconter mes péripéties de traduction de politiques de maternité.


Parlant de travail, ma patronne me rencontre l'autre jour pour m'annoncer que je pouvais maintenant traduire des profils d'emploi de la maison, parce que nous sommes en retard pour ce projet et, bref, ils ont besoin que je travaille plus (si on résume). Elle me dit : « Ben je n'ai pas vraiment un nombre d'heures précis... mais tu peux en faire quand tu n'as rien d'autre à faire et que tu t'ennuies ». Suis-je la seule à qui ça n'arrive JAMAIS? Quand je m'ennuie, j'écris, je lis ou ben je squatte Facebook, mais je ne pense jamais à faire du travail. Si je suis vraiment dedans, je fais des devoirs. En tout cas, on verra bien ce que ça va donner. Faudrait que je le fasse. C'est pas comme si j'avais pas de problèmes d'argent. D'ailleurs, mon père ne cesse de me sourire en me disant : « Alors, tu viens travailler avec moi demain? T'as du temps libre ». Pff.


Revenons à cette fin de semaine. Vu ma situation géographique très éloignée, je n'avais pas Internet et je devais faire un travail d'équipe pour notre cours de traduction avec Étienne. Résultat : on a dû se la jouer old school et faire le travail par téléphone. Et je cite donc Étienne : « Me semble que ça va mal penser au téléphone, tsé on a le téléphone sur une oreille et tout...». HAHAHA. Bon, dans le contexte, ça paraissait moins drôle, mais quand isole cette phrase, je trouve ça marrant.

Bon voilà. Assez parlé pour l'instant.

mercredi 6 octobre 2010

Tout un impact sur ma vie.


(Dimanche)


On atteint des sommets. Nous sommes allés chez Jean-Baptiste (restaurant), en plein Festival de la galette (nous sommes tellement intrépides). Je vous fais le topo de l'endroit : premièrement, la décoration respectait le nom de l'endroit, c'est-à-dire qu'il y avait un vitrail de Jésus tenant une brebis et une icône de Marie tenant Jésus (un peu plus et on fait des sophismes : si Jésus tient une brebis et Marie tient Jésus, est-ce que Marie tient une brebis?). Et à cet endroit, tout est servi avec des bonnes grosses frites grasses de campagne. Tout. Même la salade. Et c'est même pas une bonne blague. Et finalement, notre serveuse qui avait la tronche, mais exacte!, d'une serveuse de petit restaurant de campagne. Je veux dire : elle avait des cheveux teints bourgogne foncé et du crayon à lèvres avec du rouge à lèvres plus pâle en dessous. Mais une chose est certaine : on y mange toujours très bien.
(Lundi)
Mahaha. Je venais de corriger plusieurs documents que j'avais traduits où j'avais eu le malheur d'écrire le mot « impact » dans le sens de « répercussion, effet, influence ». Fière de mes corrections, j'envoie les documents à Huguette, qui révise mon travail. Je clique sur « Envoyer ». Un message apparaît : « Vous vous apprêtez à envoyer un message de 10,7 mb. Un envoi trop volumineux a un impact direct sur les performances du système. Voulez-vous continuer? ». Ça a mérité une tape dans le front.
Je lisais le journal Métro dans un café en attendant d'aller rejoindre mes compatriotes au Bols et Bolles. Qu'est-ce que je ne vois pas en page 9? « Quel est l'impact de l'inflation sur votre situation financière? ». AAARH. Il y a un complot. Alors je vous l'annonce en grandes pompes : ON NE PEUT PAS UTILISER LE MOT « IMPACT » DANS CE SENS. Alors épargnez-moi d'autres pleurs, s'il vous plaît.
Bols et Bolles. Ce soir, on joue contre Sciences infirmières. Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec le concept, c'est une espèce de génie en herbe plus facile organisé par la FAÉCUM, c'est-à-dire par les associations étudiantes de l'Université de Montréal. Bref, nous avons contracté une alliance avec Littérature française pour qu'ils nous encouragent après notre karaoké et qu'on fasse de même avec eux (question de gagner). Eh bien, ils ont gagné leur karaoké. Et nous aussi. Mais pour nous, ça tient du miracle (et des voix unies de traduction et de littérature), parce qu'on était EXTRÊMEMENT mauvais, au-delà de l'imaginable. Je crois qu'il n'y a pas une ligne que nous ayons chantée correctement. Et j'interdis quiconque de penser que c'est parce que je chante mal. Non mais. J'ai beaucoup de talent, vous saurez. Résultat : nous avons gagné 23-15. YOUPPI.
Un merci tout spécial à Christine et Laurence qui m'ont recueillie chez elles après la victoire. J'ai ainsi eu la chance unique de revoir de vieux épisodes de Grey's Anatomy et de regarder Christine assassiner des drosophiles avec un regard de folle furieuse (et Vincent d'en faire une BD sur des post-its).
(Mardi)
Oh, mille miracles. La traduction d'Étienne et moi du texte « Thinking on the Side of the Box » nous a valu la meilleure note de la classe! Mais attendez, la partie intéressante : nous avions 131 fautes. 131!!! Comment 131 fautes peuvent nous valoir un A? Mais où s'en va le monde, vraiment?
Horreur et scandale. La nouvelle version d'MSN a changé ses smileys. Je suis peut-être la seule à qui ça fait de la peine et qui est complètement chamboulée, MAIS JE DOIS EN PARLER. Le problème, c'est que les smileys d'avant ne représentaient pas vraiment l'émotion qu'ils étaient censés représenter. Par exemple, on utilisait le bonhomme « sarcastique » quand on était incrédules et le bonhomme grimace lorsqu'on n'était pas sérieux ou sarcastique. EH BEN MAINTENANT, le bonhomme sarcastique a l'air SARCASTIQUE et le bonhomme grimace a l'air complètement IDIOT. Alors on se trouve devant un grand dilemme : est-ce qu'on les utilise de la même façon qu'avant en se souvenant de ce qu'ils voulaient dire? Ou est-ce qu'on change toutes nos cyber-émotions pour qu'elles soient mieux adaptées aux nouveaux smileys? On me dira que c'est complètement ridicule. Je rétorque : mais non, c'est juste une question très moderne.
L'ai-je dit? Je déteste le changement. C'est malheureux comme ça. Ç'a m'a pris quatre ans avant d'accepter d'installer Office 2007 (maintenant que 2010 sort). Je suis pathétique comme ça.

samedi 2 octobre 2010

Des pauses.

Pause repas chez Intact.





Tout ceci m'inspire (si seulement). Depuis une semaine, je traduis des documents en lien avec la politique des congés de maternité, parentaux et pour adoption. Mon niveau d'excitation atteint des sommets insoupçonnés. Des mots tels que QPIP (RQAP en français, soit le Régime québécois d'assurance parentale) et Top-up benefits (prestations supplémentaires de maternité) me rendent, pour ainsi dire, complètement blasée.


Dieu sait que je connais maintenant les politiques gouvernementales (autant au fédéral que dans toutes les provinces... au cas où j'aurais une envie folle d'aller vivre au Manitoba) en lien avec les congés parentaux sur le bout des doigts. Oh, et au Québec, on a des ultra bonnes conditions. Par exemple, on est la seule province à offrir un congé de paternité (5 semaines). Oh, et le salaire assuré par le RQAP est de 62 500 $ alors que celui assuré par l'AE (assurance-emploi) du gouvernement est de 45 300 $. N'est-ce pas magnifique? Ouais, je sais, vous vous en foutez. Mais relisez le titre du blog. C'est exactement ce que je veux dire.





RA-HA, RA-MAMA, GAGA OUH LA LA. Y'a comme qui dirait « Bad Romance » qui me trotte dans la tête. Peut-être est-ce parce que mon charmant MP3 l'a choisie. Vilain. (Mais je l'admets, je me délecte en secret)





(Quelques heures plus tard)





J'ai entendu parler de l'article que l'Actualité a écrit en réponse au scandale du Mclean's : dans l'article de Jean-François Lisée, le bonhomme Carnaval est tout bleu et semble à la fois fâché et découragé. J'adore. J'ai bien hâte de recevoir ma copie de ce charmant magazine. Vous ai-je dit que la moyenne d'âge du lectorat de l'Actualité est de 45 ans? Qu'est-ce que ça veut dire, ça? Que j'ai la personnalité et les goûts d'une personne de 45 ans? Doux Jésus.





Parlons pathéticité. Je suis en train de relire les Diana Gabaldon. Mon excuse (je m'en trouve toujours une) : il fallait bien que je les relise après être allée en Écosse. Et puis, tout ça c'est la faute à Roxanne avec qui je travaille (elle est, si je me souviens bien, conseillère à la rémunération globale... je sais, vous aussi vous avez aucune idée de ce que ça veut dire). Avant que je parte pour l'Écosse, elle m'a emmenée dîner aux frais de la compagnie à L'Académie. Ainsi, parle parle, jase jase, je découvre qu'elle adore les romans de Sonia Marmen. Tout excitée, je lui recommande aussitôt les livres de Diana Gabaldon. Alors je reviens de mon voyage, pâle à mort et plus rousselée que jamais (teint écossais), et je découvre qu'elle a adoré le premier livre et m'en parle avec des étoiles dans les yeux. Je ne peux pas résister à autant de passion : je m'y remets aussi.


Alors que je devrais élever mon âme en lisant du Jean de la Croix, du Jean Genet et du Burgess, eh bien moi je relis les mêmes bons vieux livres quétaines (si vous voyiez la couverture de mon édition... vous pleureriez de rire. C'est atrocement gênant. Et c'est bien meilleur que ça en a l'air).





Bon, bon.





Citation du jour : « Sa tunique et sa croupe sont d'une coquette ». Traduction très douteuse du poème de Abu Nuwas. Et on parle ici d'un jeune homme. Haha.

vendredi 1 octobre 2010

Il y a possibilité, présentement, de pleurs déchirants, de hurlements de douleur et de cris d'hystérie. Je m'explique : j'ai les pieds complètement détrempés.



(Note à moi-même : empêcher Ève de dessiner une face de bébé sur mes notes de cours. L'université. C'est tellement sérieux.)



Je continue donc malgré l'interruption impromptue de ma chère collègue de classe (qui a tout bonnement pointé lesdites notes en s'exclamant : « Bébé! »). La maturité règne, ma foi.



Bref. Je continue pour vrai (parce que j'étais partie sur une lancée incroyable... je le jure). Oui, alors, mes souliers. Depuis une semaine, je vois plus que clairement qu'il annonce de 40 à 50 mm de pluie aujourd'hui (j'apprends à l'instant qu'il est en fait tombé 69 mm... 69!!!!!!). Toute personne intelligente aurait pensé à mettre des bottes d'eau. Pas moi. C'est apparemment au-delà de mes capacités mentales (qui ont le don de me décourager parfois). Malgré l'avis d'averses violentes, je suis partie insouciamment ce matin, bien au sec dans la Malibu de mon cher père (en direction pour le travail). Ainsi donc, je fus bien au sec, très gaiement, toute la journée. Jusqu'à 18 h 33 (très précisément). Là où je ressortis du métro pour marcher jusqu'à l'université. Pluie battante au rendez-vous (il pleuvait comme vache qui pisse, il pleuvait des cordes, des clous et même des chats et des chiens... question de faire un anglicisme, tiens). Côte-des-Neiges est soudainement devenue une rivière digne du film The River Wild avec Meryl Streep et Kevin Beacon. Aussi, je me suis vue dans l'obligation de faire un saut de grande danseuse contemporaine pour enjamber (ou tout du moins, tenter de le faire) le torrent.
Résultat, que vous connaissez déjà : j'ai raté mon coup et maintenant mes souliers font un très désagréable « SQUISH » sonore quand je marche. Vie de misère.

Pendant la pause de notre cours de traduction littéraire, on est allées errer dans le corridor du neuvième étage du pavillon Lionel-Groulx. Et là, horreur, mais surtout hilarité : les cadres des finissants de traduction des trente dernières années. Des heures de rire garanties. Surtout les coupes de cheveux des finissants de 1989. Ça valait bien un tour dans l'ascenseur infernal qui relie Jean-Brillant à Lionel-Groulx (émotions fortes garanties).

Quoi d'autre aujourd'hui? Ah oui. Le bris simultané de notre laveuse et de notre sécheuse. La situation : la laveuse brise parce qu'elle ne filtre plus l'eau. Les serviettes restent donc imbibées d'eau. Prise de panique et surtout pressée, une certaine personne dont je tairai le nom par gentilesse met les serviettes dans la sécheuse et l'actionne. Eh ben résultat : la sécheuse explose à son tour. Quand on est dû pour changer d'électroménagers...
Tout ceci me rappelle une anecdote qui se produit en Écosse, dans ce si merveilleux hôtel (pour les plus lents, c'était ici du sarcasme) où je travaillais. J'en étais à laver des serviettes au beau milieu de l'après-midi. J'étais seule. Et apparemment, la laveuse était la machine la plus lente jamais conçue sur cette planète. Après 1 h 45, ce n'était toujours pas fini. Et je connaissais mon patron : il n'allait pas me laisser partir tant que ce ne serait pas fini. Et j'avais d'autres brassées à faire pour que nous ayons des serviettes propres à mettre dans les chambres le lendemain (je sais, j'étais très dévouée à ma tâche). Donc, j'ai la mauvaise idée (ma logique flanche parfois) d'intervenir dans la brassée et de tout bonnement arrêter la laveuse. Après avoir littéralement DÉBRANCHÉ la laveuse (elle refusait de s'ouvrir), je réalise avec effroi que la partie « essorage » n'était pas encore finie. Pour être plus honnête : n'était pas encore commencée. La solution du jour (parce que je n'avais pas vraiment envie de repartir une brassée et d'attendre un autre deux heures) : j'essore les serviettes à la main. Ooooooh la mauvaise idée. J'ai eu mal aux bras pour les trois jours suivants. Et l'essorage m'a pris un bon quarante-cinq minutes, sans parler d'un bas de pantalon mouillé. Heureusement, le soleil était de la partie cette journée-là et j'ai pu m'installer à l'extérieur pour tordre les serviettes au-dessus d'un drain. Mais tout ça pour en venir à la grande finale : je les ai ensuite mises dans la sécheuse, mais apparemment, elles n'étaient pas assez bien essorées (arrogantes serviettes!). Le disjoncteur a disjoncté, le pauvre. Faisant mon innocente, je suis partie en faisant semblant que je ne m'étais aperçue de rien.
Pour les intéressés, les serviettes étaient prêtes le lendemain (parce que je suis efficace comme ça).

Bon, bon.

Citation du jour : « L'alcool tue, mais beaucoup de personnes sont nées grâce à lui ». Vu sur Twitter.