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mercredi 6 octobre 2010

Tout un impact sur ma vie.


(Dimanche)


On atteint des sommets. Nous sommes allés chez Jean-Baptiste (restaurant), en plein Festival de la galette (nous sommes tellement intrépides). Je vous fais le topo de l'endroit : premièrement, la décoration respectait le nom de l'endroit, c'est-à-dire qu'il y avait un vitrail de Jésus tenant une brebis et une icône de Marie tenant Jésus (un peu plus et on fait des sophismes : si Jésus tient une brebis et Marie tient Jésus, est-ce que Marie tient une brebis?). Et à cet endroit, tout est servi avec des bonnes grosses frites grasses de campagne. Tout. Même la salade. Et c'est même pas une bonne blague. Et finalement, notre serveuse qui avait la tronche, mais exacte!, d'une serveuse de petit restaurant de campagne. Je veux dire : elle avait des cheveux teints bourgogne foncé et du crayon à lèvres avec du rouge à lèvres plus pâle en dessous. Mais une chose est certaine : on y mange toujours très bien.
(Lundi)
Mahaha. Je venais de corriger plusieurs documents que j'avais traduits où j'avais eu le malheur d'écrire le mot « impact » dans le sens de « répercussion, effet, influence ». Fière de mes corrections, j'envoie les documents à Huguette, qui révise mon travail. Je clique sur « Envoyer ». Un message apparaît : « Vous vous apprêtez à envoyer un message de 10,7 mb. Un envoi trop volumineux a un impact direct sur les performances du système. Voulez-vous continuer? ». Ça a mérité une tape dans le front.
Je lisais le journal Métro dans un café en attendant d'aller rejoindre mes compatriotes au Bols et Bolles. Qu'est-ce que je ne vois pas en page 9? « Quel est l'impact de l'inflation sur votre situation financière? ». AAARH. Il y a un complot. Alors je vous l'annonce en grandes pompes : ON NE PEUT PAS UTILISER LE MOT « IMPACT » DANS CE SENS. Alors épargnez-moi d'autres pleurs, s'il vous plaît.
Bols et Bolles. Ce soir, on joue contre Sciences infirmières. Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec le concept, c'est une espèce de génie en herbe plus facile organisé par la FAÉCUM, c'est-à-dire par les associations étudiantes de l'Université de Montréal. Bref, nous avons contracté une alliance avec Littérature française pour qu'ils nous encouragent après notre karaoké et qu'on fasse de même avec eux (question de gagner). Eh bien, ils ont gagné leur karaoké. Et nous aussi. Mais pour nous, ça tient du miracle (et des voix unies de traduction et de littérature), parce qu'on était EXTRÊMEMENT mauvais, au-delà de l'imaginable. Je crois qu'il n'y a pas une ligne que nous ayons chantée correctement. Et j'interdis quiconque de penser que c'est parce que je chante mal. Non mais. J'ai beaucoup de talent, vous saurez. Résultat : nous avons gagné 23-15. YOUPPI.
Un merci tout spécial à Christine et Laurence qui m'ont recueillie chez elles après la victoire. J'ai ainsi eu la chance unique de revoir de vieux épisodes de Grey's Anatomy et de regarder Christine assassiner des drosophiles avec un regard de folle furieuse (et Vincent d'en faire une BD sur des post-its).
(Mardi)
Oh, mille miracles. La traduction d'Étienne et moi du texte « Thinking on the Side of the Box » nous a valu la meilleure note de la classe! Mais attendez, la partie intéressante : nous avions 131 fautes. 131!!! Comment 131 fautes peuvent nous valoir un A? Mais où s'en va le monde, vraiment?
Horreur et scandale. La nouvelle version d'MSN a changé ses smileys. Je suis peut-être la seule à qui ça fait de la peine et qui est complètement chamboulée, MAIS JE DOIS EN PARLER. Le problème, c'est que les smileys d'avant ne représentaient pas vraiment l'émotion qu'ils étaient censés représenter. Par exemple, on utilisait le bonhomme « sarcastique » quand on était incrédules et le bonhomme grimace lorsqu'on n'était pas sérieux ou sarcastique. EH BEN MAINTENANT, le bonhomme sarcastique a l'air SARCASTIQUE et le bonhomme grimace a l'air complètement IDIOT. Alors on se trouve devant un grand dilemme : est-ce qu'on les utilise de la même façon qu'avant en se souvenant de ce qu'ils voulaient dire? Ou est-ce qu'on change toutes nos cyber-émotions pour qu'elles soient mieux adaptées aux nouveaux smileys? On me dira que c'est complètement ridicule. Je rétorque : mais non, c'est juste une question très moderne.
L'ai-je dit? Je déteste le changement. C'est malheureux comme ça. Ç'a m'a pris quatre ans avant d'accepter d'installer Office 2007 (maintenant que 2010 sort). Je suis pathétique comme ça.

1 commentaire:

  1. Tu as omis de raconter une anecdote concernant la serveuse de chez Jean-Baptiste. Appelons-là Louisette (me semble qu'elle a une tête de Louisette). Louisette à Louiseville... Je voulais emporter ce qui restait de mon copieux festin. Je songe à demander un "doggy bag", lorsque tu me dis : "Maman. Ça s'appelle un emporte-reste". Bon, d'accord, on va faire un test avec la serveuse, histoire de voir si elle connaît l'expression. "Oui, madame… Puis-je avoir un emporte-reste, s'il-vous-plaît?". "Ah, rétorque Louisette, tu veux un take out!". L'histoire de dit pas si elle a compris ce que j'ai dit ou si elle m'a plutôt vue montrer mon assiette et a tiré ses propres conclusions. Je vote pour la deuxième option.

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