Il y a possibilité, présentement, de pleurs déchirants, de hurlements de douleur et de cris d'hystérie. Je m'explique : j'ai les pieds complètement détrempés.
(Note à moi-même : empêcher Ève de dessiner une face de bébé sur mes notes de cours. L'université. C'est tellement sérieux.)
Je continue donc malgré l'interruption impromptue de ma chère collègue de classe (qui a tout bonnement pointé lesdites notes en s'exclamant : « Bébé! »). La maturité règne, ma foi.
Bref. Je continue pour vrai (parce que j'étais partie sur une lancée incroyable... je le jure). Oui, alors, mes souliers. Depuis une semaine, je vois plus que clairement qu'il annonce de 40 à 50 mm de pluie aujourd'hui (j'apprends à l'instant qu'il est en fait tombé 69 mm... 69!!!!!!). Toute personne intelligente aurait pensé à mettre des bottes d'eau. Pas moi. C'est apparemment au-delà de mes capacités mentales (qui ont le don de me décourager parfois). Malgré l'avis d'averses violentes, je suis partie insouciamment ce matin, bien au sec dans la Malibu de mon cher père (en direction pour le travail). Ainsi donc, je fus bien au sec, très gaiement, toute la journée. Jusqu'à 18 h 33 (très précisément). Là où je ressortis du métro pour marcher jusqu'à l'université. Pluie battante au rendez-vous (il pleuvait comme vache qui pisse, il pleuvait des cordes, des clous et même des chats et des chiens... question de faire un anglicisme, tiens). Côte-des-Neiges est soudainement devenue une rivière digne du film The River Wild avec Meryl Streep et Kevin Beacon. Aussi, je me suis vue dans l'obligation de faire un saut de grande danseuse contemporaine pour enjamber (ou tout du moins, tenter de le faire) le torrent.
Résultat, que vous connaissez déjà : j'ai raté mon coup et maintenant mes souliers font un très désagréable « SQUISH » sonore quand je marche. Vie de misère.
Pendant la pause de notre cours de traduction littéraire, on est allées errer dans le corridor du neuvième étage du pavillon Lionel-Groulx. Et là, horreur, mais surtout hilarité : les cadres des finissants de traduction des trente dernières années. Des heures de rire garanties. Surtout les coupes de cheveux des finissants de 1989. Ça valait bien un tour dans l'ascenseur infernal qui relie Jean-Brillant à Lionel-Groulx (émotions fortes garanties).
Quoi d'autre aujourd'hui? Ah oui. Le bris simultané de notre laveuse et de notre sécheuse. La situation : la laveuse brise parce qu'elle ne filtre plus l'eau. Les serviettes restent donc imbibées d'eau. Prise de panique et surtout pressée, une certaine personne dont je tairai le nom par gentilesse met les serviettes dans la sécheuse et l'actionne. Eh ben résultat : la sécheuse explose à son tour. Quand on est dû pour changer d'électroménagers...
Tout ceci me rappelle une anecdote qui se produit en Écosse, dans ce si merveilleux hôtel (pour les plus lents, c'était ici du sarcasme) où je travaillais. J'en étais à laver des serviettes au beau milieu de l'après-midi. J'étais seule. Et apparemment, la laveuse était la machine la plus lente jamais conçue sur cette planète. Après 1 h 45, ce n'était toujours pas fini. Et je connaissais mon patron : il n'allait pas me laisser partir tant que ce ne serait pas fini. Et j'avais d'autres brassées à faire pour que nous ayons des serviettes propres à mettre dans les chambres le lendemain (je sais, j'étais très dévouée à ma tâche). Donc, j'ai la mauvaise idée (ma logique flanche parfois) d'intervenir dans la brassée et de tout bonnement arrêter la laveuse. Après avoir littéralement DÉBRANCHÉ la laveuse (elle refusait de s'ouvrir), je réalise avec effroi que la partie « essorage » n'était pas encore finie. Pour être plus honnête : n'était pas encore commencée. La solution du jour (parce que je n'avais pas vraiment envie de repartir une brassée et d'attendre un autre deux heures) : j'essore les serviettes à la main. Ooooooh la mauvaise idée. J'ai eu mal aux bras pour les trois jours suivants. Et l'essorage m'a pris un bon quarante-cinq minutes, sans parler d'un bas de pantalon mouillé. Heureusement, le soleil était de la partie cette journée-là et j'ai pu m'installer à l'extérieur pour tordre les serviettes au-dessus d'un drain. Mais tout ça pour en venir à la grande finale : je les ai ensuite mises dans la sécheuse, mais apparemment, elles n'étaient pas assez bien essorées (arrogantes serviettes!). Le disjoncteur a disjoncté, le pauvre. Faisant mon innocente, je suis partie en faisant semblant que je ne m'étais aperçue de rien.
Pour les intéressés, les serviettes étaient prêtes le lendemain (parce que je suis efficace comme ça).
Bon, bon.
Citation du jour : « L'alcool tue, mais beaucoup de personnes sont nées grâce à lui ». Vu sur Twitter.

Précision de la personne dont tu as tu le nom : la sécheuse a fonctionné quand j'y ai mis les serviettes humides. Le problème est survenu lorsque j'ai décidé, en plein milieu du cycle de séchage (lire : trente minutes), d'ajouter du temps au séchage, donc de repartir à 60.Je repasse donc directement par zéro (sans prendre le temps de rien arrêter) dans le sens des aiguilles de l'horloge (j'ai passé Go sans réclamer cent dollars!), puis direct à 60 (minutes). Et appuie sur le bouton "On". Plus rien. Finito. Kapout. Mort comme lorsqu'un transformateur saute. Fin de la précision.
RépondreSupprimerOh, c'est exactement la même chose qui m'est arrivée en Écosse. Elle voulait plus repartir ensuite.
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