Donc, ces temps-ci, je dénote une hausse de coolitude (mot tout à fait accepté et tout à fait dans l'usage, merci) dans mon existence. Constatez-le par vous-mêmes :
1) Je viens de m'acheter un masque de bal avec des plumes géantes. Parce que je le vaux bien.
2) Je me suis acheté une casquette à 3 $ chez Wal Mart pour aller travailler sur une ferme.
3) J'ai sur mon Itunes la chanson Moskau de Dschinghis Khan (oui, oui, cette fameuse chanson russe des années 80) ET la chanson Moskau de Rammstein. Parce que mes goûts musicaux vont d'un extrême à l'autre comme ça.
4) J'ai gagné un chandail Antidote en extra-large aux Jeux de la traduction. Oui, Antidote, le correcteur de français.
5) J'écoute Being Human, l'excellente série britannique à propos d'un fantôme, d'un vampire et d'un loup-garou qui vivent ensemble. ET J'AIME ÇA. Mais bon, moi un fantôme qui fait compulsivement du thé même si elle ne peut plus en boire, ça me charme. (Éditorial : je viens de découvrir qu'ils ont fait une adaptation américaine... NON MAIS QU'EST-CE QU'ILS ONT À TOUT ADAPTER? Après la série Sherlock Holmes (qui est probablement la meilleure adaptation jamais faite du roman), ça. C'est quoi, les Américains sont trop stupides pour comprendre l'humour britannique? Non mais. Et sans parler de leur adaptation de Millénium, que je boycotte avec violence. Ça me fâche. Fin de l'éditorial.)
6) Il pleut et je bois du thé. Concept, concept.
7) Je ne peux plus me promener au neuvième étage du pavillon Lionel-Groulx sans qu'un enseignant me pose une question sur la grève (je ne sais pas trop quand je suis devenue une ressource officielle... je n'ose pas leur dire que je ne fais plus partie du CE).
8) Je suis finalement allée à la Distillerie pour la première fois de ma vie. Et je veux maintenant mettre du concombre dans tous mes drinks. Et du basilic.
9) Je songe à devenir bibliothécaire dans quelques années.
10) Et non le moindre, je pars dans cinq jours pour la France (HOOOZAH). Bref, vous avez hâte de voir mon superbe blogue à cet effet.
Je retourne à mes travaux.
Une description parfois un peu exagérée, mais toujours tout à fait véridique, des événements plus que passionnants de mon existence. Tenez-vous bien. Vous pourriez pleurer de pitié envers ma personne.
jeudi 26 avril 2012
lundi 23 avril 2012
Soirées trico-thé
Avant toute excitation excessive, ce n'est pas moi qui ai inventé le jeu de mots. C'est Mariane, fière instigatrice du projet.
Donc, Mariane a parti un groupe Facebook pour les amatrices de thé et de tricot (et je vous annonce que nous sommes maintenant six!). JE SAIS, c'est objectivement absolument ringard. Mais dans l'absolu, c'est extraordinaire comme idée.
La blague, c'est que Mariane et moi avons des goûts TRÈS semblables. Elle étudie avec moi en traduction, se passionne pour l'écriture, la lecture, le thé, le tricot, l'Écosse. Et puis, elle a mon nom à l'envers. Si c'est pas beau.
Mais ce qui est vraiment drôle, c'est que nous étions amies Facebook depuis environ un an avant qu'on s'adresse la parole pour la première fois en personne (il y a quelques mois). Et nous étions ensemble dans plusieurs cours.
Donc, une bonne fois, j'avais écrit dans un de mes statuts d'inventer notre première rencontre. Elle avait écrit :
« On était dans un cours ensemble, on s'est parlé ».
Bref. Maintenant, elle fait partie de notre club de lecture et moi je me suis joint à son groupe de trico-thé. On a d'ailleurs aussi recruté (OUI, RECRUTER, on est intenses comme ça) Geneviève, que nous avons rencontré sur les lignes de piquetage des cours de traduction. C'est beau comme la grève crée des liens durables.
Donc, hier soir, nous étions tous dans le petit appartement dans Outremont de Mariane, bien assises sur le divan, le lit ou le tapis avec des tricots assez simples (on est à peu près tous encore au même niveau... c'est-à-dire, débutantes). On peut faire des foulards, des bandeaux, des guenilles, des sous-plats, bref, la base.
Et puis hier Ève m'a appris à faire le point Jersey (voir ci-dessous). Un grand moment d'excitation.
Bref, je sens que ces soirées seront enflammées. L'avantage de ce genre de soirées (outre le fait de manger des tonnes de biscuits sablés et d'amandes caramélisées en buvant des thés qui portent des noms exotiques), c'est que le tricot ne demande qu'un certain niveau de concentration, alors en fait on peut passer notre soirée à parler de nos vies, de la société et de nos rêves. N'est-ce pas merveilleux.
Donc comme je le disais, je suis maintenant bonne pour le Cercle des Fermières ou les Filles d'Isabelle.
Ainsi soit-il.
Donc, Mariane a parti un groupe Facebook pour les amatrices de thé et de tricot (et je vous annonce que nous sommes maintenant six!). JE SAIS, c'est objectivement absolument ringard. Mais dans l'absolu, c'est extraordinaire comme idée.
La blague, c'est que Mariane et moi avons des goûts TRÈS semblables. Elle étudie avec moi en traduction, se passionne pour l'écriture, la lecture, le thé, le tricot, l'Écosse. Et puis, elle a mon nom à l'envers. Si c'est pas beau.
Mais ce qui est vraiment drôle, c'est que nous étions amies Facebook depuis environ un an avant qu'on s'adresse la parole pour la première fois en personne (il y a quelques mois). Et nous étions ensemble dans plusieurs cours.
Donc, une bonne fois, j'avais écrit dans un de mes statuts d'inventer notre première rencontre. Elle avait écrit :
« On était dans un cours ensemble, on s'est parlé ».
Bref. Maintenant, elle fait partie de notre club de lecture et moi je me suis joint à son groupe de trico-thé. On a d'ailleurs aussi recruté (OUI, RECRUTER, on est intenses comme ça) Geneviève, que nous avons rencontré sur les lignes de piquetage des cours de traduction. C'est beau comme la grève crée des liens durables.
Donc, hier soir, nous étions tous dans le petit appartement dans Outremont de Mariane, bien assises sur le divan, le lit ou le tapis avec des tricots assez simples (on est à peu près tous encore au même niveau... c'est-à-dire, débutantes). On peut faire des foulards, des bandeaux, des guenilles, des sous-plats, bref, la base.
Et puis hier Ève m'a appris à faire le point Jersey (voir ci-dessous). Un grand moment d'excitation.
Bref, je sens que ces soirées seront enflammées. L'avantage de ce genre de soirées (outre le fait de manger des tonnes de biscuits sablés et d'amandes caramélisées en buvant des thés qui portent des noms exotiques), c'est que le tricot ne demande qu'un certain niveau de concentration, alors en fait on peut passer notre soirée à parler de nos vies, de la société et de nos rêves. N'est-ce pas merveilleux.
Donc comme je le disais, je suis maintenant bonne pour le Cercle des Fermières ou les Filles d'Isabelle.
Ainsi soit-il.
dimanche 22 avril 2012
Quelle fin...!
Avec cette grève, je suis en train de vivre la fin de baccalauréat la plus étrange de tous les temps. Je n'aurai même pas de dernière fin de session. Certes, la paresseuse en moi est heureuse, mais la nostalgique l'est moins.
D'ailleurs, nous aurons notre bal de finissant la semaine prochaine... longtemps avant la fin de la session (si fin il y a). Nous avons depuis longtemps perdu espoir de retourner en classe. Le plus triste, c'est que c'était ma session avec les cours les plus intéressants et les plus instructifs (ou plutôt avec le plus haut taux de cours intéressants). Donc je ne saurai jamais autre chose en traduction technique que comment utiliser une PUTAIN de base de données (absolument inutile, si vous voulez mon avis). Finalement, mon stage chez L-3 Communications aura été BEAUCOUP plus utile que mon cours. Oui, bon, je m'en doutais, mais on peut toujours avoir de fous espoirs que les profs des domaines qui nous intéressent seront compétents. Et je connaîtrai l'histoire des femmes au Canada seulement jusqu'en 1850.
Mais bon, faut pas croire que la grève nous a rendus légumes. En bon étudiants que nous sommes, nous ne pouvions passer près de trois mois en grève sans ne rien faire côté intellectuel. Certes, j'ai encore mon club de lecture, mais ce n'est pas tout.
Par emmerdement, j'ai décidé de lire la page Wikipédia des présidentielles françaises de 2012 (la politique va si mal ici que j'aime bien m'intéresser à celles des autres et y mettre tous mes espoirs). Une chose menant à l'autre, je me suis ramassée à lire la page Wikipédia du système français. J'vous ai déjà dit que j'adore Wikipédia? Plusieurs personnes pensent que c'est l'outil des paresseux, mais en fait c'est l'arme des intellectuels curieux qui n'ont pas particulièrement envie d'aller lire une thèse de doctorat sur le sujet.
Puis j'ai commencé à apprendre le code HTML. Question de modifier le modèle pré-fait de mon blogue de voyage pour la France. J'y ai passé des heures. À essayer de modifier les couleurs, les polices, les encadrés et les images. Tout un défi. Mais je suis assez satisfaite du résultat. Deux jours plus tard, Laurent (aussi en grève) me disait qu'il allait commencer à étudier le HTML (pur hasard, on ne s'était pas parlé). Les geeks en nous sont insatiables.
Il a aussi commencé à étudier l'italien. Un autre de mes amis a commencé à étudier le mandarin, par ennui. J'ai aussi appris à terminer des foulards en tricot avec Youtube. J'ai commencé à lire Marie-Didace, parce que je me disais que ma culture littéraire québécoise n'était pas assez à point. J'ai découvert par le même fait que Marie-Didace était la suite de Le Survenant (que j'avais lu il y a quelques mois). Je me suis donc rendu compte que ma culture littéraire n'était VRAIMENT pas à point. Après toutes ces années à connaître la date de publication de Marie-Didace, son auteur, sa réception dans la société... je ne savais même pas que c'était une suite. Et là je me dis que j'ai lu trop de romans du terroir. Ça me donne des envies de me partir une ferme, de devenir pratiquante et de condamner à mort tous les Anglais de cette terre.
J'écoute des films d'auteur (Inglorious Basterds, The Tree of Life, Fight Club... je sais, je sais, c'est tous des films avec Brad Pitt... en fait, c'est un hasard) et je vais lire des analyses par la suite pour voir si j'étais sur la bonne piste de compréhension. Puis j'en discute de long en large avec Ève, Kathy ou Laurent. Et puis ça dérive sur la philosophie et je me dis que finalement, nos cours de philosophie n'était si inutiles que ça. Surtout ces temps-ci... notre cours de philosophie et société est un précieux atout.
J'ai même recommencé à lire mon livre de psychologie générale du Cégep. Comme lecture de chevet.
Bref, la grève m'a permis d'apprendre plein de trucs intéressants.
Mais vraiment, ce sera une conclusion étrange à mes études.
D'ailleurs, nous aurons notre bal de finissant la semaine prochaine... longtemps avant la fin de la session (si fin il y a). Nous avons depuis longtemps perdu espoir de retourner en classe. Le plus triste, c'est que c'était ma session avec les cours les plus intéressants et les plus instructifs (ou plutôt avec le plus haut taux de cours intéressants). Donc je ne saurai jamais autre chose en traduction technique que comment utiliser une PUTAIN de base de données (absolument inutile, si vous voulez mon avis). Finalement, mon stage chez L-3 Communications aura été BEAUCOUP plus utile que mon cours. Oui, bon, je m'en doutais, mais on peut toujours avoir de fous espoirs que les profs des domaines qui nous intéressent seront compétents. Et je connaîtrai l'histoire des femmes au Canada seulement jusqu'en 1850.
Mais bon, faut pas croire que la grève nous a rendus légumes. En bon étudiants que nous sommes, nous ne pouvions passer près de trois mois en grève sans ne rien faire côté intellectuel. Certes, j'ai encore mon club de lecture, mais ce n'est pas tout.
Par emmerdement, j'ai décidé de lire la page Wikipédia des présidentielles françaises de 2012 (la politique va si mal ici que j'aime bien m'intéresser à celles des autres et y mettre tous mes espoirs). Une chose menant à l'autre, je me suis ramassée à lire la page Wikipédia du système français. J'vous ai déjà dit que j'adore Wikipédia? Plusieurs personnes pensent que c'est l'outil des paresseux, mais en fait c'est l'arme des intellectuels curieux qui n'ont pas particulièrement envie d'aller lire une thèse de doctorat sur le sujet.
Puis j'ai commencé à apprendre le code HTML. Question de modifier le modèle pré-fait de mon blogue de voyage pour la France. J'y ai passé des heures. À essayer de modifier les couleurs, les polices, les encadrés et les images. Tout un défi. Mais je suis assez satisfaite du résultat. Deux jours plus tard, Laurent (aussi en grève) me disait qu'il allait commencer à étudier le HTML (pur hasard, on ne s'était pas parlé). Les geeks en nous sont insatiables.
Il a aussi commencé à étudier l'italien. Un autre de mes amis a commencé à étudier le mandarin, par ennui. J'ai aussi appris à terminer des foulards en tricot avec Youtube. J'ai commencé à lire Marie-Didace, parce que je me disais que ma culture littéraire québécoise n'était pas assez à point. J'ai découvert par le même fait que Marie-Didace était la suite de Le Survenant (que j'avais lu il y a quelques mois). Je me suis donc rendu compte que ma culture littéraire n'était VRAIMENT pas à point. Après toutes ces années à connaître la date de publication de Marie-Didace, son auteur, sa réception dans la société... je ne savais même pas que c'était une suite. Et là je me dis que j'ai lu trop de romans du terroir. Ça me donne des envies de me partir une ferme, de devenir pratiquante et de condamner à mort tous les Anglais de cette terre.
J'écoute des films d'auteur (Inglorious Basterds, The Tree of Life, Fight Club... je sais, je sais, c'est tous des films avec Brad Pitt... en fait, c'est un hasard) et je vais lire des analyses par la suite pour voir si j'étais sur la bonne piste de compréhension. Puis j'en discute de long en large avec Ève, Kathy ou Laurent. Et puis ça dérive sur la philosophie et je me dis que finalement, nos cours de philosophie n'était si inutiles que ça. Surtout ces temps-ci... notre cours de philosophie et société est un précieux atout.
J'ai même recommencé à lire mon livre de psychologie générale du Cégep. Comme lecture de chevet.
Bref, la grève m'a permis d'apprendre plein de trucs intéressants.
Mais vraiment, ce sera une conclusion étrange à mes études.
mardi 17 avril 2012
Seventeen again and English classes
Sérieusement, ces temps-ci, je ne sais VRAIMENT pas ce que pense notre gouvernement. Probablement juste au Plan Nord.
Mais je ne vais pas parler de la grève ici. J'ai pas mal fait le tour pour l'instant (et puis, c'est surtout l'Université de Montréal qui me dégoûte, pour dire vrai).
Donc j'en reviens à des trucs plus banaux. La nouvelle loi sur les restrictions du permis de conduire chez les jeunes.
Au début, on parlait d'une loi qui s'appliquerait à tous ceux en bas de 21 ans. Tolérance zéro sur l'alcool et seulement quatre (ou cinq, je pense que c'est graduel) points de démérite jusqu'à 21 ans. Avant, c'était deux ans après avoir obtenu son permis.
Jusque là, je ne suis pas contre. Même si ça ne fait que repousser le problème, selon moi. Et ça va faire comme aux États-Unis, où le monde ne savent pas boire jusqu'à 21 ans. Mais bon.
Le problème (et pas particulièrement parce que ça s'applique à moi), c'est que la loi est entrée en vigueur il y a deux jours... et finalement elle s'applique à tous les 21 ans et moins. C'EST PAS LA MÊME CHOSE. Donc on devient une des seules places dans le monde où l'âge de 22 ans sera significatif. Jeez. Moi qui avais cru que ma fête de 22 ans n'aurait rien de particulièrement spécial. Je pourrai recommencer à boire un verre de vin quand je sors en voiture. TELLEMENT EXCITANT.
Bref. Je demeure persuadée que le gouvernement a fait une erreur dans la loi, parce que 22 ans, c'est vraiment un âge pas rapport.
Donc, allez, trois mois de thé glacé.
***
Je viens de passer deux heures à aider Nicolas (beau-frère) à écrire un texte en anglais pour un oral de deux minutes qu'il doit faire pour passer son cours d'anglais à l'école aux adultes.
- Comment on traduit « sa voiture », si la voiture appartient à ta mère?, moi de dire.
- Its car?
- Non. Ta mère n'est pas un objet.
- Oh. His?
- Non. Ta mère n'est pas un homme.
- Ah! Hair car!
- Hum, ouais, mais faut pas le prononcer comme ça. Là, sa sonne comme des cheveux. Sois un peu plus pirate dans ton accent. Her!
- Herrrh?
- Ouais, ça a plus de bon sens.
Mes techniques d'enseignement sont tout à fait adéquates.
Bref. Vous aurez compris que ça a compris.
Et puis il y a eu le classique :
- Anne-Marie, qu'est-ce que ça veut dire « down payment »?
- C'est un versement comptant.
- Ah ok, donc c'est un cash down?
- ... Excellente traduction.
L'avantage du français québécois « de campagne », c'est que l'anglais devient très simple à apprendre.
Mais je ne vais pas parler de la grève ici. J'ai pas mal fait le tour pour l'instant (et puis, c'est surtout l'Université de Montréal qui me dégoûte, pour dire vrai).
Donc j'en reviens à des trucs plus banaux. La nouvelle loi sur les restrictions du permis de conduire chez les jeunes.
Au début, on parlait d'une loi qui s'appliquerait à tous ceux en bas de 21 ans. Tolérance zéro sur l'alcool et seulement quatre (ou cinq, je pense que c'est graduel) points de démérite jusqu'à 21 ans. Avant, c'était deux ans après avoir obtenu son permis.
Jusque là, je ne suis pas contre. Même si ça ne fait que repousser le problème, selon moi. Et ça va faire comme aux États-Unis, où le monde ne savent pas boire jusqu'à 21 ans. Mais bon.
Le problème (et pas particulièrement parce que ça s'applique à moi), c'est que la loi est entrée en vigueur il y a deux jours... et finalement elle s'applique à tous les 21 ans et moins. C'EST PAS LA MÊME CHOSE. Donc on devient une des seules places dans le monde où l'âge de 22 ans sera significatif. Jeez. Moi qui avais cru que ma fête de 22 ans n'aurait rien de particulièrement spécial. Je pourrai recommencer à boire un verre de vin quand je sors en voiture. TELLEMENT EXCITANT.
Bref. Je demeure persuadée que le gouvernement a fait une erreur dans la loi, parce que 22 ans, c'est vraiment un âge pas rapport.
Donc, allez, trois mois de thé glacé.
***
Je viens de passer deux heures à aider Nicolas (beau-frère) à écrire un texte en anglais pour un oral de deux minutes qu'il doit faire pour passer son cours d'anglais à l'école aux adultes.
- Comment on traduit « sa voiture », si la voiture appartient à ta mère?, moi de dire.
- Its car?
- Non. Ta mère n'est pas un objet.
- Oh. His?
- Non. Ta mère n'est pas un homme.
- Ah! Hair car!
- Hum, ouais, mais faut pas le prononcer comme ça. Là, sa sonne comme des cheveux. Sois un peu plus pirate dans ton accent. Her!
- Herrrh?
- Ouais, ça a plus de bon sens.
Mes techniques d'enseignement sont tout à fait adéquates.
Bref. Vous aurez compris que ça a compris.
Et puis il y a eu le classique :
- Anne-Marie, qu'est-ce que ça veut dire « down payment »?
- C'est un versement comptant.
- Ah ok, donc c'est un cash down?
- ... Excellente traduction.
L'avantage du français québécois « de campagne », c'est que l'anglais devient très simple à apprendre.
vendredi 13 avril 2012
J'ai envie de me rouler en boule et de fixer le vide
Non mais quelle situation de merde!
Savoir que ma session et mes projets de voyage sont en danger, c'est une chose. Vivre dans une angoisse chaque jour depuis deux mois, c'est autre chose. Devoir convaincre chaque jour que les étudiants sont des citoyens responsables et savent tout à fait dans quoi ils s'embarquent en partant en grève, c'est autre chose. Devoir se battre contre ses propres amis, ses propres compagnons de classe, parce qu'ils jugent que les grévistes sont nombrilistes et devraient penser aux pauvres étudiants qui ne veulent qu'aller à leurs cours, c'est autre chose. Devoir se retenir de pleurer à chaque courriel reçu par l'Université parce que je sais que des milliers d'étudiants le prendront au sérieux et que par conséquent, les lignes de piquetage seront encore plus difficiles à maintenir la semaine prochaine, c'est autre chose.
Depuis le début de cette grève, je ne suis allé dans des manifestations contre le gouvernement que deux fois. Toutes mes autres actions ont été pour convaincre des gens de ne pas passer les lignes de piquetage, tout simplement parce que ça ne se fait pas. Le gouvernement doit se délecter en nous regardant se battre entre nous. Ça me fait juste penser aux clans écossais qui ont été détruits contre les Anglais par leurs propres batailles internes.
Chaque ami, chaque collègue qui traverse les lignes de piquetage, nous trahit un peu. Il nous dit clairement que son propre bien-être est plus important que celui de la majorité manifeste. Chaque étudiant qui traverse les lignes de piquetage me donne une envie de pleurer et, surtout, me déçoit. Parce qu'il me rappelle à chaque fois à quel point la société occidentale est individualiste.
Moi aussi je veux étudier. Quand j'entends des amis qui se plaignent de leur fin de session, je pleure de jalousie. Mon dernier examen était censé être aujourd'hui. Dans deux semaines, j'ai un billet d'avion que je ne peux pas modifier pour aller en France durant un mois. Et quand je pense à la France, ce n'est pas de la fébrilité que je ressens, c'est une peur sourde de devoir me résigner et de devoir tout annuler.
Moi aussi je veux terminer ma session. Pardi, je termine mon foutu baccalauréat. Donc oui, moi aussi, la grève me fera perdre probablement quelques milliers de dollars, considérant que je prendrai plus de temps à me trouver un emploi ainsi. Sans parler du billet d'avion que je perdrai peut-être.
Moi aussi je veux stresser pour mes examens. Et juste pour ça. C'est un stress sain, que j'ai appris à maîtriser depuis plus de dix ans maintenant. Mais l'insécurité d'une grève, ça me gruge. J'ai fait trois fois de l'insomnie en une semaine, alors qu'habituellement, si je ne suis pas endormie en quinze minutes, je m'inquiète. Dans la vie, je suis quelqu'un avec des plans B, C, D et E. Mais là, je les ai tous écoulés et chacun mène à des conséquences plus ou moins désastreuses, relativement parlant, bien entendu.
Cette grève, je n'ai pas de doute que nous la gagnerons. Et je sais aussi que ce sera seulement une partie des étudiants qui auront dû se priver pour faire gagner tout le monde. Et que quand nous aurons gagné, soudainement tout le monde trouvera qu'en fait, cette hausse, c'était complètement ridicule. Que quand leurs précieux cours ne seront plus en danger, ils retrouveront la raison. C'est toujours comme ça.
Moi aussi, je suis tannée de la grève. Depuis deux mois, la moitié de nos soupers en famille terminent en un véritable désastre parce qu'une de mes soeurs est contre la grève, son chum aussi, alors que mon autre soeur et moi sommes pour. Mon père évite sagement de se prononcer parce qu'il sait que sa véritable opinion créerait une guerre civile dans la maison et ma mère souhaite seulement éviter la chicane. Et faut bien dire que dans cette famille, personne n'a la langue dans sa poche. Alors les discussions sont enflammées et les pleurs viennent facilement.
Moi aussi, je voudrais que mon seul soucis soit ma recherche d'emploi, soit ma réservation des auberges jeunesse en France, soit mon examen final en Histoire ou mon projet de trente pages en terminologie. Soit ma recherche d'appartement.
Mais malheureusement, je suis trop occupée à aller défendre les valeurs qui rendaient le Québec unique en Amérique du Nord, au détriment de mes obligations personnelles. Mes obligations morales passent avant.
Parce que moi, je ne veux pas passer à l'Histoire comme celle qui a foutu une injonction contre un mouvement qui allait changer l'Histoire (qu'on le veuille ou non, on a déjà battu les records de durée et d'ampleur). Ou celle qui a dit, après l'injonction : « Enfin, bon débarras! On n'a plus cette bande de sauvages qui nous bloquent les entrées » (ici, je combine quelques qualificatifs que j'ai entendus de la part d'étudiants et d'enseignants). Je veux que mes petits-enfants soient fiers de mes combats. Pas que j'aie juste à leur dire : « Oh, vous savez, moi à ce moment-là, je voulais juste aller à mes cours! Rien d'autre. »
Moi, l'Université m'aura appris malgré elle à me battre pour mes convictions. Ou tout du moins, à respecter le droit de grève des étudiants.
Oh et j'aurai aussi appris le putain de Code Lespérance au grand complet, à force de faire des Assemblées générales qui respectent le Code à la plus petite lettre pour s'assurer que la ministre ne puisse pas plaider contre la non-légitimité de nos votes.
Sans parler de mes nouvelles aptitudes en gestion de crise.
Au fond, cette grève m'a probablement beaucoup plus appris que ce qu'on m'aurait jamais enseigné en cours. Parce que j'ai saisi ma chance de retirer du positif de la situation, voilà tout.
Savoir que ma session et mes projets de voyage sont en danger, c'est une chose. Vivre dans une angoisse chaque jour depuis deux mois, c'est autre chose. Devoir convaincre chaque jour que les étudiants sont des citoyens responsables et savent tout à fait dans quoi ils s'embarquent en partant en grève, c'est autre chose. Devoir se battre contre ses propres amis, ses propres compagnons de classe, parce qu'ils jugent que les grévistes sont nombrilistes et devraient penser aux pauvres étudiants qui ne veulent qu'aller à leurs cours, c'est autre chose. Devoir se retenir de pleurer à chaque courriel reçu par l'Université parce que je sais que des milliers d'étudiants le prendront au sérieux et que par conséquent, les lignes de piquetage seront encore plus difficiles à maintenir la semaine prochaine, c'est autre chose.
Depuis le début de cette grève, je ne suis allé dans des manifestations contre le gouvernement que deux fois. Toutes mes autres actions ont été pour convaincre des gens de ne pas passer les lignes de piquetage, tout simplement parce que ça ne se fait pas. Le gouvernement doit se délecter en nous regardant se battre entre nous. Ça me fait juste penser aux clans écossais qui ont été détruits contre les Anglais par leurs propres batailles internes.
Chaque ami, chaque collègue qui traverse les lignes de piquetage, nous trahit un peu. Il nous dit clairement que son propre bien-être est plus important que celui de la majorité manifeste. Chaque étudiant qui traverse les lignes de piquetage me donne une envie de pleurer et, surtout, me déçoit. Parce qu'il me rappelle à chaque fois à quel point la société occidentale est individualiste.
Moi aussi je veux étudier. Quand j'entends des amis qui se plaignent de leur fin de session, je pleure de jalousie. Mon dernier examen était censé être aujourd'hui. Dans deux semaines, j'ai un billet d'avion que je ne peux pas modifier pour aller en France durant un mois. Et quand je pense à la France, ce n'est pas de la fébrilité que je ressens, c'est une peur sourde de devoir me résigner et de devoir tout annuler.
Moi aussi je veux terminer ma session. Pardi, je termine mon foutu baccalauréat. Donc oui, moi aussi, la grève me fera perdre probablement quelques milliers de dollars, considérant que je prendrai plus de temps à me trouver un emploi ainsi. Sans parler du billet d'avion que je perdrai peut-être.
Moi aussi je veux stresser pour mes examens. Et juste pour ça. C'est un stress sain, que j'ai appris à maîtriser depuis plus de dix ans maintenant. Mais l'insécurité d'une grève, ça me gruge. J'ai fait trois fois de l'insomnie en une semaine, alors qu'habituellement, si je ne suis pas endormie en quinze minutes, je m'inquiète. Dans la vie, je suis quelqu'un avec des plans B, C, D et E. Mais là, je les ai tous écoulés et chacun mène à des conséquences plus ou moins désastreuses, relativement parlant, bien entendu.
Cette grève, je n'ai pas de doute que nous la gagnerons. Et je sais aussi que ce sera seulement une partie des étudiants qui auront dû se priver pour faire gagner tout le monde. Et que quand nous aurons gagné, soudainement tout le monde trouvera qu'en fait, cette hausse, c'était complètement ridicule. Que quand leurs précieux cours ne seront plus en danger, ils retrouveront la raison. C'est toujours comme ça.
Moi aussi, je suis tannée de la grève. Depuis deux mois, la moitié de nos soupers en famille terminent en un véritable désastre parce qu'une de mes soeurs est contre la grève, son chum aussi, alors que mon autre soeur et moi sommes pour. Mon père évite sagement de se prononcer parce qu'il sait que sa véritable opinion créerait une guerre civile dans la maison et ma mère souhaite seulement éviter la chicane. Et faut bien dire que dans cette famille, personne n'a la langue dans sa poche. Alors les discussions sont enflammées et les pleurs viennent facilement.
Moi aussi, je voudrais que mon seul soucis soit ma recherche d'emploi, soit ma réservation des auberges jeunesse en France, soit mon examen final en Histoire ou mon projet de trente pages en terminologie. Soit ma recherche d'appartement.
Mais malheureusement, je suis trop occupée à aller défendre les valeurs qui rendaient le Québec unique en Amérique du Nord, au détriment de mes obligations personnelles. Mes obligations morales passent avant.
Parce que moi, je ne veux pas passer à l'Histoire comme celle qui a foutu une injonction contre un mouvement qui allait changer l'Histoire (qu'on le veuille ou non, on a déjà battu les records de durée et d'ampleur). Ou celle qui a dit, après l'injonction : « Enfin, bon débarras! On n'a plus cette bande de sauvages qui nous bloquent les entrées » (ici, je combine quelques qualificatifs que j'ai entendus de la part d'étudiants et d'enseignants). Je veux que mes petits-enfants soient fiers de mes combats. Pas que j'aie juste à leur dire : « Oh, vous savez, moi à ce moment-là, je voulais juste aller à mes cours! Rien d'autre. »
Moi, l'Université m'aura appris malgré elle à me battre pour mes convictions. Ou tout du moins, à respecter le droit de grève des étudiants.
Oh et j'aurai aussi appris le putain de Code Lespérance au grand complet, à force de faire des Assemblées générales qui respectent le Code à la plus petite lettre pour s'assurer que la ministre ne puisse pas plaider contre la non-légitimité de nos votes.
Sans parler de mes nouvelles aptitudes en gestion de crise.
Au fond, cette grève m'a probablement beaucoup plus appris que ce qu'on m'aurait jamais enseigné en cours. Parce que j'ai saisi ma chance de retirer du positif de la situation, voilà tout.
lundi 9 avril 2012
Je suis une intellectuelle.
Je pense que la grève est en train de me rentrer dedans (et je ne parle pas de l'insomnie, ici).
C'est-à-dire qu'après plus de cinq semaines maintenant à ne pas être allée en cours, je commence vraiment à m'emmerder.
Et donc je prends plaisir à faire mes travaux. Oui.
D'ailleurs, pour une des rares fois de mon bac, j'ai de vrais travaux de session longs et pénibles à faire. Dans mon cours de Terminologie et aménagement linguistique (oui, je sais, le nom de ce cours est particulièrement obscur... ça m'a pris un bon trois semaines avant de comprendre quel était l'objectif du cours), on doit rédiger à trois un programme de francisation d'au moins trente pages pour une entreprise fictive nouvellement installée au Québec. Dit comme ça, ça semble atroce, mais on y prend vite goût. Donc ces jours-ci, je m'amuse à fouiller les moindres recoins de la Charte de la langue française et des mille guides d'aide à la francisation de l'Office québécois de la langue française. On en est à leur proposer des écoles de français, des tests de classement en ligne, des avantages sociaux qui favorisent l'apprentissage du français, des politiques d'approvisionnement en français. Bref. C'est long, mais c'est sincèrement divertissant. Et je me fais un peu peur quand je réalise ça.
Mais ce n'est pas le pire. J'ai décidé de prendre un cours d'histoire cette session-ci, pour mon bon plaisir. Mais le seul qui entrait dans mon horaire, c'est le cours d'Histoire des femmes au Canada. Donc je dois faire un travail de session sur le féminisme. J'ai décidé de le faire sur, attention, la syndicalisation des institutrices québécoises. Et puisque c'est un travail universitaire, il faut absolument que j'aie des archives authentiques (c'est-à-dire pas juste des livres sur le sujet, mais des journaux intimes, des articles de journaux de l'époque, des certificats, des contrats, etc.). Ma nouvelle vie est donc dans la Collection nationale de la Grande bibliothèque. Et comme toute personne qui fait de la recherche le sait, la Collection nationale, c'est chiant. Faut laisser notre sac à dos dans un casier à l'entrée, laisser une carte d'identité en otage et, surtout, ne sortir aucune documentation. Donc faut que je me rende au centre-ville pour aller écrire grosso modo l'entièreté de mon travail. Mais au passage, j'apprends plein de choses fort intéressantes. Et puis, ça me fait apprécier la condition actuelle de la femme au Québec (j'entends presque ma mère répéter qu'ici on est tellement plus avancées parce qu'on doit garder notre nom de jeune fille toute notre vie... « Tu voudrais VRAIMENT abandonner ton nom et prendre celui de ton mari? VRAIMENT? »... si ça pouvait m'éviter des blagues de pharmacie, moi... héhé. Ma mère peut devenir très violente quand on blague et qu'on l'appelle Mme Coutu).
Bref. Ma vie est purement divertissante ces temps-ci.
C'est-à-dire qu'après plus de cinq semaines maintenant à ne pas être allée en cours, je commence vraiment à m'emmerder.
Et donc je prends plaisir à faire mes travaux. Oui.
D'ailleurs, pour une des rares fois de mon bac, j'ai de vrais travaux de session longs et pénibles à faire. Dans mon cours de Terminologie et aménagement linguistique (oui, je sais, le nom de ce cours est particulièrement obscur... ça m'a pris un bon trois semaines avant de comprendre quel était l'objectif du cours), on doit rédiger à trois un programme de francisation d'au moins trente pages pour une entreprise fictive nouvellement installée au Québec. Dit comme ça, ça semble atroce, mais on y prend vite goût. Donc ces jours-ci, je m'amuse à fouiller les moindres recoins de la Charte de la langue française et des mille guides d'aide à la francisation de l'Office québécois de la langue française. On en est à leur proposer des écoles de français, des tests de classement en ligne, des avantages sociaux qui favorisent l'apprentissage du français, des politiques d'approvisionnement en français. Bref. C'est long, mais c'est sincèrement divertissant. Et je me fais un peu peur quand je réalise ça.
Mais ce n'est pas le pire. J'ai décidé de prendre un cours d'histoire cette session-ci, pour mon bon plaisir. Mais le seul qui entrait dans mon horaire, c'est le cours d'Histoire des femmes au Canada. Donc je dois faire un travail de session sur le féminisme. J'ai décidé de le faire sur, attention, la syndicalisation des institutrices québécoises. Et puisque c'est un travail universitaire, il faut absolument que j'aie des archives authentiques (c'est-à-dire pas juste des livres sur le sujet, mais des journaux intimes, des articles de journaux de l'époque, des certificats, des contrats, etc.). Ma nouvelle vie est donc dans la Collection nationale de la Grande bibliothèque. Et comme toute personne qui fait de la recherche le sait, la Collection nationale, c'est chiant. Faut laisser notre sac à dos dans un casier à l'entrée, laisser une carte d'identité en otage et, surtout, ne sortir aucune documentation. Donc faut que je me rende au centre-ville pour aller écrire grosso modo l'entièreté de mon travail. Mais au passage, j'apprends plein de choses fort intéressantes. Et puis, ça me fait apprécier la condition actuelle de la femme au Québec (j'entends presque ma mère répéter qu'ici on est tellement plus avancées parce qu'on doit garder notre nom de jeune fille toute notre vie... « Tu voudrais VRAIMENT abandonner ton nom et prendre celui de ton mari? VRAIMENT? »... si ça pouvait m'éviter des blagues de pharmacie, moi... héhé. Ma mère peut devenir très violente quand on blague et qu'on l'appelle Mme Coutu).
Bref. Ma vie est purement divertissante ces temps-ci.
mercredi 4 avril 2012
Oh, malchance, quand tu nous guettes...
Donc voilà, y'a de ces journées comme où vaudrait mieux ne pas sortir de la maison...
1) J'ai oublié ce matin ma carte d'accès pour le travail. Rien de dramatique en soi, mais j'aime bien faire étal d'une malchance que je m'invente pour la journée.
2) Je devais prendre le train de 17 h 17 à Parc pour aller rejoindre mon amie Rebekah, que je n'avais pas vue depuis un an, et son chum Tito à la gare de Rosemère à 17 h 45. Un camion a foncé dans le viaduc de Henri-Bourassa donc notre train est arrivé à Rosemère avec une demi-heure de retard. Et Rebekah n'avait pas de cellulaire, puisqu'elle ne revient que temporairement au Canada. Heureusement, ils n'étaient pas partis.
3) Je m'étais apporté des médicaments ce matin au cas où j'aurais encore mal à la bouche... eh bien, finalement, j'ai recommencé à avoir mal au souper, mais je m'étais trompé de contenant et j'avais apporté de la codéine au lieu de l'ibuprofène. Aussi bien dire que ce n'est pas hyper gagnant juste avant de souper (comprendre : je me serais endormie devant mes amis).
4) J'ai manqué mon autobus de deux minutes pour retourner chez moi (et en banlieue, aussi bien dire que ça vaut presque la peine de pleurer), mais puisque j'avais déjà quitté le café de la gare en courant, j'ai dû pathétiquement aller attendre dans la gare, seule (parce qu'évidemment, mon arrêt était pas mal le seul de tout Rosemère à ne pas être accompagné d'un abris-bus en briques -- oui, en briques). Jusqu'à ce qu'un vieux monsieur louche dans le genre qu'on ne voit généralement qu'à Montréal vienne me voir et me dise en anglais (?) qu'il n'y avait plus de trains et que j'allais attendre bien longtemps. Évidemment, je n'attendais PAS après un train (toute personne de la banlieue centrale sait tout à fait que le dernier train vers Montréal part vers 17 h), mais puisque la gare de Rosemère n'est pas un terminus d'autobus, j'avais l'air un peu louche. Bref, finalement, il est reparti pour téléphoner à sa femme dans un téléphone public et a crié à celle-ci : « I'm not at home, you don't need to yell at me! ». Heureusement, la lumière tamisée a caché mon rire.
4) Je me suis rendue compte que j'avais dépassé la date limite de modification de mon billet d'avion. Donc, si je ne réussis pas à être dans l'avion vers la France le 1er mai... mon voyage m'aura coûté 900 $ de plus que prévu. Hourra.
5) J'ai terminé un livre de Nicholas Sparks que je lisais pour me faire oublier le stress de la grève... il finissait de façon tragique. Genre pas juste deux personnes âgées qui meurent dans les bras l'un de l'autre dans leur sommeil... non non, le personnage principal MEURT. Foutu Nicholas Sparks. Je songe donc plutôt à faire la tactique opposée et lire un livre profondément dramatique pour me dire que, finalement, ma vie est hyper bien (Notre-Dame de Paris ou un quelconque roman de Marie Laberge, here I come!).
Voilà donc.
Hors sujet, j'ai réalisé qu'avec la disparition de mes dents de sagesse et ses conséquences, j'observe pour la première fois de ma vie à peu près les principes du Carême. Involontairement.
1) J'ai oublié ce matin ma carte d'accès pour le travail. Rien de dramatique en soi, mais j'aime bien faire étal d'une malchance que je m'invente pour la journée.
2) Je devais prendre le train de 17 h 17 à Parc pour aller rejoindre mon amie Rebekah, que je n'avais pas vue depuis un an, et son chum Tito à la gare de Rosemère à 17 h 45. Un camion a foncé dans le viaduc de Henri-Bourassa donc notre train est arrivé à Rosemère avec une demi-heure de retard. Et Rebekah n'avait pas de cellulaire, puisqu'elle ne revient que temporairement au Canada. Heureusement, ils n'étaient pas partis.
3) Je m'étais apporté des médicaments ce matin au cas où j'aurais encore mal à la bouche... eh bien, finalement, j'ai recommencé à avoir mal au souper, mais je m'étais trompé de contenant et j'avais apporté de la codéine au lieu de l'ibuprofène. Aussi bien dire que ce n'est pas hyper gagnant juste avant de souper (comprendre : je me serais endormie devant mes amis).
4) J'ai manqué mon autobus de deux minutes pour retourner chez moi (et en banlieue, aussi bien dire que ça vaut presque la peine de pleurer), mais puisque j'avais déjà quitté le café de la gare en courant, j'ai dû pathétiquement aller attendre dans la gare, seule (parce qu'évidemment, mon arrêt était pas mal le seul de tout Rosemère à ne pas être accompagné d'un abris-bus en briques -- oui, en briques). Jusqu'à ce qu'un vieux monsieur louche dans le genre qu'on ne voit généralement qu'à Montréal vienne me voir et me dise en anglais (?) qu'il n'y avait plus de trains et que j'allais attendre bien longtemps. Évidemment, je n'attendais PAS après un train (toute personne de la banlieue centrale sait tout à fait que le dernier train vers Montréal part vers 17 h), mais puisque la gare de Rosemère n'est pas un terminus d'autobus, j'avais l'air un peu louche. Bref, finalement, il est reparti pour téléphoner à sa femme dans un téléphone public et a crié à celle-ci : « I'm not at home, you don't need to yell at me! ». Heureusement, la lumière tamisée a caché mon rire.
4) Je me suis rendue compte que j'avais dépassé la date limite de modification de mon billet d'avion. Donc, si je ne réussis pas à être dans l'avion vers la France le 1er mai... mon voyage m'aura coûté 900 $ de plus que prévu. Hourra.
5) J'ai terminé un livre de Nicholas Sparks que je lisais pour me faire oublier le stress de la grève... il finissait de façon tragique. Genre pas juste deux personnes âgées qui meurent dans les bras l'un de l'autre dans leur sommeil... non non, le personnage principal MEURT. Foutu Nicholas Sparks. Je songe donc plutôt à faire la tactique opposée et lire un livre profondément dramatique pour me dire que, finalement, ma vie est hyper bien (Notre-Dame de Paris ou un quelconque roman de Marie Laberge, here I come!).
Voilà donc.
Hors sujet, j'ai réalisé qu'avec la disparition de mes dents de sagesse et ses conséquences, j'observe pour la première fois de ma vie à peu près les principes du Carême. Involontairement.
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